Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

dimanche 25 février 2018

C'est quoi servir Dieu ?!


Pour vous, je me dépenserai, je m’épuiserai avec joie, quand même, à mesure que je vous aime davantage, vous m’aimiez, vous, toujours moins. (2 Cor. 12 :15).

L’amour humain s’attend à être payé de retour, mais Paul ne pense qu’à une seule chose : gagner à Dieu des âmes. « Vous connaissez la générosité de notre Seigneur Jésus-Christ qui, étant riche, s’est fait mendiant à cause de nous, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis. »

Paul, lui aussi, est tout prêt à s’épuiser lui-même joyeusement pour les autres.

L’idée ecclésiastique de ce que doit être un serviteur de Dieu n’est pas du tout celle de Jésus. Son idée, c’est que nous, ses ministres, nous le servions en étant au service des autres hommes. Il est plus socialiste que les socialistes. Le plus grand dans son Royaume sera, nous dit-il, le serviteur de tous. La vraie preuve qu’on est à Dieu, ce n’est pas qu’on prêche l’Évangile, c’est qu’on lave les pieds de Ses enfants, c’est-à-dire qu’on laisse de côté l’estime des hommes, pour ne penser qu’à l’estime de Dieu. Paul trouvait sa joie à se dépenser pour amener les hommes à Dieu, et il ne regardait pas ce que ça lui coûtait.

Nous autres nous regardons le côté financier : « Si Dieu veut m’envoyer là-bas, quel sera mon traitement ? Le climat est-il bon ? Quelles ressources trouverai-je? Il faut bien le savoir. » Nous faisons en un mot nos réserves. Paul n’en faisait aucune. Je vois dans l’apôtre Paul l’image parfaite du fidèle disciple, selon Jésus-Christ et selon le Nouveau Testament : non pas simplement le messager de la Bonne Nouvelle, mais celui qui se donne tout entier, qui devient entre les mains de Jésus le pain rompu et le vin répandu au service des âmes.



dimanche 11 février 2018

A l'écoute de Dieu.

Le peuple dit à Moïse : “Parle-nous, toi et nous écouterons; mais que Dieu ne nous parle pas, cela nous ferait mourir !” (Exode 20 :19).

Nous ne faisons pas exprès de désobéir à Dieu ; tout simplement, nous ne faisons pas attention à Lui. Dieu nous a donné ses commandements, ils existent, et nous n’y prenons pas garde parce que nous n’avons quelquefois pour Lui, ni respect, ni amour. « Si vous m’aimez, dit Jésus, vous garderez mes commandements. » Quand nous nous rendons compte que nous avons toujours manqué de respect à l’égard de Dieu, nous ne pouvons qu’être plongés dans la honte et dans l’humiliation.

« Parle-nous, toi ; mais que Dieu ne nous parle pas ! » Cela prouve combien peu nous aimons Dieu. Nous préférons entendre ses serviteurs, nous écoutons volontiers leurs témoignages. Mais nous ne voulons pas que Dieu Lui-même nous parle. Pourquoi donc en avons-nous si peur ? Parce que nous savons bien que si Dieu nous parle, il faudra que la chose se fasse, ou alors que nous refusions carrément de lui obéir. Quand c’est seulement le serviteur de Dieu, nous estimons que ce qu’il dit n’est pas contraignant pour nous, car c’est tout bonnement sa manière de voir à lui, même si au fond, nous sentons que c’est peut-être celle de Dieu.

Est-il possible ? Dieu m’a traité jusqu’à présent comme son enfant, et moi j’ai fait comme s’il n’existait pas. Cet affront, cette humiliation que j’ai infligée à Dieu, elle retombe sur moi. Comment ai-je pu être à ce point sourd et rebelle ? Quand enfin nous parvenons à écouter Dieu, la joie de l’entendre est accompagnée de la honte d’avoir été sourds à sa voix jusque-là.



vendredi 9 février 2018

Tourner les yeux vers le Seigneur.

Levez les yeux en haut, et regardez. Qui a créé toutes tu étoiles ? (Isaïe 40 :26).

Le peuple de Dieu, au temps d’lsaïe, avait desséché son cœur et son imagination en contemplant des idoles. Le prophète tourne leurs regards vers les cieux étincelants. La nature pour le croyant est un symbole qui mène à Dieu, un moyen de grâce. Pour un enfant de Dieu, la nature apparaît comme un vaste trésor. Chaque brise qui souffle, chaque nuit, chaque journée, chaque buisson qui fleurit, chaque fleur qui se fane, tout cela, c’est Dieu même qui vient à nous, si seulement nous savons le voir.

La marque d’une vie spirituelle authentique, et concentrée en Dieu, c’est qu’elle tient notre imagination captive. Regardez où vous en êtes. Est-ce que votre pensée s’attache à une idole ? Peut-être à vous-même, à votre travail, à votre expérience personnelle du salut et de la sanctification ? Alors votre pensée, par rapport à Dieu, se meurt d’inanition, et en présence des difficultés de la route, rien ne vous éclaire. Réveillez-vous de cette léthargie. Ne regardez pas à votre passé, regardez à Dieu. C’est Dieu dont vous avez besoin.

Si vos prières s’enlisent dans les marécages de la médiocrité, c’est que votre pensée de Dieu n’est pas assez forte pour que vous vous mettiez vraiment en Sa présence. Il faut apprendre à sortir de nous-mêmes, à être le pain rompu, le vin répandu, non pas pour nous et pour notre union personnelle avec Dieu, mais pour les autres. Dieu seul peut nous donner cette vision des autres et ce désintéressement.


samedi 3 février 2018

L'Amour qui domine.

Car l’amour du Christ me domine et m’étreint. (2 Corinthiens 5 :14).

Paul nous dit ici que l’amour du Christ le domine et le tient serré comme dans un étau. Il en est bien peu parmi nous qui savent ce que c’est que d’être ainsi tenus et dirigés par l’amour de Dieu. Ce qui nous tient, c’est ce que nous sentons, c’est la poussée des circonstances. Paul n’était tenu que par l’amour du Christ. Chez un homme ou une femme qui en est là, on sait que l’Esprit de Dieu agit sans obstacle.

Quand nous naissons de nouveau et nous avons sans doute à témoigner de ce que Dieu a fait pour nous. Mais, après le baptême du Saint-Esprit, tout cela ne compte plus et nous commençons à comprendre la parole de Jésus : « Vous serez Mes témoins. »

Il ne s’agit plus du témoignage élémentaire, portant sur ce que Jésus peut faire, mais d’être les représentants de Jésus, en acceptant tout ce qui nous arrive comme fait à Lui-même, louange ou blâme, persécution ou approbation.

Il est impossible de jouer ce rôle si nous ne sommes pas entièrement sous la domination de Jésus. C’est la seule chose qui compte, et c’est pourtant la dernière souvent dont le chrétien s’aperçoit. Saint Paul dit que l’amour de Dieu s’est emparé de lui. Il lui importe peu qu’on le traite de fou. Il ne vit plus que pour une seule chose : convaincre les hommes du jugement de Dieu, et de l’amour du Christ. Cet abandon à l’amour du Christ est la condition d’une vie féconde où l’on voit éclater la sainteté de Dieu et non pas celle de l’homme.