Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

dimanche 16 juin 2019

Baptême de Corentin et de Tifaine.



Les baptisés et la famille au cours de la cérémonie.


Nous nous sommes retrouvés ce Dimanche 16 Juin 2019, en la Fête de la Sainte Trinité, pour le baptême de Corentin. 
C'était un événement spécial car, sa maman Tifaine, avait également demandé de passer par les eaux du baptême.

Ce fut une cérémonie emplie d'émotion où la famille était particulièrement nombreuse pour cet heureux événement.

Nous souhaitons à Corentin et à Tifaine des moments bénis sur la chemin de la vie.


mardi 11 juin 2019

Aller à Jésus.


Rabbi, où demeures-tu ? – Venez, leur dit-il, et vous verrez. Ils allèrent, et… restèrent auprès de lui ce jour-là. (Jean 1 :38-39).

« Venez avec moi », nous dit quelquefois Jésus. Nous restons auprès de lui ce jour-là, et puis c’est fini; nous retournons à nos affaires, à nos intérêts personnels. Nous ne comprenons pas qu’on peut rester avec Jésus en toute circonstance.
« Tu es Simon ; on t’appellera Céphas. » Dieu ne peut écrire notre nouveau nom que là où il a effacé notre orgueil, notre suffisance et notre égoïsme. Si vous nous regardez seulement sur tel point ou bien sous telle lumière, quand nous sommes tout à fait bien disposés, vous croiriez que nous sommes des modèles de piété. Mais, quand nous sommes mal disposés, rien ne va plus. Le vrai disciple de Jésus porte son nom sur toute sa personne. L’égoïsme, l’orgueil, la suffisance ont partout disparu.
L’orgueil est la déification du moi. Cet orgueil peut être chez plusieurs d’entre nous aujourd’hui, non pas celui du pharisien, mais celui du péager. Il faudrait, dites-vous, que « Dieu vienne me prendre et m’emporte au ciel. » Mais Il est prêt à le faire. Allez à Jésus, restez auprès de lui, sans rien exiger d’autre. Jésus vous prendra avec Lui, non pas pour un jour, mais pour toujours.


lundi 10 juin 2019

Venir à Dieu.


Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. (Matthieu 11 :28).

Est-ce que je suis vraiment désireux de trouver le repos et la sérénité ? Les problèmes qui ont une véritable importance dans la vie ne sont pas nombreux. Et tous trouvent leur solution dans cette parole : « Venez à moi. »
Jésus ne nous dit pas « Faites ceci; ne faites pas cela. » Il nous dit : « Venez à moi. » Si je viens à Lui, je serai déchargé de mon péché et ma vie deviendra ce que je sens bien qu’elle devrait être.
Avez-vous jamais consenti à cet acte si simple et si enfantin venir à Jésus ? Mais, votre cœur est si obstiné. Et cependant, si vous voulez être libéré de votre péché, c’est le seul moyen.
La réponse que nous faisons à Jésus est ce qui nous juge. Au moment où nous nous y attendons le moins, sa voix murmure à notre oreille : « Viens à moi. » Si je me laisse attirer, alors tout en moi se transforme. Ne raisonnez pas, mais jetez-vous dans ses bras. Fiez-vous à lui seul, abandonnez tout le reste.
« Je vous donnerai du repos. » C’est-à-dire je vous délivrerai de votre inquiétude et je vous soutiendrai en toute chose. Jésus n’a pas l’intention de nous mettre au lit pour que nous nous y endormions en le tenant par la main. Il veut simplement nous tirer hors du lit, hors de notre langueur, de notre épuisement et de notre léthargie spirituelle. Il veut nous donner l’énergie, l’activité et la vie. Nous parlons de résignation à la volonté de Dieu. Jésus veut nous donner l’énergie et la puissance du Fils de Dieu.


mercredi 5 juin 2019

Préparer son salut.


Élaborez en vous votre propre salut. (Paul aux Philippiens, 2 :12).

Votre volonté s’accorde avec celle de Dieu, mais dans votre organisme, il y a une tendance profonde qui vous rend impuissant à faire votre devoir. Quand le Seigneur entre dans votre pensée, cela éveille en vous la volonté du bien qui est toujours d’accord avec Dieu. Si vous en doutiez, regardez à Jésus, et vous vous en rendrez compte. Ce qui vous fait dire : « Non, je ne veux pas ! », ce n’est pas votre volonté, c’est votre perversité ou bien votre obstination qui luttent toujours contre Dieu. La volonté dans l’homme va plus profond que le péché, car la volonté, c’est le caractère essentiel que Dieu a mis dans l’homme, sa créature, tandis que le péché est une perversion qui s’est introduite après coup dans la nature humaine. Chez un homme régénéré, la volonté est une énergie qui provient directement du Tout-Puissant. « Car c’est Dieu qui produit en nous la volonté et l’action, pour l’accomplissement de ses desseins. »
Vous avez à élaborer, avec l’aide de Dieu, ce que Dieu met en vous. Vous n’êtes pas l’auteur de votre salut, mais vous avez à l’élaborer, en vous fondant, d’une foi inébranlable, sur la Rédemption parfaite accomplie par le Seigneur. De cette manière, votre volonté s’unit à celle de Dieu. Vous agissez en tout selon les desseins de Dieu, et votre âme respire librement Dieu étant la source de votre volonté. Vous pouvez aisément vous ajuster à ce qu’il veut de vous. Notre obstination est comme un paquet de préjugés qui refuse d’être éclairé.
Est-ce que j’ai saisi par la foi le Dieu Tout-Puissant, source de ma volonté ? Dieu me demande de faire sa volonté et il met en moi tout ce qu’il faut pour la faire.


lundi 3 juin 2019

Ami intime avec Dieu


L’amitié de l’Éternel est pour ceux qui le craignent. (Psaume 25 :14).

A quoi reconnaît-on un véritable ami ? A ce qu’il nous raconte ses chagrins secrets ? Non, mais à ce qu’il nous fait part de ses joies secrètes.
Vous trouverez bien des gens pour vous confier leurs chagrins. L’intimité seule permet d’échanger ses joies intimes. Avons-nous jamais permis à Dieu de nous faire part de ce qui le réjouit ? Sommes-nous si pressés de lui raconter tous nos secrets que nous ne lui laissons pas un instant pour nous parler lui-même ? Au début de notre vie chrétienne, nous sommes débordants de requêtes. Plus tard, nous comprenons que Dieu veut nous mettre en rapport direct avec lui, afin que nous prenions part à ses desseins. Sommes-nous assez pénétrés de la conception que Jésus-Christ a de la prière : “Que ta volonté soit faite…” pour pouvoir saisir les plus secrètes intentions de Dieu ? Dieu touche nos cœurs, non pas tant par ses grandes bénédictions que par les petits détails. Il est au courant de tout ce qui nous concerne, il sympathise avec nos moindres préoccupations.
A l’homme qui craint l’Éternel, Dieu montrera la voie qu’il doit choisir. Au début, nous avons besoin de nous rendre compte que Dieu nous dirige. Plus tard, notre pensée est si pénétrée par l’Esprit de Dieu qu’il n’est pas besoin que nous cherchions sa volonté. L’idée même de choisir autre chose ne nous viendra plus. Chaque fois que nous ne sommes pas sûrs d’être sur la bonne voie, il faut s’arrêter net, et non pas se mettre à raisonner, en se disant : « Pourquoi pas, après tout ? ». Dieu, à ce moment-là, nous instruit par nos choix spontanés. Il dirige notre bon sens. Nous ne faisons plus obstacle à son Esprit en lui demandant sans cesse : « Seigneur, quelle est donc ta volonté ? ».


mercredi 29 mai 2019

Message du jeudi de l'Ascension.




