Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

mercredi 29 mai 2019

Message du jeudi de l'Ascension.




La fête et l’événement de l’Ascension sont en général vécus et compris comme le moment où Jésus disparaît au regard des disciples, les laissant dans l’absence de sa présence. 

Il me semble pourtant, à l’écoute de la Parole, qu’il ne s’agit pas tant d’absence que de présence la plus absolue et la plus sûre. Jusqu’à cette dernière parole de l’évangile : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »


L’extrait de la lettre de Paul aux Ephésiens est à ce titre si doux et si réconfortant ! Je vous propose de le méditer tranquillement, pour en recueillir la vigueur et la force. 
On y entend l’invocation à l’Esprit, d’abord : « Frères, que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ vous donne un esprit de sagesse qui nous le révèle et vous le fasse vraiment connaître. » L’Esprit promis au moment de l’Ascension, cette « force qui viendra sur vous », est l’Esprit qui ouvre notre cœur et notre intelligence à la présence de Dieu en Jésus-Christ. C’est là sa première action, son œuvre fondamentale : disposer notre existence et nous mettre en présence de Dieu Lui-même. Il vient « ouvrir les yeux de notre cœur », selon la belle expression poétique de Paul. Pour que ces yeux du cœur comprennent que nous ne sommes pas seuls, abandonnés aux difficultés de la vie et des événements, tels des vagabonds errants dans un siècle sans but. Non, il faut que tu saches « quelle espérance t’ouvre son appel. » Car l’Esprit, non seulement ouvre les yeux du cœur, mais aussi les oreilles du cœur, pour entendre l’appel incessant que Dieu te lance. L’appel à la vie, l’appel à l’espérance, au courage, à la joie, au bonheur, à la douceur, à la tendresse… Et non seulement tu n’es pas abandonné et seul dans la jungle de la vie, mais Dieu lui-même veut que tu partages la gloire sans prix de l’héritage, son héritage, l’héritage pour tous les croyants. 


En accueillant l’Esprit envoyé par Jésus, tu découvriras l’inouï de ta relation avec Dieu. Il t’offre, comme un don parfait, « l’énergie, la force, la vigueur qu’il a mise en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux. » Rien que ça ! Entends-tu cette parole de l’apôtre ? Reviens-y encore une fois : Dieu t’offre et met en toi « l’énergie, la force, la vigueur qu’il a mise en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts. » Comprends-tu ce que cela peut vouloir dire ? Cela veut dire que ta vie n’est pas aussi petite que tu peux le penser ! Elle est au contraire, quoi que tu vives, belle, forte, immense, aimée, vivante, elle est dans la veine de celle de Jésus, dans sa liberté, dans sa direction, dans sa sève ! Oui, tu es, nous sommes vivants de la sève de Jésus, par la puissance de l’Esprit qui habite en nous et nous ouvre les yeux du cœurs. 


Une telle puissance de vie doit nous réveiller de nos torpeurs et de nos sommeils, de nos peurs et de nos fatigues. La puissance de vie capable de réveiller un mort habite en nous, et nous continuerions à dormir ? Cela n’est pas possible. Cela nous place, dans l’héritage reçu avec le Fils Unique Jésus-Christ, dans une responsabilité incroyablement belle. Nous avons un nouveau chef d’état et de nouveaux ministres, et on imagine quelles responsabilités, quelles charges tombent soudainement sur leurs épaules. Ce n’est pourtant rien à côté de la notre, bien plus grande encore. Mais une charge douce et légère. Jésus nous offre de vivre avec Lui à la place qui est désormais la sienne, parce qu’elle est la place de tout homme qui aime à la mesure de Dieu – et que notre vocation commune est d’aimer jusque là - : « Il l’a établi au-dessus de tout être céleste : Principauté, Souveraineté, Puissance et Domination, au dessus de tout nom que l’on puisse nommer. » Vous avez bien entendu, c’est là que Dieu nous place, c’est à ce niveau de conscience de vie que Dieu nous attend, puisqu’il nous veut avec son Fils, puisque nous vivons de l’Esprit qui propulse nos vies jusque là. 


