Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

mardi 29 mai 2018

Pas facile de vraiment suivre Dieu.


Seigneur, je te suivrai.., mais… (Luc 9 :61).

Supposons que Dieu vous demande de faire quelque chose qui est tout à fait contraire à votre bon sens, qu’allez-vous faire ? Allez-vous reculer ? Quand on a pris une habitude dans le domaine corporel, on recommence chaque fois jusqu’à ce qu’on ait brisé cette habitude par un effort de volonté. Il en est de même dans le domaine spirituel.

Vous serez chaque fois sur le point d’obéir à Jésus-Christ, et chaque fois vous reculerez, jusqu’à ce que vous ayez pu abandonner par un acte de volonté, votre propre volonté. « Oui, dites-vous; mais, si je fais cela, qu’en résultera-t-il ? »
« Oui, j’obéirai à Dieu, pourvu qu’Il me laisse user de mon bon sens, mais ne me demandez pas de m’avancer dans l’obscurité. ».

Jésus-Christ réclame de son disciple le même cran, le même esprit sportif que nous voyons chez l’homme ordinaire. Si un homme veut réussir dans n’importe quel domaine, il faut qu’il soit prêt, à certains moments, à tout risquer, à faire le saut. Jésus-Christ vous demande de risquer, au point de vue du bon sens, tout ce que vous avez et de faire ce saut périlleux. Si vous le faites, vous vous apercevez tout de suite que vous êtes désormais sur un terrain aussi solide que celui du bon sens. En jugeant par le bon sens, les affirmations de Jésus sont de la pure folie, mais en jugeant par la foi, vous vous apercevrez avec un frémissement que ce sont les paroles même de Dieu.

Confiez-vous en Dieu et quand Il vous le demandera, faites le saut. Dans les circonstances tragiques, nous devenons presque tous des païens. Bien peu d’entre nous ont le courage de faire à Dieu crédit.

dimanche 27 mai 2018

Tout sera dit.


En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. (Jean 16 :23).

« En ce jour-là », c’est-à-dire quand le Sauveur glorifié nous aura fait entrer dans la communion du Père....

Jusqu’à ce moment-là, vous avez bien des questions à me poser. Mais, une fois que vous êtes dans la communion de Dieu, les questions s’évanouissent et il n’en reste plus. Votre vie s’est transformée parce qu’elle s’est identifiée à celle du Christ ressuscité, et vous êtes en parfait accord avec les desseins de Dieu. Peut-on vraiment dire cela de vous ? Mais pourquoi pas ?

Il peut y avoir une foule de choses qui restent obscures pour votre intelligence, mais elles n’ont pas à intervenir entre votre cœur et Dieu.

« Ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. » A quoi bon poser des questions, puisque vous savez que Dieu arrangera toutes choses pour que sa volonté se réalise de point en point. Votre cœur ne se trouble point puisque vous vous confiez en Jésus. Si vous rencontrez quelque difficulté, quelque obstacle à votre foi, n’en cherchez pas la solution dans votre intelligence, mais bien dans vos dispositions intérieures. C’est là qu’il y a quelque chose à corriger. Quand vous serez parfaitement disposé à vous soumettre à Jésus, votre intelligence y verra parfaitement clair, vous serez tout près de Dieu, comme l’enfant qui tient la main de son père, et ce jour-là vous n’aurez plus de questions à poser.



jeudi 24 mai 2018

Choisir.



Si tu prends à gauche, j’irai à droite ; et si tu prends la droite, j’irai à gauche. (Genèse 13 :9).

Aussitôt que vous commencez de vivre de la vie d’un enfant de Dieu, de magnifiques horizons s’ouvrent devant vous, et vous avez le droit de choisir là dedans tout ce qui vous convient. Mais si vous vivez par la foi, si vous êtes vraiment un enfant de Dieu. Vous userez de votre liberté pour renoncer à tous vos droits et vous laisserez Dieu choisir à votre place. Dieu vous placera peut-être, pour vous éprouver, devant un choix tel qu’à vues humaines. Votre premier devoir serait de vous inquiéter de votre santé et de votre bien-être. Mais si vous vivez par la foi, vous renoncerez joyeusement à votre droit de choisir vous-même, et vous laisserez à Dieu le soin de choisir pour vous. C’est en pratiquant cette discipline d’obéissance totale à la voix de Dieu que vous verrez tout votre être naturel se transformer en un être spirituel.