La fête et l’événement de l’Ascension sont en général vécus et compris comme le moment où Jésus disparaît au regard des disciples, les laissant dans l’absence de sa présence. 

Il me semble pourtant, à l’écoute de la Parole, qu’il ne s’agit pas tant d’absence que de présence la plus absolue et la plus sûre. Jusqu’à cette dernière parole de l’évangile : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »


L’extrait de la lettre de Paul aux Ephésiens est à ce titre si doux et si réconfortant ! Je vous propose de le méditer tranquillement, pour en recueillir la vigueur et la force. 
On y entend l’invocation à l’Esprit, d’abord : « Frères, que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ vous donne un esprit de sagesse qui nous le révèle et vous le fasse vraiment connaître. » L’Esprit promis au moment de l’Ascension, cette « force qui viendra sur vous », est l’Esprit qui ouvre notre cœur et notre intelligence à la présence de Dieu en Jésus-Christ. C’est là sa première action, son œuvre fondamentale : disposer notre existence et nous mettre en présence de Dieu Lui-même. Il vient « ouvrir les yeux de notre cœur », selon la belle expression poétique de Paul. Pour que ces yeux du cœur comprennent que nous ne sommes pas seuls, abandonnés aux difficultés de la vie et des événements, tels des vagabonds errants dans un siècle sans but. Non, il faut que tu saches « quelle espérance t’ouvre son appel. » Car l’Esprit, non seulement ouvre les yeux du cœur, mais aussi les oreilles du cœur, pour entendre l’appel incessant que Dieu te lance. L’appel à la vie, l’appel à l’espérance, au courage, à la joie, au bonheur, à la douceur, à la tendresse… Et non seulement tu n’es pas abandonné et seul dans la jungle de la vie, mais Dieu lui-même veut que tu partages la gloire sans prix de l’héritage, son héritage, l’héritage pour tous les croyants. 


En accueillant l’Esprit envoyé par Jésus, tu découvriras l’inouï de ta relation avec Dieu. Il t’offre, comme un don parfait, « l’énergie, la force, la vigueur qu’il a mise en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux. » Rien que ça ! Entends-tu cette parole de l’apôtre ? Reviens-y encore une fois : Dieu t’offre et met en toi « l’énergie, la force, la vigueur qu’il a mise en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts. » Comprends-tu ce que cela peut vouloir dire ? Cela veut dire que ta vie n’est pas aussi petite que tu peux le penser ! Elle est au contraire, quoi que tu vives, belle, forte, immense, aimée, vivante, elle est dans la veine de celle de Jésus, dans sa liberté, dans sa direction, dans sa sève ! Oui, tu es, nous sommes vivants de la sève de Jésus, par la puissance de l’Esprit qui habite en nous et nous ouvre les yeux du cœurs. 


Une telle puissance de vie doit nous réveiller de nos torpeurs et de nos sommeils, de nos peurs et de nos fatigues. La puissance de vie capable de réveiller un mort habite en nous, et nous continuerions à dormir ? Cela n’est pas possible. Cela nous place, dans l’héritage reçu avec le Fils Unique Jésus-Christ, dans une responsabilité incroyablement belle. Nous avons un nouveau chef d’état et de nouveaux ministres, et on imagine quelles responsabilités, quelles charges tombent soudainement sur leurs épaules. Ce n’est pourtant rien à côté de la notre, bien plus grande encore. Mais une charge douce et légère. Jésus nous offre de vivre avec Lui à la place qui est désormais la sienne, parce qu’elle est la place de tout homme qui aime à la mesure de Dieu – et que notre vocation commune est d’aimer jusque là - : « Il l’a établi au-dessus de tout être céleste : Principauté, Souveraineté, Puissance et Domination, au dessus de tout nom que l’on puisse nommer. » Vous avez bien entendu, c’est là que Dieu nous place, c’est à ce niveau de conscience de vie que Dieu nous attend, puisqu’il nous veut avec son Fils, puisque nous vivons de l’Esprit qui propulse nos vies jusque là. 


Peut-être trouves-tu que j’exagère un peu, toi qui te bats contre la maladie, toi qui essaies tant bien que mal de joindre les deux bouts à la fin du mois, toi qui as tant de préoccupations et de soucis matérielles, relationnelles, familiales à t’occuper avant de t’imaginer à une place de domination amoureuse du monde. Tu as pourtant entendu comme moi la dernière phrase de l’extrait de la lettre : « Il a tout mis sous ses pieds et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de lui la tête de l’Église qui est son corps, et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ, lui que Dieu comble totalement de sa plénitude. » Mystère d’une présence pleine et entière, en plénitude. Nous sommes cette Eglise, à cette place où Jésus nous laisse en partant auprès du Père. Nous comprenons dans cette lumière notre vocation d’Eglise, tellement plus large et plus profonde, plus haute et plus grande que ce que nous en faisons ! L’Ascension devrait être appelée « fête de l’Eglise », parce que nous découvrons dans ce mouvement de Jésus, toute notre vocation, notre responsabilité, la puissance qui nous habite et que nous abîmons trop souvent. L’élévation de Jésus est révélation de notre propre élévation dans le regard et le projet du Père, par le Souffle de l’Esprit. Jésus n’est plus là en face de nous. Il est là, avec nous, à jamais, pour que nous prenions toute notre place d’acteurs de miséricorde et d’amour, de réconciliation et d’espérance. 


Soyons, là où nous sommes, dans nos quartiers, nos cités, nos réseaux, ces communautés pleines de la vie et de la Puissance d’amour du Père, de son Esprit, visages du Christ. Soyons ces hommes et ces femmes vivants de cet Esprit offert, brûlés au feu de l’amour de Dieu, témoins jusqu’aux extrémités de la terre et de l’homme. Amis, « pourquoi restez-vous à regarder vers le ciel ? » C’est aux confins de l’humanité, et dans tous ses recoins, que Jésus nous envoie, c’est là que nous sommes attendus, c’est là que nous serons pleinement nous-mêmes. Avec lui et en lui, jusqu’à la fin des temps. 
Amen. 

lundi 27 mai 2019

Des questions à Dieu.


En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. (Jean 16 :23).