Peut-être trouves-tu que j’exagère un peu, toi qui te bats contre la maladie, toi qui essaies tant bien que mal de joindre les deux bouts à la fin du mois, toi qui as tant de préoccupations et de soucis matérielles, relationnelles, familiales à t’occuper avant de t’imaginer à une place de domination amoureuse du monde. Tu as pourtant entendu comme moi la dernière phrase de l’extrait de la lettre : « Il a tout mis sous ses pieds et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de lui la tête de l’Église qui est son corps, et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ, lui que Dieu comble totalement de sa plénitude. » Mystère d’une présence pleine et entière, en plénitude. Nous sommes cette Eglise, à cette place où Jésus nous laisse en partant auprès du Père. Nous comprenons dans cette lumière notre vocation d’Eglise, tellement plus large et plus profonde, plus haute et plus grande que ce que nous en faisons ! L’Ascension devrait être appelée « fête de l’Eglise », parce que nous découvrons dans ce mouvement de Jésus, toute notre vocation, notre responsabilité, la puissance qui nous habite et que nous abîmons trop souvent. L’élévation de Jésus est révélation de notre propre élévation dans le regard et le projet du Père, par le Souffle de l’Esprit. Jésus n’est plus là en face de nous. Il est là, avec nous, à jamais, pour que nous prenions toute notre place d’acteurs de miséricorde et d’amour, de réconciliation et d’espérance. 


Soyons, là où nous sommes, dans nos quartiers, nos cités, nos réseaux, ces communautés pleines de la vie et de la Puissance d’amour du Père, de son Esprit, visages du Christ. Soyons ces hommes et ces femmes vivants de cet Esprit offert, brûlés au feu de l’amour de Dieu, témoins jusqu’aux extrémités de la terre et de l’homme. Amis, « pourquoi restez-vous à regarder vers le ciel ? » C’est aux confins de l’humanité, et dans tous ses recoins, que Jésus nous envoie, c’est là que nous sommes attendus, c’est là que nous serons pleinement nous-mêmes. Avec lui et en lui, jusqu’à la fin des temps. 
Amen. 

lundi 27 mai 2019

Des questions à Dieu.


En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. (Jean 16 :23).

« En ce jour-là », c’est-à-dire quand le Sauveur glorifié nous aura fait entrer dans la communion du Père.
Jusqu’à ce moment-là, vous avez bien des questions à me poser. Mais, une fois que vous êtes dans la communion de Dieu, les questions s’évanouissent et il n’en reste plus. Votre vie s’est transformée parce qu’elle s’est identifiée à celle du Christ ressuscité, et vous êtes en parfait accord avec les desseins de Dieu. Peut-on vraiment dire cela de vous ? Mais pourquoi pas ?
Il peut y avoir une foule de choses qui restent obscures pour votre intelligence, mais elles n’ont pas à intervenir entre votre cœur et Dieu. « Ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. »
A quoi bon poser des questions, puisque vous savez que Dieu arrangera toutes choses pour que sa volonté se réalise de point en point. Votre cœur ne se trouble point, puisque vous vous confiez en Jésus. Si vous rencontrez quelque difficulté quelque obstacle à votre foi, n’en cherchez pas la solution dans votre intelligence, mais bien dans vos dispositions intérieures, c’est là qu’il y a quelque chose à corriger. Quand vous serez parfaitement disposé à vous soumettre à Jésus, votre intelligence y verra parfaitement clair, vous serez tout près de Dieu, comme l’enfant qui tient la main de son père, et ce jour-là, vous n’aurez plus de questions à poser.


samedi 25 mai 2019

La prière.... encore et toujours.


Priez sans cesse. (I Thessaloniciens 5 :17).

