Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

samedi 30 mars 2019

L'intercession.


L’Éternel… s’étonne de ce que personne n’intercède. (Isaïe 59 :16).

Pourquoi y en a-t-il tant parmi nous qui cessent de prier et deviennent insensibles à l’égard de Dieu ? Souvent, nous ne prions que pour flatter notre égoïsme. Nous voulons pouvoir dire autour de nous que nous prions. Nous avons lu dans des livres que la prière est bienfaisante, qu’elle apporte la sérénité et qu’elle élève l’âme. Mais l’Éternel, comme dit Isaïe, s’étonne de nos prières.
L’adoration est inséparable de l’intercession. Intercéder pour quelqu’un, c’est le considérer comme Jésus-Christ le considère. Trop souvent, au lieu d’adorer Dieu, nous cherchons à comprendre comment notre prière peut être efficace. A ce moment, nous ne prions pas. Nous devenons raisonneurs et insensibles. Nous lançons à Dieu nos requêtes et nous exigeons qu’Il les exauce. Insensibles à l’égard de Dieu, nous devenons insensibles à l’égard des autres.
Est-ce que, dans notre prière, nous nous efforçons d’entrer en contact direct avec la pensée de Dieu au sujet de ceux pour lesquels nous le prions ? Sommes-nous raisonneurs et insensibles ? Donnons nous-même l’exemple d’un enfant de Dieu qui sait prier son Père, en toute humilité, en véritable adoration et en toute pureté. Mettons-nous à intercéder comme il le faut. C’est un véritable labeur, un labeur épuisant, mais un labeur constructif. Même en prêchant l’Évangile, vous pouvez tomber dans un piège. Dans l’intercession, jamais.


lundi 25 mars 2019

La pureté de coeur.


Heureux ceux qui ont le cœur pur : ils verront Dieu. (Matthieu 5 :8).

La pureté est bien plus que l’innocence.
C’est le résultat d’une communion spirituelle soutenue avec Dieu. Nous avons à conquérir peu à peu la pureté. Notre vie intérieure peut rester ce qu’elle doit être, mais néanmoins, dans ses manifestations extérieures, notre pureté de temps en temps peut se ternir. Dieu ne nous épargne pas ces humiliations, car elles nous avertissent de la nécessité où nous sommes de maintenir, par une pureté constante, notre communion avec Lui. Si cette présence de Dieu en nous est ternie si peu que ce soit, si elle a perdu pour nous quelque chose de sa fleur, ne perdons pas un instant pour y porter remède. Pour voir Dieu comme Il est, notre cœur doit être pur.
Sans doute, c’est Dieu lui-même qui nous rend purs par Sa grâce. Ce qui nous incombe, c’est de veiller sur notre tendance humaine, par laquelle nous sommes en contact perpétuel avec d’autres gens, avec d’autres conceptions que les nôtres et qui déteignent sur nous. Non seulement le sanctuaire intime de notre âme doit rester pur, mais aussi les portiques extérieurs, car il peut y avoir contagion du dehors au dedans. Pour rester en contact intime et permanent avec Jésus-Christ, il y a certaines choses que nous devons rejeter loin de nous, d’autres, innocentes en elles-mêmes, que nous devons écarter.
Le cœur pur ne soupçonne pas le mal. Il est bon de nous dire à nous-mêmes, en pensant aux autres : « Celui-là, celle-là, cet ami, ce parent, je le présente à Dieu comme parfait en Christ...... »


dimanche 24 mars 2019

Sommes-nous amis de l'époux ?


L’ami de l’époux. (Jean 3 :29).