« En ce jour-là », c’est-à-dire quand le Sauveur glorifié nous aura fait entrer dans la communion du Père.
Jusqu’à ce moment-là, vous avez bien des questions à me poser. Mais, une fois que vous êtes dans la communion de Dieu, les questions s’évanouissent et il n’en reste plus. Votre vie s’est transformée parce qu’elle s’est identifiée à celle du Christ ressuscité, et vous êtes en parfait accord avec les desseins de Dieu. Peut-on vraiment dire cela de vous ? Mais pourquoi pas ?
Il peut y avoir une foule de choses qui restent obscures pour votre intelligence, mais elles n’ont pas à intervenir entre votre cœur et Dieu. « Ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. »
A quoi bon poser des questions, puisque vous savez que Dieu arrangera toutes choses pour que sa volonté se réalise de point en point. Votre cœur ne se trouble point, puisque vous vous confiez en Jésus. Si vous rencontrez quelque difficulté quelque obstacle à votre foi, n’en cherchez pas la solution dans votre intelligence, mais bien dans vos dispositions intérieures, c’est là qu’il y a quelque chose à corriger. Quand vous serez parfaitement disposé à vous soumettre à Jésus, votre intelligence y verra parfaitement clair, vous serez tout près de Dieu, comme l’enfant qui tient la main de son père, et ce jour-là, vous n’aurez plus de questions à poser.


samedi 25 mai 2019

La prière.... encore et toujours.


Priez sans cesse. (I Thessaloniciens 5 :17).

Quelle est notre conception de la prière ?
Si nous la concevons comme la respiration de notre âme, aussi indispensable que la respiration pulmonaire ou la circulation de notre sang, nous sommes dans le vrai. Nous respirons sans cesse, notre sang s’écoule sans cesse et nous ne nous en apercevons pas. De même, il peut se faire que nous ne sentions pas notre contact avec Dieu. Mais, si nous Lui obéissons sans cesse, le contact reste établi. La prière n’est pas un exercice qu’on pratique de temps en temps, c’est la vie même de notre âme. C’est pourquoi, nous devons prier sans cesse, être comme les petits enfants qui sans cesse ont quelque chose à dire ou à demander à leurs parents. La prière doit jaillir de notre cœur à toute occasion.
Jésus ne parle jamais de prières qui resteraient sans réponse. Il avait la certitude absolue que la prière reçoit toujours une réponse. Possédons-nous cette certitude ? « Quiconque demande reçoit. » « Mais pourtant… », disons-nous. Or, Dieu répond toujours à nos prières de la manière qui est en réalité la meilleure, bien que l’exaucement de nos requêtes sur le terrain où nous nous sommes placés ne nous soit pas tout de suite accordé. Possédons-nous cette certitude qu’il y a toujours une réponse de Dieu ?
Nous atténuons, nous affaiblissons les paroles de Jésus pour les mettre d’accord avec le sens commun. Mais, il n’aurait pas valu la peine qu’il vînt sur la terre pour nous enseigner le sens commun. Ce qu’il nous dit de la prière est une révélation.


jeudi 23 mai 2019

Le désespoir et la joie.


Quand je le vis, je tombai comme mort à ses pieds. (Apocalypse 1 :17).

Même si, comme l’apôtre Jean, vous connaissez Jésus intimement, il peut arriver qu’il vous apparaisse soudain avec un aspect tout nouveau, et tel que vous tombiez comme mort à ses pieds. Il y a des moments où Dieu ne peut se révéler à nous que dans sa majesté. C’est cette terrible majesté qui produit en nous la joie dans le désespoir : courbés jusqu’à terre, nous savons que la main de Dieu seul pourra nous relever.
« II posa sur moi sa main droite. » Dans notre accablement, nous sentons tout à coup le contact de Jésus-Christ. Ce n’est pas la main du juge, c’est la main de notre Père céleste. Ce contact à lui seul est un réconfort, une paix ineffable. « Les bras éternels sont au-dessous de toi » pour te soutenir, te consoler, te fortifier. Dès qu’on a senti ce contact, aucune crainte n’est plus possible. Du haut de sa gloire éternelle, le Seigneur Jésus s’abaisse jusqu’à moi, le plus insignifiant de ses disciples, pour venir me dire : « Ne crains pas, crois seulement ». Quelle douceur et quelle tendresse...
Le désespoir ordinaire ne contient aucune joie et aucune espérance de quelque chose de meilleur. Mais, il y a de la joie dans mon désespoir quand « je sais qu’en moi, c’est-à-dire dans mon être terrestre, on ne peut rien trouver de bon ». Ma joie c’est de sentir que je n’ai plus, tel que je suis, qu’à m’anéantir devant Dieu, et que Lui seul pourra me relever. Dieu ne peut rien faire pour moi tant que je n’ai pas reconnu mon incapacité radicale.


mercredi 22 mai 2019

L'inquiétude.


Ne vous inquiétez pas de la nourriture nécessaire à votre vie, de ce que vous mangerez et de ce que vous boirez; ni de ce que vous mettrez sur vous, pour habiller votre corps. (Matthieu 6 :25).

Toutes ces préoccupations que le bon sens vulgaire considère comme essentielles, Jésus y voit la défaillance de notre foi. Si nous avons reçu en nous l’Esprit de Dieu, l’Esprit nous sondera, nous aiguillonnera sans cesse : « Que fais-tu de ton Dieu dans cette amitié nouvelle, dans ces beaux plans pour tes vacances, dans ces livres nouveaux que tu viens d’acheter ? ». Il insistera sans trêve jusqu’à ce que nous ayons appris à faire de Dieu notre première, notre principale préoccupation. Partout où nous mettons autre chose que Dieu en première ligne, tout s’embrouille et s’obscurcit.
« Ne vous inquiétez pas… ». Ne vous chargez pas vous-même du souci de prévoir. Se tourmenter n’est pas seulement une faute, c’est aussi un manque de foi. Nous nous tourmentons parce que nous ne croyons pas que Dieu puisse s’occuper des petits détails de notre vie, et c’est toujours ces petits détails pour lesquels nous nous faisons du souci. Jésus nous révèle tout cela dans la parabole du semeur. Qu’est-ce qui étouffe en nous la parole qu’il y a semée ? Ce sont les soucis de ce monde, toujours les petits tracas de la vie. Je ne veux pas croire à ce que je ne vois pas de mes yeux, c’est le germe de notre incroyance. Le seul remède à cela, c’est l’obéissance au Saint-Esprit.
Ce que Jésus réclame avant tout de ses disciples, c’est l’abandon.


lundi 20 mai 2019

La priorité de Dieu.


Cherchez premièrement le royaume de votre Père céleste et la sainteté qu’il peut seul vous donner, et tous les biens matériels vous seront donnés en plus. Matthieu (6 :33).

