Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

lundi 16 juillet 2018

La Parole, non l'orateur...


Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse. (I Corinthiens 2 :4).

Paul était un savant et un orateur de premier ordre. Ce n’est pas une fausse humilité qui lui fait dire ces choses. Mais, il pensait qu’il affaiblirait la puissance de Dieu, si, en l’écoutant, on était frappé par son éloquence.
La foi en Jésus est un miracle que seule la puissance de la Rédemption peut produire, et non l’éloquence d’un discours : « Non pas les discours persuasifs de la sagesse, mais la puissance de Dieu… une démonstration d’esprit et de puissance. »
La puissance créatrice de la Rédemption se manifeste au travers de la prédication de l’Évangile, mais jamais à cause de la personnalité du prédicateur. Si le prédicateur doit s’imposer un jeûne, ce n’est pas en s’abstenant de manger, mais bien en s’abstenant de toute éloquence, de tout raffinement dans la diction, de tout effort pour émouvoir, de tout ce qui pourrait finalement voiler l’Évangile de Dieu. Le prédicateur est là comme représentant de Dieu, « comme si Dieu vous exhortait par nous ».
Il est là non pour présenter un idéal humain, mais l’Évangile de Dieu. Si c’est seulement à cause de ma prédication que les gens désirent devenir meilleurs, ils ne feront pas un seul pas vers Jésus-Christ. Tout ce qui est susceptible de flatter mon amour-propre dans ma prédication de l’Évangile, fera de moi, finalement, un traître à l’égard de Jésus. Car j’empêche son acte rédempteur de déployer ses énergies créatrices.
« Quand j’aurai été élevé de la terre, dit Jésus, j’attirerai tous les hommes à moi. »


dimanche 15 juillet 2018

Dieu nous guide.


A combien plus forte raison votre Père Céleste donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. (Matthieu 7 :11).

Jésus donne ici des règles de conduite pour ceux qui ont en eux son Esprit. Par cette comparaison familière, il cherche à pénétrer notre esprit de la pensée que Dieu contrôle toutes choses. Cela doit amener le disciple à une attitude de confiance totale, et le pousser à demander et à chercher tout ce dont il a besoin avec ardeur.
Nourrissez votre esprit de la pensée que Dieu est là, tout près de vous. Lorsque cette idée est bien ancrée en vous, il vous devient naturel de dire, dans les difficultés : « Qu’importe, mon Père est au courant. » Une telle pensée viendra instinctivement, sans effort.
Autrefois, vous aviez l’habitude de demander l’avis des uns et des autres, mais maintenant, vous êtes tellement rempli de la pensée que Dieu conduit tout, qu’il vous suffit de le consulter directement. Les règles de conduite que Jésus établit pour ceux qui ont reçu son Esprit, se ramènent à ce principe : « Dieu est mon Père, il m’aime ; il n’oublie jamais rien de ce qui me concerne. Alors, pourquoi m’inquiéter ? ».
Il y a des moments, dit Jésus, où Dieu est forcé de nous laisser dans l’obscurité, mais ayez confiance en Lui.
Dieu nous apparaîtra peut-être comme un ami malveillant, mais Il ne l’est pas ; comme un Père dénaturé, mais II ne l’est pas ; comme un juge injuste, mais Il ne l’est pas. Fortifiez en vous cette pensée que Dieu contrôle toutes les circonstances de votre vie. Rien ne vous arrive sans que Dieu le veuille. C’est pourquoi vous pouvez, avec une parfaite confiance, vous reposer sur Lui. Prier, ce n’est pas seulement demander, mais maintenir notre âme dans un climat tel qu’il nous semble naturel de tout demander à Dieu. « Demandez, et vous recevrez. »


vendredi 13 juillet 2018

Persécuté à cause de la foi.


Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant ; mais si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. (Matthieu 5 :39).

Ces versets mettent en évidence l’humiliation qui est attachée au nom de « chrétien ». Du point de vue de la morale naturelle, si quelqu’un ne rend pas coup pour coup, c’est un lâche. Du point de vue spirituel, si un homme ne riposte pas, c’est une preuve de la présence du Fils de Dieu en lui. Si on vous insulte, faites taire tout ressentiment et saisissez l’occasion pour laisser le Fils de Dieu se manifester à travers vous. On ne peut pas faire semblant d’avoir les sentiments qui étaient en Jésus-Christ. Ils sont en nous ou ils n’y sont pas. Pour le chrétien, les insultes personnelles sont des occasions de rayonner de l’incroyable douceur de notre Seigneur Jésus.
L’enseignement du Sermon sur la Montagne n’est pas : « Faites votre devoir », mais « faites plus que votre devoir ». Ce n’est pas notre devoir de faire un deuxième « mille », ou de tendre l’autre joue, mais Jésus dit à ses disciples d’agir toujours ainsi. Bannissons des pensées comme : « Je ne peux pas en faire davantage », ou « On ne m’a pas pris au sérieux, j’ai été incompris. »
Chaque fois que je revendique mes droits, je fais tort au Fils de Dieu. Par contre, je peux éviter à Jésus d’être blessé si je reçois les coups moi-même. C’est ainsi qu’on peut se charger des afflictions du Christ. Le disciple réalise que, dans sa vie, c’est l’honneur de son Seigneur qui est en jeu, et non le sien.
Ne vous attendez pas à ce qu’on soit juste envers vous, mais ne cessez jamais de l’être vous-même. Nous réclamons toujours la justice. Voici ce qu’enseigne le Sermon sur la Montagne. « Ne vous attendez pas à la justice, mais vous, pratiquez-la. »


dimanche 1 juillet 2018

Disciple de Jésus-Christ.


Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas… il ne peut être mon disciple. (Luc 14 : 26 et 27 à 33).