Quelle est notre conception de la prière ?
Si nous la concevons comme la respiration de notre âme, aussi indispensable que la respiration pulmonaire ou la circulation de notre sang, nous sommes dans le vrai. Nous respirons sans cesse, notre sang s’écoule sans cesse et nous ne nous en apercevons pas. De même, il peut se faire que nous ne sentions pas notre contact avec Dieu. Mais, si nous Lui obéissons sans cesse, le contact reste établi. La prière n’est pas un exercice qu’on pratique de temps en temps, c’est la vie même de notre âme. C’est pourquoi, nous devons prier sans cesse, être comme les petits enfants qui sans cesse ont quelque chose à dire ou à demander à leurs parents. La prière doit jaillir de notre cœur à toute occasion.
Jésus ne parle jamais de prières qui resteraient sans réponse. Il avait la certitude absolue que la prière reçoit toujours une réponse. Possédons-nous cette certitude ? « Quiconque demande reçoit. » « Mais pourtant… », disons-nous. Or, Dieu répond toujours à nos prières de la manière qui est en réalité la meilleure, bien que l’exaucement de nos requêtes sur le terrain où nous nous sommes placés ne nous soit pas tout de suite accordé. Possédons-nous cette certitude qu’il y a toujours une réponse de Dieu ?
Nous atténuons, nous affaiblissons les paroles de Jésus pour les mettre d’accord avec le sens commun. Mais, il n’aurait pas valu la peine qu’il vînt sur la terre pour nous enseigner le sens commun. Ce qu’il nous dit de la prière est une révélation.


jeudi 23 mai 2019

Le désespoir et la joie.


Quand je le vis, je tombai comme mort à ses pieds. (Apocalypse 1 :17).

Même si, comme l’apôtre Jean, vous connaissez Jésus intimement, il peut arriver qu’il vous apparaisse soudain avec un aspect tout nouveau, et tel que vous tombiez comme mort à ses pieds. Il y a des moments où Dieu ne peut se révéler à nous que dans sa majesté. C’est cette terrible majesté qui produit en nous la joie dans le désespoir : courbés jusqu’à terre, nous savons que la main de Dieu seul pourra nous relever.
« II posa sur moi sa main droite. » Dans notre accablement, nous sentons tout à coup le contact de Jésus-Christ. Ce n’est pas la main du juge, c’est la main de notre Père céleste. Ce contact à lui seul est un réconfort, une paix ineffable. « Les bras éternels sont au-dessous de toi » pour te soutenir, te consoler, te fortifier. Dès qu’on a senti ce contact, aucune crainte n’est plus possible. Du haut de sa gloire éternelle, le Seigneur Jésus s’abaisse jusqu’à moi, le plus insignifiant de ses disciples, pour venir me dire : « Ne crains pas, crois seulement ». Quelle douceur et quelle tendresse...
Le désespoir ordinaire ne contient aucune joie et aucune espérance de quelque chose de meilleur. Mais, il y a de la joie dans mon désespoir quand « je sais qu’en moi, c’est-à-dire dans mon être terrestre, on ne peut rien trouver de bon ». Ma joie c’est de sentir que je n’ai plus, tel que je suis, qu’à m’anéantir devant Dieu, et que Lui seul pourra me relever. Dieu ne peut rien faire pour moi tant que je n’ai pas reconnu mon incapacité radicale.


mercredi 22 mai 2019

L'inquiétude.


Ne vous inquiétez pas de la nourriture nécessaire à votre vie, de ce que vous mangerez et de ce que vous boirez; ni de ce que vous mettrez sur vous, pour habiller votre corps. (Matthieu 6 :25).