Aucune parole n’est plus révolutionnaire que cette parole de Jésus : « Cherchez premièrement le royaume de Dieu. »
Même les plus pieux d’entre nous raisonnent tout autrement : « II faut bien que je vive, que j’aie de quoi manger, que j’aie un peu d’argent ». Notre grand souci n’est pas le royaume de Dieu, mais le maintien de notre vie physique. Jésus renverse l’ordre : d’abord nos rapports avec Dieu. Nous avons à mettre cela en première ligne et le reste viendra ensuite.
« Ne vous inquiétez pas pour votre vie… » Combien il est déraisonnable, nous dit Jésus, de s’attacher si ardemment à tous ces biens matériels... Remarquez que Jésus ne prêche pas du tout l’insouciance. Celui qui ne s’inquiète de rien est un insensé. Le disciple de Jésus doit s’attacher avant tout à ses rapports avec Dieu, et subordonner, mais non pas supprimer, toutes ses autres préoccupations à celle-là. Ne vous laissez pas seulement dominer par l’idée de ce que vous aurez à manger et à boire. Il y a des gens qui ne s’inquiètent pas du tout de ce qu’ils mangent et boivent, et ils ont à en souffrir. Ils ne s’inquiètent pas de leurs vêtements, et leur tenue n’est pas ce qu’elle devrait être. Ils ne s’inquiètent pas de leurs affaires, et Dieu les tient pour responsables. Jésus nous dit : Premièrement le royaume de Dieu, et secondement tout le reste.
Certes, obéir à cet enseignement de Jésus est très difficile. II faut beaucoup de courage à un chrétien pour qu’il permette au Saint-Esprit de le plier à cette sévère discipline.


samedi 18 mai 2019

Cet amour qui nous sauve.


Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? (Romains 8 :35).

Dieu ne nous exempte pas des peines de la vie. Mais, dans la peine, Il se tient près de nous. Si terribles que puissent être les peines qui nous assaillent, aucune ne pourra vous séparer de la communion avec Dieu. Nous sommes « plus que vainqueurs » au sein même des pires épreuves. Paul ne parle pas ici de maux imaginaires, mais de réalités accablantes. « Mais parmi toutes ces détresses, s’écrie-t-il, nous sommes plus que vainqueurs, par l’amour de Celui qui nous a aimés sur la croix. » Ce n’est donc pas par aucun héroïsme de notre part. Je plaindrais un chrétien dont la vie serait sans épines et qui n’aurait pas cette occasion d’éprouver la grâce de Dieu.
« Cet amour du Christ, qui pourrait nous en arracher ? Sera-ce l’oppression, l’angoisse, la persécution, la famine, le dénuement ou le péril de mort ? ».
Si Jésus-Christ ne nous trompe pas, si l’apôtre Paul n’est pas un visionnaire, et bien, à celui qui tient ferme, suspendu à l’amour de Dieu, au milieu de ces terribles détresses, il arrive quelque chose de bien extraordinaire. La logique ne compte plus pour lui. L’amour de Dieu, en Jésus-Christ, rayonne par-dessus toutes ces ténèbres. Il est, toujours et partout, sauvé du naufrage.


vendredi 17 mai 2019

La Confiance pour enseigner.


Voyez les oiseaux de l’air… voyez les fleurs des champs. (Matthieu 6 :26-28).

Les fleurs des champs, sans le moindre effort, croissent et s’épanouissent. La mer, l’atmosphère, le soleil, la lune, les étoiles, ils sont là tout simplement, et leur simple présence nous comble de biens. Que de fois il arrive que nous entravons l’influence que Dieu voudrait exercer à travers nous, par nos efforts maladroits pour agir de la manière qui nous paraît la meilleure et pour être utiles.
Jésus nous enseigne que la seule voie pour croître et grandir spirituellement, c’est de vivre en communion avec Dieu : « Ne vous préoccupez pas de rechercher comment vous pourrez être utile aux autres, mais croyez en Moi ; cherchez la Source, et des fleuves d’eau vive couleront de votre sein. » Même pour les sources de notre vie naturelle, notre bon sens est incapable de les atteindre. Et, pour la vie spirituelle, Jésus nous enseigne que ce n’est pas par nos réflexions et nos inquiétudes que nous pouvons la faire croître et grandir, mais seulement par notre communion avec le Père céleste. Notre Père connaît nos circonstances. Il nous fera croître et fleurir comme les lis des champs.
Ceux qui exercent sur nous la plus forte influence ne sont pas ceux qui cherchent à nous endoctriner, ce sont ces âmes simples, pleines de confiance et de sérénité, pareilles aux fleurs des champs et aux étoiles du ciel.
Pour servir Dieu, soyez unis à Jésus-Christ, et chacune de vos minutes sera mise à profit par Dieu sans que vous vous en rendiez compte.


mercredi 8 mai 2019

La révélation de Dieu.


Là où il n’y a pas de révélation, le peuple est sans frein. (Proverbes 29 : 18).

Quelle différence entre un simple idéal moral et une révélation de Dieu ?
L’idéal est abstrait et la révélation nous inspire. L’idéal n’amène guère à l’action. On peut se faire une conception de Dieu qui justifie notre inaction en présence du devoir.
Jonas nous en offre un exemple. « Je savais bien, s’écrie-t-il, que tu es un Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et prêt à renoncer au châtiment. » C’est ainsi qu’il excuse sa première désobéissance. Une conception de Dieu, même exacte, peut me fournir un prétexte à ne pas faire mon devoir, tandis que la révélation que je reçois directement me pousse à l’action.
Le plus bel idéal peut être pour nous un opium qui nous endort et nous mène à la mort. Regardez en vous-même. N’avez-vous pour vous guider qu’un idéal abstrait ou bien Dieu se révèle-t-il à vous directement ? Il faut, par la vision de Dieu, atteindre au delà de ce que nous avons sous-la main.
Quand cette vision nous manque, « quand il n’y a pas de révélation », nous aussi, nous sommes sans frein. Nous cessons de prier, nous ne cherchons plus la direction de Dieu en toute chose et nous agissons d’après notre propre initiative. Nous sommes en train de descendre la pente. Où en sommes-nous ? Est-ce que nous sommes aujourd’hui orientés d’après la vision de Dieu ? Comptons-nous sur Lui pour faire de plus grandes choses qu’Il n’a jamais faites ? Sommes-nous spirituellement forts, frais et dispos ?


La patience avec Dieu.


Parce que tu as su garder, à mon exemple, une courageuse patience. Apocalypse (3 :10).

La patience courageuse est bien plus que l’endurance.
La vie d’un croyant est entre les mains de Dieu comme l’arc entre les mains de l’archer. Dieu vise un but que le croyant ne peut pas du tout voir, et Dieu tend la corde toujours davantage, et le croyant dit à plusieurs reprises : “Je ne puis pas en supporter davantage.” Dieu n’y fait pas attention. Il continue de tendre la corde, et quand le but est à portée, il tire. Fiez-vous à Dieu par la patience de la foi.
La foi n’est pas une simple émotion, c’est une confiance ferme et vigoureuse en l’Amour divin. Vous ne voyez pas Dieu, vous ne pouvez pas comprendre ce qu’Il fait, mais par la foi vous le saisissez quand même. Le naufrage de la foi résulte d’un déséquilibre. Il nous faut sonder notre pensée sur celle vérité éternelle : Dieu est amour. La foi, c’est l’effort héroïque par lequel on se jette entre les bras de Dieu.
Dieu, pour nous sauver, a risqué son Fils unique. C'est tout ce qu’il avait de plus précieux. Il nous demande en retour de tout risquer pour suivre Jésus. Il y a encore en nous des points sur lesquels Dieu ne règne pas. La vie de Jésus était tout entière consacrée à son Père. Il doit en être de même pour la nôtre. “Te connaître, toi le seul vrai Dieu, et Jésus-Christ que tu as envoyé, c’est l’éternelle vie.” La vie éternelle, c’est proprement une vie qui peut tout affronter sans hésiter jamais. Dès qu’on l’a compris, la vie devient une merveilleuse aventure. Dieu fait notre éducation pour que nous puissions avoir accès à ce bonheur merveilleux.


dimanche 5 mai 2019

La liberté en Jésus-Christ.