Rien de ce que nous avons de plus précieux, ne doit nous empêcher de suivre Jésus-Christ. Être disciple de Jésus, c’est être attaché à Lui seul. Il y a une grande différence entre l’attachement à une personne et l’attachement à des principes ou à une cause.
Notre Seigneur ne s’est pas fait le champion d’une cause. Il a appelé les hommes à s’attacher à Lui. Être son disciple, c’est être esclave par amour. Beaucoup parmi nous se disent chrétiens, et ne sont pas attachés à Jésus-Christ comme des esclaves. Aucun être humain ne peut avoir pour Jésus-Christ cet amour passionné s’il ne lui a pas été donné par le Saint-Esprit. On peut admirer Jésus, on peut le respecter, le vénérer, et pourtant ne pas l’aimer. Seul le Saint-Esprit aime le Seigneur Jésus et peut répandre dans nos cœurs l’amour de Dieu. Il ne s'agit, en aucune façon, d'une émotion passagère ponctuée de cris et de pleurs. Lorsque l’Esprit Saint voit une occasion de glorifier Jésus, il s’empare de notre cœur et de toute notre personne, et nous enflamme d’amour pour Jésus-Christ.
La vie chrétienne a un caractère d’originalité spontanée. Pourtant, comme Jésus son Maître, on accusera le disciple de ne pas être en harmonie avec la société et d’être inadapté. Mais, Jésus fut toujours en parfait accord avec son Père, et le chrétien doit de même être en accord avec Lui. Les hommes se complaisent dans des doctrines, mais Dieu doit faire sauter leurs préjugés à la dynamite, pour qu’ils puissent s’attacher vraiment à Jésus-Christ.


samedi 23 juin 2018

Le péché et la souffrance.


Homme de douleur et familier avec la souffrance. (Isaïe 53 :3).

Nous ne pouvons pas être familiers avec la souffrance au même degré que notre Seigneur Jésus-Christ. Nous la traversons, nous la supportons, mais nous n’arrivons pas à être familiers avec elle.
Au commencement de notre vie, nous ne pouvons pas accepter le fait du péché. Nous nous faisons une idée rationnelle de la vie humaine. Nous croyons qu’en surmontant ses mauvais instincts et en faisant sa propre éducation, un homme par une évolution graduelle peut atteindre à la vie selon Dieu. Mais, quand nous avançons dans la vie, nous rencontrons un fait dont nous n’avions pas tenu compte, à savoir le péché, et ce fait à lui seul renverse tous nos beaux raisonnements. Le péché a rendu la vie laide et irrationnelle. Le péché n’est pas une simple déficience, c’est une terrible réalité et une révolte ouverte contre Dieu. Dans ma vie, c’est une lutte à mort entre le péché et Dieu lui-même.
Le Nouveau Testament nous l’enseigne très clairement : si le péché règne en moi, il tuera en moi toute la vie qui me vient de Dieu ; si c’est Dieu qui règne en moi, il tuera en moi le péché. Il n’y a pas d’autre alternative. L’aboutissement suprême du péché dans le monde, c’est la crucifixion de Jésus-Christ ; et ce sera la même chose dans ma vie et dans la vôtre. Dans votre conception de la vie et du monde, il faut nous habituer à cette idée, que le péché est un fait, le seul qui explique à la fois la venue de Jésus-Christ sur la terre, et l’existence dans notre vie de l’affliction et de la souffrance.


lundi 18 juin 2018

S'occuper de son troupeau.


« M’aimes-tu ?… Pais mes brebis. » (Jean 21 :16).

Jésus ne nous dit pas : « Convertissez les gens à votre manière de penser, mais occupez-vous de mes brebis, donnez-leur la nourriture qu’il leur faut ». On pourrait dire : « Enseignez-leur à me connaître. » Nous considérons que nous servons Jésus par notre activité chrétienne. Mais, Jésus considère que nous le servons par notre attitude à son égard, et non pas par ce que nous faisons pour lui. Être disciple de Jésus-Christ, c’est lui être entièrement dévoué ; ce n’est pas adhérer à une croyance ou à un dogme quelconque. « Si celui qui vient à moi ne hait pas… il ne peut pas être mon disciple. »
Jésus ne raisonne pas, il ne nous contraint pas, il constate. « Si tu veux être mon disciple, il faut que tu te donnes entièrement à moi. » Dès que l’Esprit de Dieu agit en moi, je m’écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » et voilà comment je me donne tout entier.
Aujourd’hui, nous avons substitué la doctrine sur Jésus à la personne de Jésus. Nous nous dévouons à telle ou telle cause, mais bien rarement à Jésus lui-même. Les représentants de l’intelligence humaine ne voient en Jésus qu’un maître comme les autres. Notre Seigneur, lui, mettait en première ligne son obéissance à la volonté du Père. Le salut des hommes venait en seconde ligne, comme une conséquence naturelle. Si je me dévoue seulement à la cause de l’humanité, je serai bientôt épuisé, et mon amour faiblira. Mais, si j’aime Jésus-Christ passionnément, je servirai toujours l’humanité, même si les hommes me traitent comme le paillasson où ils s’essuient les pieds.
Le secret de la vie chrétienne, c’est le dévouement de toute l’âme à Jésus-Christ, et son caractère essentiel, c’est qu’elle ne se fait pas remarquer. C’est le grain de blé qui tombe à terre et qui meurt, pour lever ensuite et transformer l’aspect du champ, c’est-à-dire du monde.



dimanche 17 juin 2018

Ouverture de notre chaîne sur YOU TUBE





Nous avons le plaisir de vous annoncer l'ouverture de la Chaîne de la Mission Saint Hilaire sur YOU TUBE.

Vous pouvez nous retrouver sur le lien en cliquant ici.


Bon visionnage !



Le doute et l'action.


Pierre, marchant sur les eaux, s’avança vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur… (Matthieu 14, 29. 30).