Toutes ces préoccupations que le bon sens vulgaire considère comme essentielles, Jésus y voit la défaillance de notre foi. Si nous avons reçu en nous l’Esprit de Dieu, l’Esprit nous sondera, nous aiguillonnera sans cesse : « Que fais-tu de ton Dieu dans cette amitié nouvelle, dans ces beaux plans pour tes vacances, dans ces livres nouveaux que tu viens d’acheter ? ». Il insistera sans trêve jusqu’à ce que nous ayons appris à faire de Dieu notre première, notre principale préoccupation. Partout où nous mettons autre chose que Dieu en première ligne, tout s’embrouille et s’obscurcit.
« Ne vous inquiétez pas… ». Ne vous chargez pas vous-même du souci de prévoir. Se tourmenter n’est pas seulement une faute, c’est aussi un manque de foi. Nous nous tourmentons parce que nous ne croyons pas que Dieu puisse s’occuper des petits détails de notre vie, et c’est toujours ces petits détails pour lesquels nous nous faisons du souci. Jésus nous révèle tout cela dans la parabole du semeur. Qu’est-ce qui étouffe en nous la parole qu’il y a semée ? Ce sont les soucis de ce monde, toujours les petits tracas de la vie. Je ne veux pas croire à ce que je ne vois pas de mes yeux, c’est le germe de notre incroyance. Le seul remède à cela, c’est l’obéissance au Saint-Esprit.
Ce que Jésus réclame avant tout de ses disciples, c’est l’abandon.


lundi 20 mai 2019

La priorité de Dieu.


Cherchez premièrement le royaume de votre Père céleste et la sainteté qu’il peut seul vous donner, et tous les biens matériels vous seront donnés en plus. Matthieu (6 :33).

Aucune parole n’est plus révolutionnaire que cette parole de Jésus : « Cherchez premièrement le royaume de Dieu. »
Même les plus pieux d’entre nous raisonnent tout autrement : « II faut bien que je vive, que j’aie de quoi manger, que j’aie un peu d’argent ». Notre grand souci n’est pas le royaume de Dieu, mais le maintien de notre vie physique. Jésus renverse l’ordre : d’abord nos rapports avec Dieu. Nous avons à mettre cela en première ligne et le reste viendra ensuite.
« Ne vous inquiétez pas pour votre vie… » Combien il est déraisonnable, nous dit Jésus, de s’attacher si ardemment à tous ces biens matériels... Remarquez que Jésus ne prêche pas du tout l’insouciance. Celui qui ne s’inquiète de rien est un insensé. Le disciple de Jésus doit s’attacher avant tout à ses rapports avec Dieu, et subordonner, mais non pas supprimer, toutes ses autres préoccupations à celle-là. Ne vous laissez pas seulement dominer par l’idée de ce que vous aurez à manger et à boire. Il y a des gens qui ne s’inquiètent pas du tout de ce qu’ils mangent et boivent, et ils ont à en souffrir. Ils ne s’inquiètent pas de leurs vêtements, et leur tenue n’est pas ce qu’elle devrait être. Ils ne s’inquiètent pas de leurs affaires, et Dieu les tient pour responsables. Jésus nous dit : Premièrement le royaume de Dieu, et secondement tout le reste.
Certes, obéir à cet enseignement de Jésus est très difficile. II faut beaucoup de courage à un chrétien pour qu’il permette au Saint-Esprit de le plier à cette sévère discipline.


samedi 18 mai 2019

Cet amour qui nous sauve.


Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? (Romains 8 :35).

Dieu ne nous exempte pas des peines de la vie. Mais, dans la peine, Il se tient près de nous. Si terribles que puissent être les peines qui nous assaillent, aucune ne pourra vous séparer de la communion avec Dieu. Nous sommes « plus que vainqueurs » au sein même des pires épreuves. Paul ne parle pas ici de maux imaginaires, mais de réalités accablantes. « Mais parmi toutes ces détresses, s’écrie-t-il, nous sommes plus que vainqueurs, par l’amour de Celui qui nous a aimés sur la croix. » Ce n’est donc pas par aucun héroïsme de notre part. Je plaindrais un chrétien dont la vie serait sans épines et qui n’aurait pas cette occasion d’éprouver la grâce de Dieu.
« Cet amour du Christ, qui pourrait nous en arracher ? Sera-ce l’oppression, l’angoisse, la persécution, la famine, le dénuement ou le péril de mort ? ».
Si Jésus-Christ ne nous trompe pas, si l’apôtre Paul n’est pas un visionnaire, et bien, à celui qui tient ferme, suspendu à l’amour de Dieu, au milieu de ces terribles détresses, il arrive quelque chose de bien extraordinaire. La logique ne compte plus pour lui. L’amour de Dieu, en Jésus-Christ, rayonne par-dessus toutes ces ténèbres. Il est, toujours et partout, sauvé du naufrage.