Toutes les fois que nous nous fondons sur notre droit, cela obscurcit en nous l’intuition de Dieu. Le plus grand ennemi de la vie en Dieu, ce n’est pas le péché, c’est le bien qui n’est pas tout ce qu’il devrait être. Abraham avait tous les droits pour choisir lui-même. C’était, semble-t-il, ce qu’il avait de mieux à faire et, dans son entourage, on a dû le taxer de fou. Beaucoup d’entre nous ne font pas de progrès dans la vie spirituelle, parce que nous voulons choisir nous-mêmes ce qui vaut le mieux, au lieu de laisser Dieu choisir pour nous. Nous avons à nous habituer à regarder à Dieu pour toute chose.



mercredi 9 mai 2018

L'Ascension du Christ.



1. Que célèbrent les chrétiens ce jour-là ?

Le jour de l’Ascension, les Églises chrétiennes célèbrent la montée du Christ vers Dieu son Père. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit Saint. Cette fête se fonde sur les textes de l’Évangile.

2. Sur quel texte repose la célébration de cette fête ?

Cet événement est relaté par l’Évangile de Marc (chapitre 16, verset 19), l’Évangile de Luc (chapitre 24, verset 51) et le livre des Actes des Apôtres (chapitre 1, versets 6-11). Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, quarante jours après Pâques, Jésus apparaît une dernière fois à ses disciples et leur annonce : « Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins (…) jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. L’Évangile de Luc précise que les apôtres « retournèrent à Jérusalem, remplis de joie ».

3. Pourquoi la fête de l’Ascension est célébrée un jeudi ?

Le jour de l’Ascension tombe toujours un jeudi parce que l’Église célèbre cette fête quarante jours après le dimanche de Pâques, jour de la Résurrection de Jésus. Ce nombre de quarante jours provient du livre des Actes des Apôtres où Luc écrit que Jésus "pendant quarante jours, était apparu aux apôtres et les avait entretenus du Royaume de Dieu" (Actes 1, 3).
Quarante est un nombre que l’on retrouve régulièrement dans la Bible. Ce nombre représenterait la durée d’une existence humaine. « Le nombre quarante est symbolique, explique le jésuite Marcel Domergue. Il représente la durée d’une existence humaine et même la durée de l’histoire de l’humanité. Ainsi Noé affronte pendant quarante jours les eaux mortelles de l’abîme primitif. Nouvelle naissance, nouvelle création. »

4. Pourquoi dit-on que le Christ monte au ciel ?

Quand la Bible parle de « ciel », cela ne désigne pas un départ de Jésus-Christ dans l’espace : « Le parler biblique ne peut situer Dieu qu’en haut, au sommet de l’univers, tandis que le lieu de la mort et aussi celui du mal, est en bas vers le sol », voire plus bas encore, « au Shéol », explique le bibliste Jacques Nieuvarts. En disant que Jésus est monté au ciel, les textes signifient que, comme il est « descendu » prendre la condition d’homme, Dieu, ensuite, l’a élevé au-dessus de tout, « au sommet de l’univers ».

5. Est-ce le premier récit d’ascension dans la Bible ?

Non, le récit de l’Ascension du Christ n’est pas le premier récit de ce type dans la Bible. Il y a, dans l’Ancien Testament, celui de l’échelle de Jacob et plus célèbre encore, celui du départ d’Élie au terme de sa mission. Ce prophète ne meurt pas, il est emporté au ciel sur un char de feu (2 Rois 2, 1-14), raconte ce texte.
À travers cette image, le récit veut signifier qu’Élie n’est pas mort et le livre du prophète Malachie, qui clôt l’ensemble prophétique, annoncera son retour, comme précurseur du Seigneur lors de sa venue (Malachie 3). C’est un récit qui évoque aussi un passage de témoin, du prophète à son disciple, comme sera celui du Christ à l’Église.

6. Depuis quand le jour de l’Ascension est-il un jour férié  ?

Très rapidement, cette fête a connu dès les premiers siècles une grande importance. En France, lors du concordat signé entre Bonaparte et le pape Pie VII, l’Ascension est restée l'une des quatre fêtes d'obligation avec Noël, l'Assomption et la Toussaint. Autrement dit, ces jours doivent être célébrés par les chrétiens comme le dimanche, et sont alors des jours chômés. Cette obligation légale a été maintenue en 1905 lors de la loi de séparation de l’Église catholique et de l’État.