Le vent était fort, les vagues étaient hautes avant que Pierre sortit de la barque pour aller vers Jésus. Mais, Pierre n’y prenait pas garde. Son Maître était là, il l’appelait à lui ; Pierre, sans voir autre chose, marchait vers Jésus. Mais en chemin, il réfléchit que le vent était fort, et immédiatement il se mit à s'enfoncer. Pourtant le Seigneur pouvait lui donner le pouvoir de marcher dans le creux des vagues aussi bien qu’à leur sommet. Mais, la condition indispensable, dans les deux cas, c’était de regarder au Seigneur Jésus et de se fier à Lui.
Il nous arrive à nous aussi, de nous avancer pour aller vers Dieu et tout à coup, nous réfléchissons au danger que nous courons et nous nous mettons à nous enfoncer. Si vous avez clairement entendu l’appel du Seigneur, vous n’avez pas à vous préoccuper des circonstances qu’il a disposées et organisées pour vous. Elles sont là, c’est vrai, mais vous n’avez pas à vous laisser hypnotiser par elles, car alors vous serez englouti, vous auriez perdu de vue votre Maître, et vous l’entendriez vous dire : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Quelles que soient vos circonstances, restez les yeux fixés sur Jésus, ayez en lui pleine confiance.
Si vous hésitez, ne fût-ce qu’une seconde, quand Dieu vous a parlé, tout est perdu. Surtout ne vous mettez pas à dire : « M’a-t-il vraiment parlé ? » Jetez-vous en avant sans penser à rien d’autre. Vous ne savez pas d’avance quand Dieu vous parlera. Mais, dès qu’Il le fait, si faiblement que vous perceviez sa voix, abandonnez-vous à Lui, et sa voix deviendra toujours plus distincte.


dimanche 10 juin 2018

Baptême de Mathilde.



Mathilde, sa Maman et le Right Rev. Serge


En ce dimanche, nous nous sommes retrouvés à la Chapelle du Domaine de la Rose d'Argence à Fourques (Gard) pour le Baptême de la petite Mathilde.

Son frère et sa soeur avaient tenu à délivrer un très émouvant message où ils ont exprimé tout leur amour.

Longue vie à Mathilde dans l'amour du Seigneur.





samedi 9 juin 2018

Demander et recevoir.


Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, et pour satisfaire vos passions. (Jacques 4 :3).

Si vous demandez pour satisfaire vos passions, et non pas pour plaire à Dieu, vous demandez mal, car vous demandez pour vous-même. Et plus vous vous cherchez vous-même, moins vous cherchez Dieu. Cherchez comme il faut chercher, c’est-à-dire cherchez Dieu, et vous le trouverez. Mettez-vous en marche et concentrez vos efforts vers ce but. Avez-vous jamais cherché Dieu de tout votre cœur ou bien ne l’avez-vous invoqué que lorsque votre âme était un peu dolente ? Cherchez énergiquement et vous le trouverez.
« Vous tous qui avez soif, venez ! les eaux sont là. » Avez-vous vraiment soif ou bien êtes-vous béatement satisfait de votre médiocrité ?
« Frappez, et l’on vous ouvrira. » « Approchez-vous de Dieu. » Frappez et la porte est fermée. Pendant que vous frappez, votre cœur bat à coups redoublés. » Nettoyez vos mains, pécheurs !
Frappez un peu plus fort. Vous vous apercevez que vos mains sont sales. « Purifiez vos âmes, hommes irrésolus ! » Ceci vous touche encore davantage ; vous sentez qu’il faut à tout prix aboutir. « Sentez votre misère, affligez-vous et pleurez ! » Vous êtes-vous jamais vraiment affligés devant Dieu de votre misère intérieure ? Ce n’est plus une complaisante pitié de vous-même, c’est la douloureuse stupéfaction de voir ce que vous êtes en réalité. « Humiliez-vous devant le Seigneur ! » C’est une humiliation, sans contredit, de devoir frapper à la porte, tout comme le brigand crucifié. Mais, à celui qui frappe, on ouvrira.


mercredi 6 juin 2018

L'expiation.


Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai. (Jean 14 :13).

Est-ce que je m’acquitte fidèlement du ministère de l’intercession ? Dans ce ministère caché, il n’y a aucun piège, aucun danger de vanité ou d’orgueil, mais il porte du fruit à la gloire du Père. Est-ce que je laisse ma vie spirituelle se dissiper à tous les vents, ou bien est-ce qu’elle est concentrée sur un seul point, l’expiation ? Est-ce que Jésus-Christ domine de plus en plus tous les élans de ma vie ? Si l’expiation est le point central de toute ma pensée, sous son influence, je porterai du fruit à la gloire de Dieu dans chaque phase de mon existence.
Il faut que je prenne le temps de me recueillir, si je veux saisir ce point central, d’où me viendra toute énergie. Est-ce que je donne à cette pensée ne fût-ce qu’une minute par heure, dans toute ma journée ? « Si vous demeurez en moi », dit Jésus (c’est-à-dire si vous pensez et si vous agissez continuellement en partant de ce point central), « demandez ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez ». Est-ce que je demeure en lui ? Est-ce que je prends pour cela le temps nécessaire ? Quelle est la source principale de mon énergie ? Est-ce mon travail lui-même, le service que j’accomplis pour Dieu, mes sacrifices pour les autres, ou bien mon effort de travailler pour Dieu ? Ce qui doit être la source capitale de mon énergie, c’est le sacrifice de Jésus, c’est l’expiation. Ce qui exerce sur nous la plus forte influence, c’est non pas ce qui absorbe le plus de notre temps, mais ce qui a sur nous le plus de pouvoir. Il faut nous concentrer sur ce qui est essentiel.
« Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai. » Celui qui demeure en Jésus ne fait qu’un avec la volonté de Dieu, et son choix, qui nous apparaît tout à fait libre, coïncide avec l’éternel décret de la volonté divine. C’est là, dites-vous, un mystère, une contradiction, une absurdité ? Oui, sans doute, et pour le croyant c’est une vérité glorieuse.


dimanche 3 juin 2018

L'amitié avec Dieu.