vendredi 17 mai 2019

La Confiance pour enseigner.


Voyez les oiseaux de l’air… voyez les fleurs des champs. (Matthieu 6 :26-28).

Les fleurs des champs, sans le moindre effort, croissent et s’épanouissent. La mer, l’atmosphère, le soleil, la lune, les étoiles, ils sont là tout simplement, et leur simple présence nous comble de biens. Que de fois il arrive que nous entravons l’influence que Dieu voudrait exercer à travers nous, par nos efforts maladroits pour agir de la manière qui nous paraît la meilleure et pour être utiles.
Jésus nous enseigne que la seule voie pour croître et grandir spirituellement, c’est de vivre en communion avec Dieu : « Ne vous préoccupez pas de rechercher comment vous pourrez être utile aux autres, mais croyez en Moi ; cherchez la Source, et des fleuves d’eau vive couleront de votre sein. » Même pour les sources de notre vie naturelle, notre bon sens est incapable de les atteindre. Et, pour la vie spirituelle, Jésus nous enseigne que ce n’est pas par nos réflexions et nos inquiétudes que nous pouvons la faire croître et grandir, mais seulement par notre communion avec le Père céleste. Notre Père connaît nos circonstances. Il nous fera croître et fleurir comme les lis des champs.
Ceux qui exercent sur nous la plus forte influence ne sont pas ceux qui cherchent à nous endoctriner, ce sont ces âmes simples, pleines de confiance et de sérénité, pareilles aux fleurs des champs et aux étoiles du ciel.
Pour servir Dieu, soyez unis à Jésus-Christ, et chacune de vos minutes sera mise à profit par Dieu sans que vous vous en rendiez compte.


mercredi 8 mai 2019

La révélation de Dieu.


Là où il n’y a pas de révélation, le peuple est sans frein. (Proverbes 29 : 18).

Quelle différence entre un simple idéal moral et une révélation de Dieu ?
L’idéal est abstrait et la révélation nous inspire. L’idéal n’amène guère à l’action. On peut se faire une conception de Dieu qui justifie notre inaction en présence du devoir.
Jonas nous en offre un exemple. « Je savais bien, s’écrie-t-il, que tu es un Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et prêt à renoncer au châtiment. » C’est ainsi qu’il excuse sa première désobéissance. Une conception de Dieu, même exacte, peut me fournir un prétexte à ne pas faire mon devoir, tandis que la révélation que je reçois directement me pousse à l’action.
Le plus bel idéal peut être pour nous un opium qui nous endort et nous mène à la mort. Regardez en vous-même. N’avez-vous pour vous guider qu’un idéal abstrait ou bien Dieu se révèle-t-il à vous directement ? Il faut, par la vision de Dieu, atteindre au delà de ce que nous avons sous-la main.
Quand cette vision nous manque, « quand il n’y a pas de révélation », nous aussi, nous sommes sans frein. Nous cessons de prier, nous ne cherchons plus la direction de Dieu en toute chose et nous agissons d’après notre propre initiative. Nous sommes en train de descendre la pente. Où en sommes-nous ? Est-ce que nous sommes aujourd’hui orientés d’après la vision de Dieu ? Comptons-nous sur Lui pour faire de plus grandes choses qu’Il n’a jamais faites ? Sommes-nous spirituellement forts, frais et dispos ?


