Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

mercredi 31 octobre 2018

Une foi forte...


la foi comme un grain de sénevé… (Matthieu 17, v. 20).

Nous avons l’idée que Dieu nous récompense pour notre foi. Cela est possible au début de la vie chrétienne. Mais la foi en elle-même ne nous fait rien acquérir. Elle établit entre Dieu et nous des rapports normaux, et permet à Dieu d’agir en nous. Si vous êtes chrétien, il est souvent nécessaire que Dieu anéantisse ce que vous croyiez posséder d’expérience religieuse, pour vous ramener à lui. Dieu veut vous faire comprendre que vous devez vivre une vie de foi et non une vie où l’on jouit de ses bénédictions.
Votre vie spirituelle était concentrée, au début, sur un tout petit point lumineux, sur une expérience que vous aviez faite, et qui vous était particulièrement douce et précieuse. Mais, elle était faite de sentiment autant que de foi. Puis Dieu retira ses bénédictions conscientes pour vous apprendre à marcher par la foi. A ses yeux, vous avez beaucoup plus de valeur maintenant, que lorsque vous aviez conscience d’émotions bouleversantes et où votre témoignage était vibrant.
La foi n’existe réellement que lorsqu’elle est mise à l’épreuve. Et l’épreuve la plus effective ne résulte pas tant de ce que nous avons de la peine à nous confier en Dieu, que du fait que nous n’arrivons pas à saisir clairement la nature et la puissance de Dieu.
Pour que notre foi devienne forte, il faut qu’elle soit éprouvée par les souffrances que produit un sentiment de complet abandon. Ne confondez jamais l’épreuve de la foi avec les ennuis habituels de l’existence. Bien des contrariétés, que nous considérons comme des épreuves de la foi, sont simplement les difficultés inévitables qui viennent de ce que nous vivons sur la terre. La foi biblique, c’est une foi en Dieu qui tient ferme contre tout ce qui peut démentir son existence. « Je resterai fidèle à Dieu quoi qu’il fasse. »



lundi 8 octobre 2018

L'expiation.


Offrez à Dieu vos membres comme des instruments de justice… pour arriver à la sainteté. (Romains 6, v. 13 et 19).

Je ne peux ni me sauver, ni me sanctifier moi-même. Je ne peux expier le péché. Je ne peux racheter le monde. Je ne peux pas faire que le mal soit bien, rendre pur ce qui est impur, saint ce qui est souillé. Tout cela, c’est l’œuvre souveraine de Dieu. Ai-je vraiment confiance en l’œuvre accomplie par Jésus-Christ ? Son œuvre expiatoire est parfaite. Cette pensée est-elle toujours présente à mon esprit ? Ce qui nous manque le plus, ce n’est pas d’agir, mais de croire.
La Rédemption n’est pas une expérience que je fais. C’est l’acte souverain de Dieu accompli par le moyen du Christ, et c’est sur cet acte que je dois fonder ma foi. Si ma foi s’appuie sur mon expérience, j’aboutis à un type de vie que la Bible ne connaît pas, une vie isolée, où je contemple ma propre pureté. Une piété qui n’est pas fondée sur l’Expiation faite par le Seigneur, est inutile et ne sert qu’à entretenir une vie recluse. Elle est inutile pour Dieu et nuisible aux hommes. Que Jésus-Christ lui-même soit la pierre de touche de toutes nos expériences... Tant que la pensée de l’Expiation n’inspirera pas toute notre manière de vivre, nous ne pourrons rien faire qui soit agréable à Dieu.
L’Expiation accomplie par Jésus doit pénétrer, très simplement, toute mon activité, toute ma vie pratique. Chaque fois que j’obéis à Dieu j’ai le secours de sa toute-puissance, en sorte que la grâce de Dieu et l’obéissance coïncident. L’obéissance implique que je crois sans réserve à l’expiation, et la grâce surnaturelle de Dieu vient inonder mon cœur .
Gardez-vous d’une contrefaçon de la piété qui s’isole de la vie humaine. Revenez sans cesse à la pierre de touche de l’Expiation. Dans quelle mesure guide-t-elle vos actions et votre comportement ?


lundi 1 octobre 2018

Des moments précieux.


Jésus les conduisit seuls à l’écart sur une haute montagne. (Marc 9, v. 2).

Nous avons tous vécu des moments exaltants "sur la montagne" où nous pouvions voir toutes choses du point de vue de Dieu. Nous aurions voulu qu’ils durent toujours. Mais Dieu ne le permet pas. La preuve de la valeur de notre vie spirituelle, c’est notre aptitude à descendre de la montagne de la Transfiguration. Si nous savons seulement monter, c’est que nous ne sommes pas ce que nous devrions être. Il est merveilleux d’être au sommet de la montagne avec Dieu, mais ce séjour n’est utile que s’il nous rend capables de descendre ensuite au milieu des hommes pour les délivrer du pouvoir du diable. Nous ne sommes pas faits pour vivre continuellement sur les sommets, environnés de la beauté surnaturelle des rayons de l’aurore. Nous pouvons y séjourner seulement de courts moments, qui renouvellent notre inspiration. Nous sommes faits pour vivre dans la plaine, aux prises avec le terre à terre de l’existence, c’est là que nous devons faire nos preuves. L’égoïsme spirituel nous fait désirer d’être souvent sur la montagne. Il semble que, si nous pouvions y demeurer, nous saurions parler et vivre comme des anges. Les moments d’exaltation exceptionnels ont cependant leur place dans notre vie avec Dieu, mais veillons à ce que notre égoïsme spirituel ne nous pousse pas à les rechercher exclusivement.
Nous nous imaginons volontiers que tout ce qui nous arrive doit être exploité en vue d’un enseignement utile. Non, avant tout, cela doit servir à produire un caractère fort. Le séjour “sur la montagne” n’a pas pour but de nous instruire, mais de nous façonner. Il est dangereux de se demander : “A quoi cela sert-il ?” Dans le domaine spirituel, on ne peut faire de calculs de rentabilité. Dieu a un but lorsqu’il nous accorde, en de rares occasions, des moments passés “au sommet de la montagne”.