Tenez ferme par conséquent dans la liberté que le Christ nous a procurée. (Paul aux Galates, 5 :1).

Un homme guidé par l’Esprit de Dieu ne viendra jamais vous dire de croire ceci ou cela : il vous dira tout simplement de conformer votre vie aux commandements de Jésus.
On ne nous demande pas de croire à la Bible, mais bien à Celui que la Bible nous révèle. « Vous sondez les Écritures… ce sont elles, dit Jésus, qui rendent témoignage de moi. » (Jean 5 :39.) Nous avons à donner l’exemple d’une conscience affranchie du péché, et non pas d’une pensée libre de croire tout ce qu’elle veut. Si nous sommes libérés du péché, libres de la liberté que Jésus-Christ nous a procurée, d’autres seront amenés par là à cette même liberté qui consiste à réaliser en nous-mêmes la domination absolue de Jésus-Christ sur notre âme.
Que votre vie soit toujours ajustée aux commandements de Jésus-Christ. Pliez-vous à son joug, mais à aucun autre, et prenez bien soin de ne jamais imposer aux autres un joug qui n’est pas celui de Jésus-Christ. Dieu a besoin de beaucoup de temps pour nous faire comprendre que ceux qui ne pensent pas comme nous ne sont pas nécessairement dans l’erreur. En jugeant les autres, nous nous écartons du point de vue de Dieu.
Il n’existe qu’une seule liberté véritable. Elle ne consiste pas à juger les autres, mais à laisser le champ libre, dans toute notre pensée, à Jésus seul, qui nous rend alors capables de faire le bien.
Ne soyez pas impatient. Rappelez-vous avec quelle douceur et quelle patience Dieu vous a traité. Mais n’essayez jamais d’affaiblir la vérité de Dieu. Laissez-la s’épanouir, librement, sans vouloir l’accommoder à votre échelle.
Jésus a dit: « Allez, et faites de tous les hommes mes disciples ».


lundi 29 avril 2019

L'amour qui vient de Dieu.


L’amour est magnanime, il est bienveillant… il ne soupçonne pas le mal… Il supporte tout, il est toute confiance, toute espérance, toute patience. (I Corinthiens 13 :4-7).

L’amour véritable n’a rien de prémédité, il coule de source, il se manifeste de cent manières merveilleuses.
Il n’a rien d’un calcul mathématique. Nous ne pouvons pas dire : « Maintenant je vais tout supporter, ne jamais soupçonner le mal. » Ce qui caractérise l’amour, c’est sa spontanéité. Nous n’avons pas besoin d’ériger devant nous tous les commandements de Jésus. Mais, quand son Esprit est libre de se déployer en nous, nous observons tous ses commandements sans même nous en rendre compte. Il arrive qu’après coup nous sommes surpris nous-mêmes d’avoir eu, en telle occasion, un sentiment si désintéressé, si peu égoïste. Le véritable amour, comme tout ce qui appartient à la vie de Dieu en nous, on ne s’en rend pas compte sur le moment, mais seulement après coup.
La source de l’amour est en Dieu et non pas en nous. Notre cœur naturel est incapable de produire l’amour ; il faut qu’il nous vienne d’en haut.
Quand nous faisons des efforts pour prouver à Dieu que nous l’aimons, c’est le signe certain que nous ne l’aimons pas. La preuve de notre amour, c’est son absolue spontanéité. En regardant en arrière, nous ne pouvons pas expliquer pourquoi nous avons fait telle ou telle chose, c’est l’amour qui nous a entraînés. « L’amour est versé abondamment dans nos cœurs par l’Esprit que Dieu nous a donné. » (Romains 5 :5).


Bénédiction des motards.



Le 1er mai 2019 à 11 heures, 

nous serons présents à Beaucaire 
pour la bénédiction des motards à 
The Américan Bike.