7. Ascension et Assomption, est-ce la même fête ?

Non, le 15 août, les chrétiens célèbrent l’Assomption de Marie, c’est-à-dire la montée au ciel de la mère du Christ, sans avoir connu la corruption de la mort. Le mot « Assomption », qui provient du latin assumere, soit « prendre » ou « enlever », illustre la montée au ciel du corps et de l’âme de la Vierge. Une fête qui ne se base pas sur un texte biblique, mais sur une tradition populaire qui a incité l’Église Catholique Romaine à définir l'Assomption de Marie comme un dogme, en 1950.

samedi 5 mai 2018

Intercéder sincèrement.


Ainsi, frères, … le sang de Jésus nous ouvre un libre accès au lieu très saint… (Hébreux 10 :19).

Ne vous imaginez pas que dans l’intercession vous ayez le droit d’apporter à Dieu vos sympathies et vos préoccupations personnelles pour autrui, et d’exiger de Lui qu’Il s’y conforme. Nous n’avons le droit d’intercéder que parce que Jésus s’est identifié et substitué au péché. C’est « le sang de Jésus » qui « nous ouvre un libre accès au lieu très saint ».

Nous sommes têtus spirituellement, et c’est le plus grand obstacle à l’intercession. Nous considérons qu’il y a, chez nous comme chez les autres des vertus, des éléments louables qui n’ont aucun besoin d’être rachetés par le sacrifice de Jésus-Christ. Cela paralyse notre intercession, comme l’estomac trop gonflé ne peut plus digérer. Nous ne nous plaçons pas au point de vue de Dieu pour considérer les autres. Nous sommes mécontents de Lui, nous sommes hypnotisés par notre propre manière de voir, et notre prétendue intercession n’est que la glorification de nos sympathies et de nos tendances naturelles. Nous avons à nous rendre compte que pour suivre Jésus, qui s’est identifié sur la croix avec le péché, nous avons à faire subir à toutes nos tendances une transformation radicale. L’intercession doit être substitutive, c’est-à-dire que nous devons substituer à nos vues personnelles sur les autres la manière dont Dieu envisage leur salut.

Suis-je têtu spirituellement ? Ou bien suis-je prêt à substituer le point de vue de Dieu à mon point de vue ? Suis-je têtu, revêche, rebelle ? Ou bien suis-je un enfant docile, qui se plie en tout aux volontés de son Père, et qui s’unit à Lui ?




jeudi 3 mai 2018

"Le Chemin Néocatéchuménal" ou "du Néocatéchuménat". Un mouvement sectaire au Vatican (1)





Suite à mon précédent article concernant "le Chemin" (lire ici), certains m'ont demandé comment j'avais connu le Chemin du Néocatéchuménat (aussi appelé Chemin néocatéchuménal).

Premier contact.

Cela fait quelques dizaines d'année que j'habitais la banlieue strasbourgeoise. J'avais fait la connaissance de ma charmante épouse dont la famille appartient à ce mouvement. Ils fréquentaient une paroisse dans le Quartier de l'Esplanade, à Strasbourg. Sous la pression de sa famille, ma future épouse me suggéra une cérémonie dans l'Eglise Catholique. Or, ma situation familiale de divorcé m'interdisait formellement une cérémonie religieuse dans cette église. La seule alternative pour y accéder était d'obtenir une décision de nullité de mon précédent mariage.
Pour lui faire plaisir, je rencontrais donc un prêtre de l'Officialité (ça s'appelle comme çà !) à l'Archevêché de Strasbourg. J'appris qu'il fallait que je prouve, après un bon nombre d'années, après deux jugements de cette instance, que les conditions de maturité du couple n'était pas réunies pour qu'à posteriori, mon mariage fut déclaré invalide. Un véritable délire.... L'entretien fut relativement bref. Mon interlocuteur ne crut pas bon d'échanger un seul regard avec moi, débitant son discours d'une voix monocorde, en regardant le mur. Il n'oublia pas de me glisser une feuille, en insistant sur le fait qu'il y aurait quelques frais (environ 400 € actuels). Quoi de plus normal dans l'Eglise Catholique.... Devant un tel accueil, nous décidâmes, mon épouse et moi, de laisser tomber. Décidément, cette l'église romaine n'avait pas évolué et nous n'y avions plus notre place. Elle tolérait volontiers, dans un silence coupable les exactions coupables de son clergé, mais manifestait bien peu de charité chrétienne envers ses brebis.