Notre vertu et notre sainteté ne devraient jamais attirer l’attention sur elles-mêmes mais seulement, comme des aiguilles aimantées, sur Jésus-Christ.
Si ma sainteté n’attire pas les âmes vers le Christ, elle n’est pas ce qu’elle doit être. Elle suscitera des sentiments déréglés et détournera les âmes du seul vrai chemin. Un saint exemplaire, s'il n'amène pas les âmes directement à Jésus-Christ, mais seulement à l’admiration de ses vertus, sera pour elles un obstacle. On dira de lui : « Quel beau caractère ! ». Mais, sera-t-il un véritable ami de l’époux ?
Au lieu de s’effacer, il prend la première place. Pour rester toujours l’ami loyal et fidèle de l’époux, il nous faut surveiller attentivement notre attitude à son égard. C’est là un point encore plus important que notre obéissance. A certains moments, le devoir d’obéissance ne se pose pas. La seule chose que Dieu nous demande est de rester en contact direct avec Jésus-Christ. A d’autres moments, bien entendu, nous avons à chercher quelle est la volonté de Dieu. Mais, durant la plus grande partie de notre existence, ce que nous devons faire, ce n’est pas un effort conscient pour obéir à Dieu, c’est simplement un effort pour rester l’ami fidèle de l’Époux. L’activité chrétienne peut nous détourner de celle concentration indispensable de notre âme sur Jésus-Christ. Au lieu d’être les vrais amis de l’époux, nous nous érigeons nous-mêmes en providence au petit pied. Nous lui empruntons son armure, et au fond, nous combattons inconsciemment contre Lui.


Sachons être humbles.


Lui, il faut qu’il croisse et moi, que je diminue. (Jean 3;30).

Si vous devenez indispensable à la vie d’une autre âme, c’est que vous ne marchez plus selon l’Esprit de Dieu. Dans votre activité, souvenez-vous, comme Jean-Baptiste, que vous n’êtes pas l’époux mais seulement l’ami de l’époux.
Quand une fois vous voyez une âme en présence des exigences de Jésus-Christ, vous savez que vos efforts ont été dans la bonne direction. Au lieu de vouloir intervenir pour alléger en elle les douleurs de l’enfantement, priez afin que ces douleurs deviennent dix fois plus fortes jusqu’à ce qu’aucun pouvoir, de la terre ou de l’enfer, ne puisse empêcher cette pauvre âme d’être saisie par Jésus-Christ. Sans cesse, nous prétendons être une providence au petit pied. Nous nous mettons en travers, barrant la route à Dieu. Nous disons : « Cela ne peut pas être ! » Nous ne sommes pas des amis de l’époux, nous nous substituons à Lui, et un jour cette âme dira de nous : « Il a détourné sur lui mon amour, il m’a dérobé Jésus. »
Veillez de toute votre énergie jusqu’à ce que l’Époux apparaisse devant celui dont vous vous êtes occupé. Ne vous inquiétez pas des bouleversements qu’Il amène et réjouissez-vous. Bien souvent il faut qu’une vie s’écoule avant que Jésus la sauve.


mardi 19 mars 2019

Sommes-nous amis avec Dieu ?


Et l’Éternel dit “Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ?” (Genèse 18 :17).

Nous voyons dans ce chapitre les joies d’une amitié réelle avec Dieu qui est bien autre chose que le sentiment momentané de sa présence. Être en contact intime et assez permanent avec Dieu pour n’avoir pas besoin de lui demander quelle est sa volonté, c’est s’approcher bien près du but de ceux qui vivent par la foi. Quand vous êtes directement uni à Dieu, vous êtes dans la pleine liberté, dans la parfaite joie. Vous êtes en quelque sorte, vous-même, la volonté de Dieu, et votre bon sens vous dirige de sa part, tant qu’il ne vous fait pas signe de vous arrêter. Vous prenez vos décisions dans un sentiment très doux de communion et d’amitié parfaite avec Dieu, sachant très bien que s’il vous arrivait de vous tromper, Dieu est toujours là pour vous dire de vous arrêter et dans ce cas, il est bon de s'arrêter à l’instant.
Pourquoi Abraham finit-il par s’arrêter, dans son intercession ?
Il n’avait pas encore atteint un degré suffisant d’intimité avec Dieu pour continuer hardiment jusqu’à ce que sa requête soit exaucée. Chaque fois que nous nous arrêtons de prier, en nous disant : “Après tout, qui sait ? Ce n’est peut-être pas la volonté de Dieu”, c’est que nous avons encore des progrès à faire. Nous n’en sommes pas encore au niveau où était Jésus qui veut que nous soyons un avec lui, comme il est un avec son Père.
Pensez à ce qu’a été votre dernière prière... Est-ce vous que vous cherchiez à vous contenter ou bien à contenter Dieu ? Votre Père céleste sait ce dont vous avez besoin avant que vous le lui demandiez. Le but essentiel de la prière, c’est de nous faire trouver Dieu.