Venez nombreux

~~~~~

dimanche 28 avril 2019

Notre vie spirituelle.


Ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. (I Jean 3 :2).

Nous avons la tendance à regarder les choses d’un point de vue mathématique, à toujours calculer et prévoir et l’incertitude nous semble déplorable. Nous nous imaginons qu’il nous faut toujours tendre vers un but, mais c’est méconnaître la vraie nature de la vie spirituelle.
La vie spirituelle est une certitude intime dans l’incertitude de tout ce qui peut arriver , impossible d’être stabilisé ou d’y faire son nid. Le bon sens raisonne ainsi : « En supposant que nous parvenions à telle ou telle condition… ». Mais comment raisonner sur une condition qui est tout à fait en dehors de notre expérience ?
La certitude est l’idéal du sens commun. La vie spirituelle a le charme de l’incertitude. Posséder la certitude de Dieu, c’est être absolument incertain de ce que la journée va nous apporter. Il arrive bien souvent qu’on dit cela avec un soupir de tristesse. On devrait plutôt y voir l’attente pleine d’ardeur de surprises heureuses. Car, si l’avenir, même le plus immédiat, est pour nous incertain, nous avons la plus sublime certitude : Dieu lui-même. Dès que nous nous sommes abandonnés à Dieu, et que nous nous contentons, pas à pas, de faire notre devoir le plus proche, il nous comble sans cesse des plus belles surprises.
Lorsque nous défendons avec acharnement une croyance, cela ne va plus. Ce n’est plus en Dieu que nous croyons, mais en notre doctrine. « Si vous ne devenez comme de petits enfants… » La vie spirituelle est la vie d’un petit enfant. « Croyez aussi en moi », dit Jésus. Mais il ne dit pas : « Croyez aussi en certaines doctrines sur moi. » Laissez-le agir. Le « comment » de sa venue est magnifiquement incertain. Pour vous, soyez-lui fidèle.


samedi 27 avril 2019

De grandes faveurs...


Et toi, tu réclamerais pour toi de grandes faveurs ? (Jérémie 45 :5).

Réclames-tu pour toi de grandes faveurs ? Non pas peut-être que tu veuilles être élevé toi-même très haut, mais tu voudrais que Dieu fasse de grandes choses pour toi. Or, Dieu veut te rapprocher de Lui, non pas seulement par les dons que tu reçois de sa main, mais par ce que tu connaîtras de Sa personne. Une grande faveur, cela vient, cela passe : c’est un accident dans notre vie. Un véritable don de Dieu n’est jamais quelque chose d’accidentel. Il est aisé de parvenir à la véritable communion avec Dieu, mais à la seule condition de le rechercher lui-même et non pas les bienfaits qu’il nous donne.
Si vous n’en êtes encore qu’à demander à Dieu des bénédictions matérielles, vous n’avez pas encore fait le premier pas vers l’abandon, vous vous faites un christianisme à votre façon. « J’ai bien demandé à Dieu le Saint-Esprit, mais il ne m’a pas donné la paix et le repos sur lesquels je comptais. » Dieu voit bien pourquoi. Vous vous cherchez quelquefois vous-même, et non pas Dieu. Jésus nous dit : « Demandez, et il vous sera donné ».
Oui, mais savez-vous demander à Dieu comme il faut ? Une fois en communion avec Dieu, on cesse de lui demander une foule de choses. Votre Père sait ce dont vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Alors, pourquoi nos prières ? Pourquoi nos demandes ? Tout simplement, pour apprendre à Le connaître.
Vous demandez à Dieu la faveur suprême : « Seigneur, baptise-moi du Saint-Esprit... ». Si Dieu ne le fait pas, c’est parce que notre abandon n’est pas complet. Il y a quelque chose que vous ne voulez pas faire. Quel est votre véritable but ? Dieu regarde toujours en avant. Il ne se préoccupe pas de votre bonheur présent. Son but dernier, le voici : « Qu’ils soient un, comme nous sommes un. »


mercredi 24 avril 2019

Quand prêcher ?


Je t’en conjure… prêche la parole, insiste en toute occasion, opportune ou inopportune. (II Timothée 4 :12).

Il y en a beaucoup parmi nous qui ont une tendance fâcheuse de vouloir insister dans un moment défavorable. Mais, la parole de Paul à Timothée ne vise pas essentiellement tel ou tel moment du temps.
Il s’agit avant tout de nos dispositions intérieures. « En toute occasion, opportune ou inopportune », c’est-à-dire que cela te convienne ou que cela te gêne. S’il ne nous fallait agir que lorsque nous sommes bien disposés, combien d’entre nous ne feraient jamais rien du tout. Il y a des incapables dans le domaine spirituel comme dans le domaine matériel, des gens qui ne sont pas très doués, qui prétendent ne pouvoir rien faire en dehors des moments d’inspiration divine. La meilleure preuve que nous sommes vraiment en communion avec Dieu, c’est que nous travaillons pour lui de notre mieux, quelles que soient nos dispositions.
L’un des plus grands pièges pour le serviteur de Dieu, c’est de se faire un fétiche de ses moments d’exaltation. Quand vous vous sentez inspiré, quand Dieu vous accorde une intuition exceptionnelle, vous dites : « Je veux toujours être comme cela, pour la gloire de Dieu. » Non, certes, vous ne serez pas toujours comme cela, Dieu ne le veut pas.
Ces moments qu’il vous accorde ne viennent pas de vous, c’est un don de sa grâce. En prétendant vous maintenir dans l’exaltation, vous paralysez votre propre activité au service de Dieu. En vous faisant une idole de ces moments précieux, vous ferez disparaître Dieu de votre vie. Apprenez à faire en tout temps le devoir qui est là devant vous. Dieu s’inquiétera du reste.


mardi 23 avril 2019

Servir humblement.


Toutefois, ne vous réjouissez pas de ce que les mauvais esprits vous sont soumis. (Luc 10 :20).

Pour les chrétiens, les convoitises du monde et les péchés grossiers ne sont plus un piège. Mais le danger qui les guette, c’est de se monter la tête, de rechercher le succès dans ce qu’ils entreprennent, de vouloir suivre la mode religieuse de leur milieu et de leur époque.
Ne recherchez aucune autre approbation que celle de Dieu. “Par conséquent, pour aller à Lui, sortons du camp en portant Son opprobre.” Jésus ordonne à ses disciples de ne pas se réjouir, de ne pas se monter la tête, à propos des résultats de leur travail. Et nous, nous ne faisons guère autre chose. Nous dressons un bilan commercial: tant d’âmes sauvées et sanctifiées, tout va pour le mieux. Notre travail n’est qu’un appoint au grand travail de la grâce de Dieu. Nous n’avons pas à sauver les âmes, mais seulement à les mettre sur le chemin du salut, jusqu’à ce qu’elles s’abandonnent entièrement à Dieu. Une seule vie entièrement consacrée à Dieu a beaucoup plus de prix à ses yeux qu’une centaine de vies simplement réveillées par son Esprit. Serviteurs de Dieu, nous devons faire naître des serviteurs de Dieu. Dieu nous marquera son approbation en nous accordant cette grâce. Nous devons amener les autres à la même hauteur où Dieu nous a fait parvenir nous-mêmes.
Si le ministre de Dieu ne possède pas une vie cachée avec le Christ en Dieu, il tourne au dictateur et devient insupportable. Combien d’entre nous sont en fait des dictateurs, à l’égard des individus comme dans les assemblées. Il disait toujours: “Si quelqu’un veut être mon disciple…” Il respectait la liberté de ceux qu’il appelait.


lundi 22 avril 2019

Travailler modestement pour Dieu.