Lorsqu'ils apprirent notre décision, la famille de ma future femme nous invita à en discuter. Ce couple qui paraissait jusqu'alors assez aimables, nous montra sa véritable nature. Nous eûmes droit au discours sectaire et fanatique d'un vieux couple hargneux et agressif. Les adeptes du Chemin, pour le moins fanatiques et intolérants, n'avaient rien à envier aux intégristes de Mgr Lefèbvre. A bout d'arguments, devant notre détermination, le monsieur nous dit « d'aller nous marier à la mosquée ». Quelle curieuse invitation ! Le plus savoureux dans l'histoire, était que l'épouse de cet individu est d'origine arabe. Mais, le ridicule n'a jamais tué personne, surtout pas les gens du Chemin...

Devant un discours aussi radical, je décidais de me renseigner sur ce fameux « Chemin Néocatéchumal» et je ne fus pas déçu. Je m'adressais donc au prêtre qui m'avait marié précédemment. Il avait eu à faire à ces gens-là à Mulhouse, les décrivant comme « des loups déguisés en agneaux ». Pour lui, laisser entrer le Néocatéchuménat dans une paroisse, c'était laisser entrer le loup dans la bergerie. Il m'expliqua que leur technique d'infiltration sournoise était simple, semblable à celle du coucou : investir le nid des autres. Quelques laïcs se présentaient en compagnie d'un prêtre, tous très mielleux et gentils, et proposaient une catéchèse pour adulte en vue de la « nouvelle évangélisation », prônée par le Concile Vatican II. Ensuite, une fois acceptés, ils prenaient des responsabilités dans la paroisse et imposaient les dogmes très particuliers du Chemin Néocatéchuménal de leurs gourous espagnols Kiko Arguello et Carmen Hernandez (décédée en 2016).
Leurs enseignements très fondamentalistes (et pour le moins particulier) s'écartait très souvent de celui de l'Eglise. Ils avaient une organisation bien à eux, avec des catéchistes itinérants qui vivaient aux crochets des communautés, collectant régulièrement de l'argent pour « le chemin ». Ils créaient une communauté, une communauté parallèle très fermée, fonctionnant en marge de la paroisse, très sectaire (tout ce qui était en dehors du Chemin était « mauvais »), et il s'en suivait la plupart du temps, un éclatement et la fermeture de la paroisse. Il me conseilla expressément de m'éloigner des membres de ce mouvement douteux, qu'il considérait comme une secte. Je m'aperçus plus tard, par les contacts que j'eus avec ces gens, que c'était loin d'être faux.
Lors d'une rencontre, un des responsables de la communauté , sans aucune honte, me confiait à demi mots, le choix dans le profil des personnes ciblées : « Nous, ce qui nous intéresse dans le Chemin, ce sont des gens qui ont des problèmes. Ils ne posent pas de questions ». Le ton était donné.

La chasteté

Une anecdote particulièrement lamentable m'indiqua jusqu'où pouvait aller l'intrusion de cette bande de fanatiques dans la vie privée de ses membres.
Un jeune couple de leur communauté vivait en concubinage. Enfer et damnation. On leur fit vite comprendre que cela n'était pas conforme avec « le Chemin ». Les pauvres durent subir un week-end entier en immersion totale, une retraite sur « comment vivre la chasteté ». Mais, comment résister à la tentation ? Une solution pour le moins originale leur fut donnée. Si la jeune fille arrêtait de prendre la pilule, le Saint-Esprit ferait sont œuvre et elle ne serait plus envahie pas la tentation de la chair. La pauvre put tenir le coup quelques jours, mais le désir reprit le dessus et, arriva ce qui devait arriver : elle tomba enceinte. Bien sur, on les maria très vite avant que cela se sache.
Dans le Chemin, on vous apprend l'obéissance et surtout pas l'intelligence. On vous formate le cerveau au point d'en oublier toute logique dans la vie de tous les jours.