L’amitié de l’Éternel est pour ceux qui le craignent. (Psaume 25 :14).

A quoi reconnaît-on un véritable ami ? A ce qu’il nous raconte ses chagrins secrets ?
Non. On le reconnaît à ce qu’il nous fait part de ses joies secrètes. Vous trouverez bien des gens pour vous confier leurs chagrins. L’intimité seule permet d’échanger ses joies intimes. Avons-nous jamais permis à Dieu de nous faire part de ce qui le réjouit ? Sommes-nous si pressés de lui raconter tous nos secrets que nous ne lui laissons pas un instant pour nous parler lui-même ? Au début de notre vie chrétienne, nous sommes débordants de requêtes. Plus tard, nous comprenons que Dieu veut nous mettre en rapport direct avec lui, afin que nous prenions part à ses desseins.
Sommes-nous assez pénétrés de la conception que Jésus-Christ a de la prière : « Que ta volonté soit faite… » pour pouvoir saisir les plus secrètes intentions de Dieu ? Dieu touche nos cœurs, non pas tant par ses grandes bénédictions que par les petits détails. Il est au courant de tout ce qui nous concerne et il sympathise avec nos moindres préoccupations.
A l’homme qui craint l’Éternel, Dieu montrera la voie qu’il doit choisir. Au début, nous avons besoin de nous rendre compte que Dieu nous dirige. Plus tard, notre pensée est si pénétrée par l’Esprit de Dieu qu’il n’est pas besoin que nous cherchions sa volonté. L’idée même de choisir autre chose ne nous viendra plus. Chaque fois que nous ne sommes pas sûrs d’être sur la bonne voie, il faut s’arrêter net, et non pas se mettre à raisonner, en se disant : « Pourquoi pas, après tout ? » Dieu, à ce moment-là, nous instruit par nos choix spontanés. Il dirige notre bon sens et nous ne faisons plus obstacle à son Esprit en lui demandant sans cesse : « Seigneur, quelle est donc ta volonté ? »


vendredi 1 juin 2018

La vision de Dieu.


Quel est l’homme qui craint l’Éternel ? (Psaume 25 :12).

Quelle est la vision qui vous hante ?
« Aucune », direz-vous peut-être. Mais, aucun de nous n’échappe à une telle hantise. La vision peut venir d’en bas ou d’en haut. Le psalmiste nous dit que nous devons être hantés par la vision de Dieu. Cette vision doit faire partie intégrante de toutes nos pensées, sans aucun raisonnement de notre part. La pensée de l’enfant est toujours hantée par la vision de sa mère, même quand il ne s’en rend pas compte. On le voit bien dès qu’il lui arrive quelque infortune. C’est ainsi que nous devons avoir en Dieu la vie, le mouvement et l’être, et que nous devons considérer toute chose du point de vue de Dieu, la vision de Dieu surgissant sans cesse de notre subconscience.
Si nous sommes hantés par la vision de Dieu, aucune autre ne peut nous hanter, aucun souci, aucun tracas, ni aucun découragement. Et voilà pourquoi Jésus condamne si sévèrement le péché de l’inquiétude.
Comment osons-nous douter ainsi de la bonté de Dieu, quand il nous environne de toute part ? Être hanté par la vision de Dieu, c’est le rempart le plus efficace contre les assauts de l’ennemi.
« Son âme reposera dans le bonheur. »
Malgré la persécution, la calomnie, toutes les misères, si notre vie est cachée avec le Christ en Dieu, Il nous fera reposer dans le bonheur. Nous nous privons nous-mêmes de cette communion merveilleuse et bienfaisante. « Dieu est notre refuge. » C’est un abri où rien ne peut nous atteindre.


mardi 29 mai 2018

Pas facile de vraiment suivre Dieu.


Seigneur, je te suivrai.., mais… (Luc 9 :61).

Supposons que Dieu vous demande de faire quelque chose qui est tout à fait contraire à votre bon sens, qu’allez-vous faire ? Allez-vous reculer ? Quand on a pris une habitude dans le domaine corporel, on recommence chaque fois jusqu’à ce qu’on ait brisé cette habitude par un effort de volonté. Il en est de même dans le domaine spirituel.

Vous serez chaque fois sur le point d’obéir à Jésus-Christ, et chaque fois vous reculerez, jusqu’à ce que vous ayez pu abandonner par un acte de volonté, votre propre volonté. « Oui, dites-vous; mais, si je fais cela, qu’en résultera-t-il ? »
« Oui, j’obéirai à Dieu, pourvu qu’Il me laisse user de mon bon sens, mais ne me demandez pas de m’avancer dans l’obscurité. ».

Jésus-Christ réclame de son disciple le même cran, le même esprit sportif que nous voyons chez l’homme ordinaire. Si un homme veut réussir dans n’importe quel domaine, il faut qu’il soit prêt, à certains moments, à tout risquer, à faire le saut. Jésus-Christ vous demande de risquer, au point de vue du bon sens, tout ce que vous avez et de faire ce saut périlleux. Si vous le faites, vous vous apercevez tout de suite que vous êtes désormais sur un terrain aussi solide que celui du bon sens. En jugeant par le bon sens, les affirmations de Jésus sont de la pure folie, mais en jugeant par la foi, vous vous apercevrez avec un frémissement que ce sont les paroles même de Dieu.

Confiez-vous en Dieu et quand Il vous le demandera, faites le saut. Dans les circonstances tragiques, nous devenons presque tous des païens. Bien peu d’entre nous ont le courage de faire à Dieu crédit.

dimanche 27 mai 2018

Tout sera dit.


En ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. (Jean 16 :23).

« En ce jour-là », c’est-à-dire quand le Sauveur glorifié nous aura fait entrer dans la communion du Père....

Jusqu’à ce moment-là, vous avez bien des questions à me poser. Mais, une fois que vous êtes dans la communion de Dieu, les questions s’évanouissent et il n’en reste plus. Votre vie s’est transformée parce qu’elle s’est identifiée à celle du Christ ressuscité, et vous êtes en parfait accord avec les desseins de Dieu. Peut-on vraiment dire cela de vous ? Mais pourquoi pas ?

Il peut y avoir une foule de choses qui restent obscures pour votre intelligence, mais elles n’ont pas à intervenir entre votre cœur et Dieu.

« Ce jour-là, vous ne m’interrogerez plus sur rien. » A quoi bon poser des questions, puisque vous savez que Dieu arrangera toutes choses pour que sa volonté se réalise de point en point. Votre cœur ne se trouble point puisque vous vous confiez en Jésus. Si vous rencontrez quelque difficulté, quelque obstacle à votre foi, n’en cherchez pas la solution dans votre intelligence, mais bien dans vos dispositions intérieures. C’est là qu’il y a quelque chose à corriger. Quand vous serez parfaitement disposé à vous soumettre à Jésus, votre intelligence y verra parfaitement clair, vous serez tout près de Dieu, comme l’enfant qui tient la main de son père, et ce jour-là vous n’aurez plus de questions à poser.



jeudi 24 mai 2018

Choisir.



Si tu prends à gauche, j’irai à droite ; et si tu prends la droite, j’irai à gauche. (Genèse 13 :9).

Aussitôt que vous commencez de vivre de la vie d’un enfant de Dieu, de magnifiques horizons s’ouvrent devant vous, et vous avez le droit de choisir là dedans tout ce qui vous convient. Mais si vous vivez par la foi, si vous êtes vraiment un enfant de Dieu. Vous userez de votre liberté pour renoncer à tous vos droits et vous laisserez Dieu choisir à votre place. Dieu vous placera peut-être, pour vous éprouver, devant un choix tel qu’à vues humaines. Votre premier devoir serait de vous inquiéter de votre santé et de votre bien-être. Mais si vous vivez par la foi, vous renoncerez joyeusement à votre droit de choisir vous-même, et vous laisserez à Dieu le soin de choisir pour vous. C’est en pratiquant cette discipline d’obéissance totale à la voix de Dieu que vous verrez tout votre être naturel se transformer en un être spirituel.

Toutes les fois que nous nous fondons sur notre droit, cela obscurcit en nous l’intuition de Dieu. Le plus grand ennemi de la vie en Dieu, ce n’est pas le péché, c’est le bien qui n’est pas tout ce qu’il devrait être. Abraham avait tous les droits pour choisir lui-même. C’était, semble-t-il, ce qu’il avait de mieux à faire et, dans son entourage, on a dû le taxer de fou. Beaucoup d’entre nous ne font pas de progrès dans la vie spirituelle, parce que nous voulons choisir nous-mêmes ce qui vaut le mieux, au lieu de laisser Dieu choisir pour nous. Nous avons à nous habituer à regarder à Dieu pour toute chose.



mercredi 9 mai 2018

L'Ascension du Christ.



1. Que célèbrent les chrétiens ce jour-là ?

Le jour de l’Ascension, les Églises chrétiennes célèbrent la montée du Christ vers Dieu son Père. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit Saint. Cette fête se fonde sur les textes de l’Évangile.

2. Sur quel texte repose la célébration de cette fête ?

Cet événement est relaté par l’Évangile de Marc (chapitre 16, verset 19), l’Évangile de Luc (chapitre 24, verset 51) et le livre des Actes des Apôtres (chapitre 1, versets 6-11). Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, quarante jours après Pâques, Jésus apparaît une dernière fois à ses disciples et leur annonce : « Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins (…) jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. L’Évangile de Luc précise que les apôtres « retournèrent à Jérusalem, remplis de joie ».

3. Pourquoi la fête de l’Ascension est célébrée un jeudi ?

Le jour de l’Ascension tombe toujours un jeudi parce que l’Église célèbre cette fête quarante jours après le dimanche de Pâques, jour de la Résurrection de Jésus. Ce nombre de quarante jours provient du livre des Actes des Apôtres où Luc écrit que Jésus "pendant quarante jours, était apparu aux apôtres et les avait entretenus du Royaume de Dieu" (Actes 1, 3).
Quarante est un nombre que l’on retrouve régulièrement dans la Bible. Ce nombre représenterait la durée d’une existence humaine. « Le nombre quarante est symbolique, explique le jésuite Marcel Domergue. Il représente la durée d’une existence humaine et même la durée de l’histoire de l’humanité. Ainsi Noé affronte pendant quarante jours les eaux mortelles de l’abîme primitif. Nouvelle naissance, nouvelle création. »

4. Pourquoi dit-on que le Christ monte au ciel ?

Quand la Bible parle de « ciel », cela ne désigne pas un départ de Jésus-Christ dans l’espace : « Le parler biblique ne peut situer Dieu qu’en haut, au sommet de l’univers, tandis que le lieu de la mort et aussi celui du mal, est en bas vers le sol », voire plus bas encore, « au Shéol », explique le bibliste Jacques Nieuvarts. En disant que Jésus est monté au ciel, les textes signifient que, comme il est « descendu » prendre la condition d’homme, Dieu, ensuite, l’a élevé au-dessus de tout, « au sommet de l’univers ».