La patience avec Dieu.


Parce que tu as su garder, à mon exemple, une courageuse patience. Apocalypse (3 :10).

La patience courageuse est bien plus que l’endurance.
La vie d’un croyant est entre les mains de Dieu comme l’arc entre les mains de l’archer. Dieu vise un but que le croyant ne peut pas du tout voir, et Dieu tend la corde toujours davantage, et le croyant dit à plusieurs reprises : “Je ne puis pas en supporter davantage.” Dieu n’y fait pas attention. Il continue de tendre la corde, et quand le but est à portée, il tire. Fiez-vous à Dieu par la patience de la foi.
La foi n’est pas une simple émotion, c’est une confiance ferme et vigoureuse en l’Amour divin. Vous ne voyez pas Dieu, vous ne pouvez pas comprendre ce qu’Il fait, mais par la foi vous le saisissez quand même. Le naufrage de la foi résulte d’un déséquilibre. Il nous faut sonder notre pensée sur celle vérité éternelle : Dieu est amour. La foi, c’est l’effort héroïque par lequel on se jette entre les bras de Dieu.
Dieu, pour nous sauver, a risqué son Fils unique. C'est tout ce qu’il avait de plus précieux. Il nous demande en retour de tout risquer pour suivre Jésus. Il y a encore en nous des points sur lesquels Dieu ne règne pas. La vie de Jésus était tout entière consacrée à son Père. Il doit en être de même pour la nôtre. “Te connaître, toi le seul vrai Dieu, et Jésus-Christ que tu as envoyé, c’est l’éternelle vie.” La vie éternelle, c’est proprement une vie qui peut tout affronter sans hésiter jamais. Dès qu’on l’a compris, la vie devient une merveilleuse aventure. Dieu fait notre éducation pour que nous puissions avoir accès à ce bonheur merveilleux.


dimanche 5 mai 2019

La liberté en Jésus-Christ.


Tenez ferme par conséquent dans la liberté que le Christ nous a procurée. (Paul aux Galates, 5 :1).

Un homme guidé par l’Esprit de Dieu ne viendra jamais vous dire de croire ceci ou cela : il vous dira tout simplement de conformer votre vie aux commandements de Jésus.
On ne nous demande pas de croire à la Bible, mais bien à Celui que la Bible nous révèle. « Vous sondez les Écritures… ce sont elles, dit Jésus, qui rendent témoignage de moi. » (Jean 5 :39.) Nous avons à donner l’exemple d’une conscience affranchie du péché, et non pas d’une pensée libre de croire tout ce qu’elle veut. Si nous sommes libérés du péché, libres de la liberté que Jésus-Christ nous a procurée, d’autres seront amenés par là à cette même liberté qui consiste à réaliser en nous-mêmes la domination absolue de Jésus-Christ sur notre âme.
Que votre vie soit toujours ajustée aux commandements de Jésus-Christ. Pliez-vous à son joug, mais à aucun autre, et prenez bien soin de ne jamais imposer aux autres un joug qui n’est pas celui de Jésus-Christ. Dieu a besoin de beaucoup de temps pour nous faire comprendre que ceux qui ne pensent pas comme nous ne sont pas nécessairement dans l’erreur. En jugeant les autres, nous nous écartons du point de vue de Dieu.
Il n’existe qu’une seule liberté véritable. Elle ne consiste pas à juger les autres, mais à laisser le champ libre, dans toute notre pensée, à Jésus seul, qui nous rend alors capables de faire le bien.
Ne soyez pas impatient. Rappelez-vous avec quelle douceur et quelle patience Dieu vous a traité. Mais n’essayez jamais d’affaiblir la vérité de Dieu. Laissez-la s’épanouir, librement, sans vouloir l’accommoder à votre échelle.
Jésus a dit: « Allez, et faites de tous les hommes mes disciples ».