Nous sommes ouvriers avec Dieu. (I Corinthiens 3 :9).

Méfie-toi de tout travail pour Dieu qui te détourne de concentrer sur Lui ta pensée. Il y a beaucoup de chrétiens qui font de leur travail leur idole. Le travailleur ne doit s’inquiéter que de sa communion permanente avec Dieu, et tout le reste, toute son activité et sa pensée, il doit ne s’en faire aucun souci, comme un enfant respectueux et docile du Père céleste. Sans cela, il risque fort de se laisser déborder et même écraser par son travail. Il ne peut plus jouir de la vie. Il est trop accablé pour que la bénédiction de Dieu puisse se poser sur lui. Mais, d’autre part, si l’on sait concentrer toute son âme en Dieu, Dieu dirige pour nous tout le reste harmonieusement.
Vous ne sentez plus peser sur vous la responsabilité de votre travail. Vous ne vous sentez plus responsable que d’une chose : le maintien intégral de votre communion intime et de votre collaboration avec Dieu. La sanctification produit en nous une liberté totale, celle de l’enfant. Mais rappelez-vous que cette liberté vous est accordée uniquement pour que vous puissiez vous consacrer sans relâche à votre divin Collaborateur.
Ce n’est pas à nous de décider où nous voulons aller, ni de savoir à quoi nous pouvons être utiles. C’est Dieu qui arrange tout pour nous. Partout où il nous place, notre rôle est de Lui être entièrement dévoué dans ce travail particulier. “Tout ce que ta main peut faire, fais-le avec ta force.”


samedi 20 avril 2019

Pâques 2019.




Il est ressuscité !
En vérité,
Il est vraiment 
ressuscité.


JOYEUSES PÂQUES

A TOUTES ET A TOUS.


mardi 9 avril 2019

S'éloigner du péché.


Sachant que notre vieil homme a été crucifié avec Lui, afin que cet organisme de péché soit anéanti en nous, de manière que nous ne soyons plus les esclaves du péché. (Romains 6 :6).

Ai-je pris cette résolution ferme, de tuer le péché en moi ? Il faut beaucoup de temps pour en venir là. Mais, c’est le grand point tournant de toute ma vie quand je prends cette décision, qu’à l’instar de Jésus mis en croix pour le péché du monde, mon propre péché doit être repoussé ou refoulé. Cette décision, personne ne peut la prendre pour un autre que pour lui-même. Les plus profondes convictions religieuses ne suffisent pas. Il faut la décision de tuer en nous le péché.
Prenez-vous bien en main, recueillez-vous devant Dieu, et dites à Jésus : « Seigneur, prends-moi avec toi dans ta mort jusqu’à ce que le péché soit mort en moi. »
Paul ne nous parle pas ici de ce qui lui arrivera plus tard, mais bien de ce qui lui est arrivé, de son expérience profonde, tranchée et précise. Suis-je prêt à me laisser labourer par l’Esprit de Dieu jusqu’à ce que j’ai compris ce qu’est le péché en moi, le désir qui va contre Dieu ? Ai-je accepté le jugement de Dieu sur mon péché qui doit être crucifié et mis à mort comme Jésus ? Il faut que j’accepte et il faut que je me décide.
En suis-je venu là ? Ai-je obtenu le glorieux privilège d’être crucifié avec le Christ, jusqu’à ce que ma propre vie ait entièrement fait place à celle du Christ ?
« Crucifié avec le Christ, ce n’est plus moi qui vis : c’est Lui qui vit en moi. »


lundi 8 avril 2019

La vision du Christ.


Ensuite Jésus apparut sous une autre forme, à deux d’entre eux… (Marc 16 :12).

Ce n’est pas la même chose de voir Jésus que d’être sauvé. Il y a bien des gens qui participent à la grâce de Dieu et qui n’ont jamais vu Jésus. Mais, il suffit d’avoir vu Jésus une seule fois pour n’être plus le même qu’avant et pour que l’attrait du monde ne soit plus ce qu’il était pour nous.
Ne confondez jamais ce que Jésus a fait pour vous avec la vision directe de Jésus lui-même. Si vous ne connaissez que ses bienfaits à votre égard, vous ne saisissez Dieu que d’une façon restreinte. Mais, si vous avez eu la vision directe de Jésus, rien ne pourra plus vous ébranler. Comme Moïse, vous tiendrez ferme, « en homme qui voit Celui qui est invisible ». L’aveugle-né ne savait pas qui était Jésus, jusqu’à ce que Jésus se soit révélé à lui. Jésus apparaît à ceux qui ont reçu quelque chose de Lui. Mais ce n’est pas à nous de décider à quel moment Il viendra. Tout à coup nous dirons « Maintenant je Le vois ! ».
La vision de Jésus est chose toute personnelle. Je ne puis pas la transmettre à mon prochain. Entre celui qui l’a et celui qui ne l’a pas, cela crée un fossé. Mais, je puis demander à Dieu qu’Il la donne à celui pour qui j’intercède. Car, on ne peut pas l’avoir pour soi, et ne pas la souhaiter pour les autres. « Eux aussi vinrent l’annoncer aux autres disciples, qui ne les crurent pas davantage. » Mais, il faut l’annoncer, même si on ne vous croit pas.
« Si je pouvais trouver les mots qu’il faut, vous le croiriez certainement ! Si je savais seulement dire ce que j’ai vu ! Comment puis-je le dire et comment le comprendriez-vous jusqu’à ce qu’Il vous amène où Il m’a moi-même amené ? »


samedi 6 avril 2019

"... ne le raconter à personne....".


Il leur intima l’ordre de ne raconter à personne ce dont ils venaient d’être témoins, jusqu’à ce que le Fils de l’homme fût ressuscité des morts. (Marc 9 :9).

Ne dites rien tant que le Fils de l’homme n’est pas ressuscité en vous, tant que Sa vie ne vous a pas pénétré, pour vous faire comprendre ce que Jésus enseignait durant qu’il était sur la terre.
Quand notre vie intérieure est devenue ce qu’elle doit être, nous sommes tout surpris de voir combien chaque parole de Jésus est devenue claire pour nous. C’est que nous n’étions pas capable jusque-là de la saisir.
On ne peut pas dire que notre Seigneur veuille nous rien cacher. C’est nous qui ne pouvons pas encore saisir ce qu’il voudrait nous dire. « Que d’enseignements j’aurais encore à vous faire entendre! mais vous n’êtes pas encore de force à les supporter. »
Pour comprendre certaines choses, il nous faut la communion intime avec le Christ ressuscité. Cette communion, la possédons-nous ? Le signe qu’elle existe en nous, c’est que les paroles de Jésus nous sont devenues claires. Dieu ne peut rien nous révéler si Son Esprit n’est pas en nous. Quand nous sommes trop sûrs que telle chose doit arriver, nous barrons la route à l’Esprit de Dieu. Il en est de même quand nous nous attachons à telle ou telle doctrine. Pour sortir de l’obscurité, il faut livrer notre esprit à Jésus ressuscité, pour que Sa vie pénètre en nous.
« … de ne raconter à personne… ». Combien veulent tout de suite raconter ce qu’ils ont vu sur la montagne de la transfiguration ? Leur vie malheureusement ne corrobore pas leur témoignage, car le Fils de l’homme n’est pas encore ressuscité en eux. L’est-il en nous ?


vendredi 5 avril 2019

Le sacrifice du Sauveur.


Jésus et ses disciples entrèrent dans une propriété appelée Gethsémani… Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée… Il leur dit : « Restez là, et veillez avec moi ». (Matthieu 26 :36-38).

L’agonie de Jésus à Gethsémani est pour nous un abîme insondable.
Mais, nous pouvons cependant en dire que c’est l’agonie de l’Homme-Dieu en présence du péché. Personnellement, nous ne pouvons rien savoir des souffrances de Gethsémani, pas plus que celles du Calvaire. C’est là quelque chose d’unique au monde, mais qui nous ouvre, à nous pécheurs, les portes de la vie.