5. Est-ce le premier récit d’ascension dans la Bible ?

Non, le récit de l’Ascension du Christ n’est pas le premier récit de ce type dans la Bible. Il y a, dans l’Ancien Testament, celui de l’échelle de Jacob et plus célèbre encore, celui du départ d’Élie au terme de sa mission. Ce prophète ne meurt pas, il est emporté au ciel sur un char de feu (2 Rois 2, 1-14), raconte ce texte.
À travers cette image, le récit veut signifier qu’Élie n’est pas mort et le livre du prophète Malachie, qui clôt l’ensemble prophétique, annoncera son retour, comme précurseur du Seigneur lors de sa venue (Malachie 3). C’est un récit qui évoque aussi un passage de témoin, du prophète à son disciple, comme sera celui du Christ à l’Église.

6. Depuis quand le jour de l’Ascension est-il un jour férié  ?

Très rapidement, cette fête a connu dès les premiers siècles une grande importance. En France, lors du concordat signé entre Bonaparte et le pape Pie VII, l’Ascension est restée l'une des quatre fêtes d'obligation avec Noël, l'Assomption et la Toussaint. Autrement dit, ces jours doivent être célébrés par les chrétiens comme le dimanche, et sont alors des jours chômés. Cette obligation légale a été maintenue en 1905 lors de la loi de séparation de l’Église catholique et de l’État.

7. Ascension et Assomption, est-ce la même fête ?

Non, le 15 août, les chrétiens célèbrent l’Assomption de Marie, c’est-à-dire la montée au ciel de la mère du Christ, sans avoir connu la corruption de la mort. Le mot « Assomption », qui provient du latin assumere, soit « prendre » ou « enlever », illustre la montée au ciel du corps et de l’âme de la Vierge. Une fête qui ne se base pas sur un texte biblique, mais sur une tradition populaire qui a incité l’Église Catholique Romaine à définir l'Assomption de Marie comme un dogme, en 1950.

samedi 5 mai 2018

Intercéder sincèrement.


Ainsi, frères, … le sang de Jésus nous ouvre un libre accès au lieu très saint… (Hébreux 10 :19).

Ne vous imaginez pas que dans l’intercession vous ayez le droit d’apporter à Dieu vos sympathies et vos préoccupations personnelles pour autrui, et d’exiger de Lui qu’Il s’y conforme. Nous n’avons le droit d’intercéder que parce que Jésus s’est identifié et substitué au péché. C’est « le sang de Jésus » qui « nous ouvre un libre accès au lieu très saint ».

Nous sommes têtus spirituellement, et c’est le plus grand obstacle à l’intercession. Nous considérons qu’il y a, chez nous comme chez les autres des vertus, des éléments louables qui n’ont aucun besoin d’être rachetés par le sacrifice de Jésus-Christ. Cela paralyse notre intercession, comme l’estomac trop gonflé ne peut plus digérer. Nous ne nous plaçons pas au point de vue de Dieu pour considérer les autres. Nous sommes mécontents de Lui, nous sommes hypnotisés par notre propre manière de voir, et notre prétendue intercession n’est que la glorification de nos sympathies et de nos tendances naturelles. Nous avons à nous rendre compte que pour suivre Jésus, qui s’est identifié sur la croix avec le péché, nous avons à faire subir à toutes nos tendances une transformation radicale. L’intercession doit être substitutive, c’est-à-dire que nous devons substituer à nos vues personnelles sur les autres la manière dont Dieu envisage leur salut.

Suis-je têtu spirituellement ? Ou bien suis-je prêt à substituer le point de vue de Dieu à mon point de vue ? Suis-je têtu, revêche, rebelle ? Ou bien suis-je un enfant docile, qui se plie en tout aux volontés de son Père, et qui s’unit à Lui ?




jeudi 3 mai 2018

"Le Chemin Néocatéchuménal" ou "du Néocatéchuménat". Un mouvement sectaire au Vatican (1)





Suite à mon précédent article concernant "le Chemin" (lire ici), certains m'ont demandé comment j'avais connu le Chemin du Néocatéchuménat (aussi appelé Chemin néocatéchuménal).

Premier contact.

Cela fait quelques dizaines d'année que j'habitais la banlieue strasbourgeoise. J'avais fait la connaissance de ma charmante épouse dont la famille appartient à ce mouvement. Ils fréquentaient une paroisse dans le Quartier de l'Esplanade, à Strasbourg. Sous la pression de sa famille, ma future épouse me suggéra une cérémonie dans l'Eglise Catholique. Or, ma situation familiale de divorcé m'interdisait formellement une cérémonie religieuse dans cette église. La seule alternative pour y accéder était d'obtenir une décision de nullité de mon précédent mariage.
Pour lui faire plaisir, je rencontrais donc un prêtre de l'Officialité (ça s'appelle comme çà !) à l'Archevêché de Strasbourg. J'appris qu'il fallait que je prouve, après un bon nombre d'années, après deux jugements de cette instance, que les conditions de maturité du couple n'était pas réunies pour qu'à posteriori, mon mariage fut déclaré invalide. Un véritable délire.... L'entretien fut relativement bref. Mon interlocuteur ne crut pas bon d'échanger un seul regard avec moi, débitant son discours d'une voix monocorde, en regardant le mur. Il n'oublia pas de me glisser une feuille, en insistant sur le fait qu'il y aurait quelques frais (environ 400 € actuels). Quoi de plus normal dans l'Eglise Catholique.... Devant un tel accueil, nous décidâmes, mon épouse et moi, de laisser tomber. Décidément, cette l'église romaine n'avait pas évolué et nous n'y avions plus notre place. Elle tolérait volontiers, dans un silence coupable les exactions coupables de son clergé, mais manifestait bien peu de charité chrétienne envers ses brebis.