Le mariage

Un couple, dont la femme fréquentait cette communauté, vivait en concubinage avec un brave homme (baptisé protestant). Ils avaient eu une petite fille ensemble. Là encore, comme à l'accoutumée, un responsable les harcela pour se marier religieusement, avec une messe célébrée (bien sur !) par un prêtre du Chemin. Je fus sollicité pour mettre en place le buffet qui suivait la cérémonie. Je me retrouvais avec une femme hystérique qui me raconta des déboires sentimentaux. Le fameux buffet était ragoûtant, comportant entre autres, des tartines de pâté racornies et préparées la veille.
Nous assistâmes à la Messe. Un vieux prêtre italien, qui semblait avoir quelques trous de mémoire, célébra tant bien que mal une Messe laborieuse à la liturgie bien fantaisiste qui était spécifique au « Chemin ». Il y eu quelques chants, aux accents de flamenco, interprétés par un pauvre garçon qui grattait furieusement sur sa guitare en chantant faux. A la fin de l'office, dans une exaltation intense, une grande partie de l'assistance se mit à danser autour de l'autel. J'appris plus tard que c'était « la danse de David ».

Des personnes en souffrance.

Quelques membres, durant les quelques années où j'ai eu des contacts avec eux, m'ont fait part de leur grande souffrance.
Leur position était très ambivalente. D'un côté, elles exprimaient leur lassitude d'un mouvement très prenant qui dirigeait et régentait leurs vies. D'un autre côté, elles décrivait une certaine addiction. « Le Chemin, c'est comme une drogue pour moi », me décriva une certaine Corinne.
Les responsables et catéchistes itinérants dont un certain Julien) exerçaient une pression constante, se nourrissant d'une délation institutionnalisé dans le Chemin. Le moindre fait et geste, le moindre commentaire qui n'allaient pas dans le sens désiré étaient immédiatement rapportés, et le malheureux auteur de l'acte délictueux était recadré sine die. Les demandes d'argent étaient récurrentes et très fréquentes. On demandait même à certains de payer la dîme.
La rétention des membres qui avaient dans l'idée de quitter le Chemin est très active. Quand on tient une proie dans ses filets, on ne la lâche pas comme çà dans ce mouvement. Les membres épris de liberté étaient régulièrement contactés. On leur promettait les pires malheurs et punitions divines s'ils quittaient le chemin, en émaillant l'argumentaire par des histoires inventées de toutes pièces où ceux qui avaient osé quitter le Chemin, se retrouvaient dans des situations inextricables. Bref, tous les moyens étaient bons pour retenir les membres des groupes. Devant le harcèlement dont ma future épouse était victime, je dus vigoureusement demander à un des responsables de la laisser en paix. Il n'insista pas, me disant à nouveau au passage, que « ce qui les intéressait dans le Chemin, c'étaient les personnes qui avaient des problèmes et qui leur obéissaient au doigt et à l'oeil ». On s'en serait douté.
Les nombreux enfants des catéchistes étaient ballotés au gré des aspirations de leurs parents, suivant quelquefois une scolarité décousue. Du jour au lendemain, toute la famille devait tout quitter pour aller évangéliser l'Afrique...

Comme partout, l'historique de cette communauté du Chemin néocatéchuménal était très chaotique et problématique sur Strasbourg. Ils avaient séjourné dans diverses paroisses catholiques strasbourgeoise (Paroisse Saint Jean, Notre Dame de Lourdes, la Sainte Trinité) et chaque fois, ils n'avaient laissés qu'une paroisse déserte et des ruines, ayant profité des locaux sans rien apporter à la paroisse, au grand désespoir des prêtres en place qui s'apercevaient, un peu tard, qu'ils s'étaient faits berner.




mardi 1 mai 2018

Bénédiction des bikers à Beaucaire le 1er mai 2018.



A l'occasion de la 5ème Rencontre de l'Américan Bikers, nous étions invités pour bénir les motards et leurs fières montures.

Malgré la pluie, une foule d'amateurs s'était pressée pour cette manifestation.

En fin de matinée, nous avons procédé à la bénédiction dans une ambiance conviviale de partage et de franche amitié.

Merci pour ces moments bénis.