Avez-vous la foi d'Abraham ?


Abraham partit… sans savoir où il allait. (Hébreux 11 :8).

Dans l’Ancien Testament, le fait que le croyant est en relation personnelle avec Dieu se manifeste souvent par une séparation totale entre lui et son milieu. Abraham quitte et son pays et sa parenté. Aujourd’hui, la séparation doit s’accomplir plutôt entre notre manière de voir les choses et, celle de nos parents et amis les plus chers lorsqu’ils ne connaissent pas Dieu. Jésus a bien marqué cela. (Luc 14;26)
La foi ne connaît pas le but vers lequel elle est conduite, mais elle aime et elle connaît Celui qui la conduit. Il ne s’agit pas de nous conduire nous-mêmes par notre intelligence, mais de saisir par la foi la main de notre conducteur. Par la foi, nous saisissons Dieu personnellement. Mais, quelle erreur de s’imaginer que Dieu nous conduira toujours vers le succès...
Le but final qu’on atteint quand on vit par la foi, c’est qu’on acquiert du caractère. Notre vie spirituelle a des hauts et des bas. Quand nous sommes en prière, la bénédiction de Dieu nous transfigure. Puis, nous retombons dans le train-train de la vie journalière et la lumière disparaît. La vie par la foi, ce n’est pas un envol momentané ; c’est une vie où l’on marche droit devant soi sans jamais faiblir. Il ne s’agit pas de sanctification, mais de quelque chose de bien plus élevé, d’une foi mise à l’épreuve et qui a tenu bon. Abraham n’est pas à proprement parler un modèle de sanctification, c’est le type de l’homme vivant par la foi, d’une foi éprouvée en un Dieu infiniment réel. Abraham, nous est-il dit, eut foi en Dieu.


jeudi 14 mars 2019

Être consternés en suivant Jésus


Jésus marchait devant, et ses disciples étaient consternés ; ils le suivaient pourtant, mais plongés dans la crainte. (Marc 10 :32).

Au début il nous semblait que nous comprenions Jésus-Christ tout à fait. Dans notre enthousiasme, nous étions prêts à tout quitter pour le suivre. Mais maintenant, nous sommes indécis. Jésus est là, marchant devant nous, et son aspect est troublant.
Oui, l’aspect de Jésus, à certains moments, nous glace et nous consterne. Sa figure est étrange et rigide comme du granit. J’en suis épouvanté. Ce n’est plus le guide, le compagnon. il paraît tout absorbé dans une préoccupation que je ne puis comprendre. Il marche devant moi sans jamais se retourner, vers un but que j’ignore. Je n’ose plus lui parler familièrement.
Jésus-Christ doit se préoccuper de tous nos péchés, de toutes nos tristesses, à nous pauvres humains. Voilà pourquoi il nous apparaît parfois troublant et mystérieux. Nous ne le comprenons plus alors, nous ne savons comment nous mettre à le suivre, ce conducteur déconcertant, avec qui, semble-t-il, nous n’avons rien de commun.
Cette consternation est, dans notre vie de disciples du Christ, une discipline nécessaire. Ne soyons pas de ceux qui se fabriquent à eux-mêmes un enthousiasme factice. Les brandons qu’ils allument leur retombent dessus (Isaïe 50 :10-11). Quand nous sommes dans le tunnel de la consternation, ayons patience, car au sortir des ténèbres nous trouverons la joie incomparable qu’on éprouve quand on en est devenu capable, celle de suivre Jésus.


dimanche 10 mars 2019

Vivre l'Evangile au quotidien : le meilleur message.