Lorsqu'ils apprirent notre décision, la famille de ma future femme nous invita à en discuter. Ce couple qui paraissait jusqu'alors assez aimables, nous montra sa véritable nature. Nous eûmes droit au discours sectaire et fanatique d'un vieux couple hargneux et agressif. Les adeptes du Chemin, pour le moins fanatiques et intolérants, n'avaient rien à envier aux intégristes de Mgr Lefèbvre. A bout d'arguments, devant notre détermination, le monsieur nous dit « d'aller nous marier à la mosquée ». Quelle curieuse invitation ! Le plus savoureux dans l'histoire, était que l'épouse de cet individu est d'origine arabe. Mais, le ridicule n'a jamais tué personne, surtout pas les gens du Chemin...

Devant un discours aussi radical, je décidais de me renseigner sur ce fameux « Chemin Néocatéchumal» et je ne fus pas déçu. Je m'adressais donc au prêtre qui m'avait marié précédemment. Il avait eu à faire à ces gens-là à Mulhouse, les décrivant comme « des loups déguisés en agneaux ». Pour lui, laisser entrer le Néocatéchuménat dans une paroisse, c'était laisser entrer le loup dans la bergerie. Il m'expliqua que leur technique d'infiltration sournoise était simple, semblable à celle du coucou : investir le nid des autres. Quelques laïcs se présentaient en compagnie d'un prêtre, tous très mielleux et gentils, et proposaient une catéchèse pour adulte en vue de la « nouvelle évangélisation », prônée par le Concile Vatican II. Ensuite, une fois acceptés, ils prenaient des responsabilités dans la paroisse et imposaient les dogmes très particuliers du Chemin Néocatéchuménal de leurs gourous espagnols Kiko Arguello et Carmen Hernandez (décédée en 2016).
Leurs enseignements très fondamentalistes (et pour le moins particulier) s'écartait très souvent de celui de l'Eglise. Ils avaient une organisation bien à eux, avec des catéchistes itinérants qui vivaient aux crochets des communautés, collectant régulièrement de l'argent pour « le chemin ». Ils créaient une communauté, une communauté parallèle très fermée, fonctionnant en marge de la paroisse, très sectaire (tout ce qui était en dehors du Chemin était « mauvais »), et il s'en suivait la plupart du temps, un éclatement et la fermeture de la paroisse. Il me conseilla expressément de m'éloigner des membres de ce mouvement douteux, qu'il considérait comme une secte. Je m'aperçus plus tard, par les contacts que j'eus avec ces gens, que c'était loin d'être faux.
Lors d'une rencontre, un des responsables de la communauté , sans aucune honte, me confiait à demi mots, le choix dans le profil des personnes ciblées : « Nous, ce qui nous intéresse dans le Chemin, ce sont des gens qui ont des problèmes. Ils ne posent pas de questions ». Le ton était donné.

La chasteté

Une anecdote particulièrement lamentable m'indiqua jusqu'où pouvait aller l'intrusion de cette bande de fanatiques dans la vie privée de ses membres.
Un jeune couple de leur communauté vivait en concubinage. Enfer et damnation. On leur fit vite comprendre que cela n'était pas conforme avec « le Chemin ». Les pauvres durent subir un week-end entier en immersion totale, une retraite sur « comment vivre la chasteté ». Mais, comment résister à la tentation ? Une solution pour le moins originale leur fut donnée. Si la jeune fille arrêtait de prendre la pilule, le Saint-Esprit ferait sont œuvre et elle ne serait plus envahie pas la tentation de la chair. La pauvre put tenir le coup quelques jours, mais le désir reprit le dessus et, arriva ce qui devait arriver : elle tomba enceinte. Bien sur, on les maria très vite avant que cela se sache.
Dans le Chemin, on vous apprend l'obéissance et surtout pas l'intelligence. On vous formate le cerveau au point d'en oublier toute logique dans la vie de tous les jours.

Le mariage

Un couple, dont la femme fréquentait cette communauté, vivait en concubinage avec un brave homme (baptisé protestant). Ils avaient eu une petite fille ensemble. Là encore, comme à l'accoutumée, un responsable les harcela pour se marier religieusement, avec une messe célébrée (bien sur !) par un prêtre du Chemin. Je fus sollicité pour mettre en place le buffet qui suivait la cérémonie. Je me retrouvais avec une femme hystérique qui me raconta des déboires sentimentaux. Le fameux buffet était ragoûtant, comportant entre autres, des tartines de pâté racornies et préparées la veille.
Nous assistâmes à la Messe. Un vieux prêtre italien, qui semblait avoir quelques trous de mémoire, célébra tant bien que mal une Messe laborieuse à la liturgie bien fantaisiste qui était spécifique au « Chemin ». Il y eu quelques chants, aux accents de flamenco, interprétés par un pauvre garçon qui grattait furieusement sur sa guitare en chantant faux. A la fin de l'office, dans une exaltation intense, une grande partie de l'assistance se mit à danser autour de l'autel. J'appris plus tard que c'était « la danse de David ».

Des personnes en souffrance.

Quelques membres, durant les quelques années où j'ai eu des contacts avec eux, m'ont fait part de leur grande souffrance.
Leur position était très ambivalente. D'un côté, elles exprimaient leur lassitude d'un mouvement très prenant qui dirigeait et régentait leurs vies. D'un autre côté, elles décrivait une certaine addiction. « Le Chemin, c'est comme une drogue pour moi », me décriva une certaine Corinne.
Les responsables et catéchistes itinérants dont un certain Julien) exerçaient une pression constante, se nourrissant d'une délation institutionnalisé dans le Chemin. Le moindre fait et geste, le moindre commentaire qui n'allaient pas dans le sens désiré étaient immédiatement rapportés, et le malheureux auteur de l'acte délictueux était recadré sine die. Les demandes d'argent étaient récurrentes et très fréquentes. On demandait même à certains de payer la dîme.
La rétention des membres qui avaient dans l'idée de quitter le Chemin est très active. Quand on tient une proie dans ses filets, on ne la lâche pas comme çà dans ce mouvement. Les membres épris de liberté étaient régulièrement contactés. On leur promettait les pires malheurs et punitions divines s'ils quittaient le chemin, en émaillant l'argumentaire par des histoires inventées de toutes pièces où ceux qui avaient osé quitter le Chemin, se retrouvaient dans des situations inextricables. Bref, tous les moyens étaient bons pour retenir les membres des groupes. Devant le harcèlement dont ma future épouse était victime, je dus vigoureusement demander à un des responsables de la laisser en paix. Il n'insista pas, me disant à nouveau au passage, que « ce qui les intéressait dans le Chemin, c'étaient les personnes qui avaient des problèmes et qui leur obéissaient au doigt et à l'oeil ». On s'en serait douté.
Les nombreux enfants des catéchistes étaient ballotés au gré des aspirations de leurs parents, suivant quelquefois une scolarité décousue. Du jour au lendemain, toute la famille devait tout quitter pour aller évangéliser l'Afrique...