Ce qui accablait Jésus dans le jardin de Gethsémani, ce n’était pas la mort sur la croix. Il avait déclaré solennellement qu’il était venu sur la terre pour mourir. A Gethsémani, ce qui l’accablait, c’était la crainte de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout de sa mission, en tant que Fils de l’homme. En tant que Fils de Dieu, Satan n’avait aucune prise sur lui. Mais, l’effort de Satan était d’isoler Jésus de l’humanité. Alors Jésus n’aurait plus été notre Sauveur. Après le récit de la tentation, nous lisons : « Alors le diable s’éloigna de lui, jusqu’à une autre occasion ». A Gethsémani, nous assistons au dernier assaut de Satan contre Jésus, Fils de l’homme. Et Jésus est vainqueur.
L’agonie de Gethsémani est l’agonie du Fils de Dieu pour accomplir sa mission de Sauveur du monde. Le voile s’est écarté un moment, pour nous laisser entrevoir ce qu’Il lui a coûté de nous mettre en mesure de devenir fils de Dieu. C’est grâce à son agonie que notre salut est une chose si simple. La croix du Christ est le triomphe du Fils de l’homme. C’est le symbole de la victoire de notre Seigneur sur Lui-même pour le salut de l’humanité.


samedi 30 mars 2019

L'intercession.


L’Éternel… s’étonne de ce que personne n’intercède. (Isaïe 59 :16).

Pourquoi y en a-t-il tant parmi nous qui cessent de prier et deviennent insensibles à l’égard de Dieu ? Souvent, nous ne prions que pour flatter notre égoïsme. Nous voulons pouvoir dire autour de nous que nous prions. Nous avons lu dans des livres que la prière est bienfaisante, qu’elle apporte la sérénité et qu’elle élève l’âme. Mais l’Éternel, comme dit Isaïe, s’étonne de nos prières.
L’adoration est inséparable de l’intercession. Intercéder pour quelqu’un, c’est le considérer comme Jésus-Christ le considère. Trop souvent, au lieu d’adorer Dieu, nous cherchons à comprendre comment notre prière peut être efficace. A ce moment, nous ne prions pas. Nous devenons raisonneurs et insensibles. Nous lançons à Dieu nos requêtes et nous exigeons qu’Il les exauce. Insensibles à l’égard de Dieu, nous devenons insensibles à l’égard des autres.
Est-ce que, dans notre prière, nous nous efforçons d’entrer en contact direct avec la pensée de Dieu au sujet de ceux pour lesquels nous le prions ? Sommes-nous raisonneurs et insensibles ? Donnons nous-même l’exemple d’un enfant de Dieu qui sait prier son Père, en toute humilité, en véritable adoration et en toute pureté. Mettons-nous à intercéder comme il le faut. C’est un véritable labeur, un labeur épuisant, mais un labeur constructif. Même en prêchant l’Évangile, vous pouvez tomber dans un piège. Dans l’intercession, jamais.


lundi 25 mars 2019

La pureté de coeur.


Heureux ceux qui ont le cœur pur : ils verront Dieu. (Matthieu 5 :8).

La pureté est bien plus que l’innocence.
C’est le résultat d’une communion spirituelle soutenue avec Dieu. Nous avons à conquérir peu à peu la pureté. Notre vie intérieure peut rester ce qu’elle doit être, mais néanmoins, dans ses manifestations extérieures, notre pureté de temps en temps peut se ternir. Dieu ne nous épargne pas ces humiliations, car elles nous avertissent de la nécessité où nous sommes de maintenir, par une pureté constante, notre communion avec Lui. Si cette présence de Dieu en nous est ternie si peu que ce soit, si elle a perdu pour nous quelque chose de sa fleur, ne perdons pas un instant pour y porter remède. Pour voir Dieu comme Il est, notre cœur doit être pur.
Sans doute, c’est Dieu lui-même qui nous rend purs par Sa grâce. Ce qui nous incombe, c’est de veiller sur notre tendance humaine, par laquelle nous sommes en contact perpétuel avec d’autres gens, avec d’autres conceptions que les nôtres et qui déteignent sur nous. Non seulement le sanctuaire intime de notre âme doit rester pur, mais aussi les portiques extérieurs, car il peut y avoir contagion du dehors au dedans. Pour rester en contact intime et permanent avec Jésus-Christ, il y a certaines choses que nous devons rejeter loin de nous, d’autres, innocentes en elles-mêmes, que nous devons écarter.
Le cœur pur ne soupçonne pas le mal. Il est bon de nous dire à nous-mêmes, en pensant aux autres : « Celui-là, celle-là, cet ami, ce parent, je le présente à Dieu comme parfait en Christ...... »


dimanche 24 mars 2019

Sommes-nous amis de l'époux ?


L’ami de l’époux. (Jean 3 :29).

Notre vertu et notre sainteté ne devraient jamais attirer l’attention sur elles-mêmes mais seulement, comme des aiguilles aimantées, sur Jésus-Christ.
Si ma sainteté n’attire pas les âmes vers le Christ, elle n’est pas ce qu’elle doit être. Elle suscitera des sentiments déréglés et détournera les âmes du seul vrai chemin. Un saint exemplaire, s'il n'amène pas les âmes directement à Jésus-Christ, mais seulement à l’admiration de ses vertus, sera pour elles un obstacle. On dira de lui : « Quel beau caractère ! ». Mais, sera-t-il un véritable ami de l’époux ?
Au lieu de s’effacer, il prend la première place. Pour rester toujours l’ami loyal et fidèle de l’époux, il nous faut surveiller attentivement notre attitude à son égard. C’est là un point encore plus important que notre obéissance. A certains moments, le devoir d’obéissance ne se pose pas. La seule chose que Dieu nous demande est de rester en contact direct avec Jésus-Christ. A d’autres moments, bien entendu, nous avons à chercher quelle est la volonté de Dieu. Mais, durant la plus grande partie de notre existence, ce que nous devons faire, ce n’est pas un effort conscient pour obéir à Dieu, c’est simplement un effort pour rester l’ami fidèle de l’Époux. L’activité chrétienne peut nous détourner de celle concentration indispensable de notre âme sur Jésus-Christ. Au lieu d’être les vrais amis de l’époux, nous nous érigeons nous-mêmes en providence au petit pied. Nous lui empruntons son armure, et au fond, nous combattons inconsciemment contre Lui.


Sachons être humbles.


Lui, il faut qu’il croisse et moi, que je diminue. (Jean 3;30).

Si vous devenez indispensable à la vie d’une autre âme, c’est que vous ne marchez plus selon l’Esprit de Dieu. Dans votre activité, souvenez-vous, comme Jean-Baptiste, que vous n’êtes pas l’époux mais seulement l’ami de l’époux.
Quand une fois vous voyez une âme en présence des exigences de Jésus-Christ, vous savez que vos efforts ont été dans la bonne direction. Au lieu de vouloir intervenir pour alléger en elle les douleurs de l’enfantement, priez afin que ces douleurs deviennent dix fois plus fortes jusqu’à ce qu’aucun pouvoir, de la terre ou de l’enfer, ne puisse empêcher cette pauvre âme d’être saisie par Jésus-Christ. Sans cesse, nous prétendons être une providence au petit pied. Nous nous mettons en travers, barrant la route à Dieu. Nous disons : « Cela ne peut pas être ! » Nous ne sommes pas des amis de l’époux, nous nous substituons à Lui, et un jour cette âme dira de nous : « Il a détourné sur lui mon amour, il m’a dérobé Jésus. »
Veillez de toute votre énergie jusqu’à ce que l’Époux apparaisse devant celui dont vous vous êtes occupé. Ne vous inquiétez pas des bouleversements qu’Il amène et réjouissez-vous. Bien souvent il faut qu’une vie s’écoule avant que Jésus la sauve.