Prêche la parole. (II Timothée 4 :2).

Nous n’avons pas été sauvés seulement pour devenir « les canaux de la grâce divine », mais pour devenir les fils et les filles de Dieu. Nous ne sommes pas seulement des transmetteurs, nous sommes des messagers spirituels, et notre message doit faire partie de nous-mêmes.
Le Fils de Dieu n’était pas simplement le porteur d’un message ; il était le message lui-même, la Parole incarnée. Les mots qu’il prononçait étaient esprit et vie. Si nous sommes ses disciples, notre vie doit être l’incarnation de notre message. Et que faut-il pour cela ? L’homme naturel est tout prêt à servir les autres, mais pour que notre vie soit vraiment l’incarnation de notre message. Il faut que notre cœur ait été labouré par la conviction du péché, baptisé du Saint-Esprit, tordu et froissé en tous sens pour entrer comme il faut dans le dessein de Dieu.
Prêcher est plus qu’un simple témoignage. Notre comportement quotidien, en lui-même, peut être le meilleur des messages. Celui qui prêche l’Évangile doit avoir fait passer dans sa propre vie l’appel de Dieu, être résolu à se donner tout entier pour y répondre. Dieu nous façonne et nous frappe pour expulser de nous toutes nos idées préconçues sur nous-mêmes. C’est ce qui arriva aux disciples après la Pentecôte. La Pentecôte ne fut pas pour eux un enseignement nouveau. Elle fit de chacun d’eux l’incarnation de son message. « Vous serez mes témoins. »
Que Dieu puisse agir librement à travers chacun de vous. Avant d’être un instrument pour libérer d’autres âmes, il faut que vous ayez été libéré vous-même. Ramassez votre bois, et, au moment de parler, mettez-y le feu.


vendredi 1 mars 2019

Les questions du Seigneur.


Jésus lui dit pour la troisième fois : “M’aimes-tu ?” (Jean 21,17).

Avez-vous senti la blessure de la parole du Seigneur, au tréfonds de votre âme, ce point sensible par excellence, mais que rien n’atteint, ni le diable, ni le péché, ni aucune influence humaine, rien, sinon la parole de Dieu ?
« Pierre fut attristé de cette question : “M’aimes-tu?” renouvelée à trois reprises. » Il sentait enfin au fond de lui-même un attachement véritable pour son Maître et il devinait le sens de cette patiente répétition. Toute illusion sur lui-même avait disparu. Il ne pouvait plus être question de protestations de dévouement. Il se rendait enfin compte qu’il aimait profondément le Seigneur, et il le lui disait ainsi : « Seigneur, tu sais toutes choses. » Mais, il ne disait plus : « Voilà ce que je ferai; voilà les preuves de mon amour. » Pierre commençait à découvrir la profondeur de son amour pour Jésus, que Jésus était plus pour lui que tout au monde, au ciel ou sur la terre. Mais, il avait fallu pour cela cette interrogation pénétrante, douloureuse et blessante de Jésus. Les questions que le Seigneur nous pose nous révèlent ce qu’il y a en nous.
Quelle maîtrise, quelle rectitude, quel art admirable Jésus a déployé à l’égard de Pierre... Notre Seigneur sait à quel moment il lui faut poser les questions. Une fois au moins dans notre vie, il arrivera sans doute qu’il nous mettra ainsi au pied du mur. Il nous blessera dans notre ego avec ses questions acérées, et nous découvrirons alors que nous l’aimons beaucoup plus profondément qu’aucune parole ne peut le faire voir.