Comme partout, l'historique de cette communauté du Chemin néocatéchuménal était très chaotique et problématique sur Strasbourg. Ils avaient séjourné dans diverses paroisses catholiques strasbourgeoise (Paroisse Saint Jean, Notre Dame de Lourdes, la Sainte Trinité) et chaque fois, ils n'avaient laissés qu'une paroisse déserte et des ruines, ayant profité des locaux sans rien apporter à la paroisse, au grand désespoir des prêtres en place qui s'apercevaient, un peu tard, qu'ils s'étaient faits berner.




mardi 1 mai 2018

Bénédiction des bikers à Beaucaire le 1er mai 2018.



A l'occasion de la 5ème Rencontre de l'Américan Bikers, nous étions invités pour bénir les motards et leurs fières montures.

Malgré la pluie, une foule d'amateurs s'était pressée pour cette manifestation.

En fin de matinée, nous avons procédé à la bénédiction dans une ambiance conviviale de partage et de franche amitié.

Merci pour ces moments bénis.

dimanche 22 avril 2018

Baptême de Baptiste.



En ce Dimanche 22 Avril 2018, nous nous sommes retrouvés au domaine de la Rose d'Argence, à Fourques (dans le Gard), pour célébrer le baptême de Baptiste.

Quel beau prénom pour un baptisé !

Dans une ambiance conviviale, mais recueillie, chacune et chacun a accompagné par ses prières Baptise dans son entrée dans la vie chrétienne.

Nous lui souhaitons de précieuses bénédictions tout le long de sa vie.

samedi 21 avril 2018

Restons simples avec Dieu.


Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! (St Jean 4 :9).

Que de fois le Seigneur doit être stupéfait de voir combien nous avons l’esprit compliqué...
Ce sont nos préjugés qui nous rendent stupides. Quand nous restons dans la simplicité, nous y voyons clair. Philippe s’imaginait qu’il allait assister à quelque manifestation prodigieuse mais, quant à Jésus, ce n’était que son Maître. Il le connaissait trop bien. Nous cherchons Dieu dans quelque bouleversement catastrophique qui, pensons-nous, va venir, et en réalité Il est là, présent devant nous.
Nous sommes prêts sans doute à obéir à Jésus, mais nous le blessons par nos questions inintelligentes...
« Seigneur, montre-nous le Père ! » Il nous répond du tac au tac : « Il est là, devant vous, ou bien nulle part. » Nous voulons que Dieu se manifeste à ses enfants. Mais, Dieu ne se manifeste que dans ses enfants. Les gens du dehors s’en rendent compte, mais l’enfant de Dieu ne s’en aperçoit pas. Nous voudrions saisir Dieu par notre intelligence. Mais, nous ne pouvons pas plus Le saisir que nous ne pouvons saisir notre propre pensée. En exigeant de Dieu des manifestations extraordinaires, nous blessons le Seigneur. Nos questions n’ont rien de la simplicité de l’enfant.
« Que votre cœur ne se trouble point ! ». Si mon cœur se trouble, je blesse mon Sauveur. Si j’ai confiance en Jésus, ma vie est-elle conforme à celle confiance ? Est-ce que je me laisse aller à de tristes inquiétudes ? Il faut que je m’habitue à prendre tout comme venant de Dieu. Dieu ne viendra pas tout à l’heure, Dieu est là maintenant. Quand vous le sentirez, vous serez affranchis de toute inquiétude.


jeudi 19 avril 2018

Peut-on y croire ?


Car Joab avait suivi la rébellion d’Adonija, bien qu’il n’eût pas suivi celle d’Absalom. (1 Rois 2, 28).

Joab s’était montré fidèle dans la grande tentation, il n’avait pas trahi son roi, David, pour suivre le brillant et ambitieux Absalom. Et pourtant, au soir de sa vie, il trahit David -pour suivre Monija le couard. Son histoire est là pour nous servir d’exemple (voyez 1 Corinthiens 10, 1 à 13). Parce que vous avez triomphé de la grande tentation, ce n’est pas une raison pour ne pas vous méfier des petites.
Nous sommes disposés à nous dire qu’il n’est pas du tout vraisemblable qu’après avoir traversé la grande épreuve, nous cédions encore aux convoitises du monde. Ne cherchez pas à prévoir d’où viendra pour vous la tentation. Elle viendra du côté le plus invraisemblable. A la suite d’une grande crise spirituelle, les petits détails de la vie quotidienne sont là. Sans doute, ils n’occupent pas la place dominante, mais ils sont là et, si vous n’y prenez pas garde, ils vous feront trébucher. Vous êtes resté fidèle à Dieu dans des épreuves terribles, méfiez-vous des petites épreuves sournoises. Ne cherchez pas à vous analyser d’une façon morbide, avec une appréhension maladive de ce qui peut vous arriver, mais soyez sur le qui-vive, l’arme au pied.
Que votre pensée soit limpide devant Dieu. Être fort et ne pas être sur ses gardes, c’est être doublement faible. Car, un simple détail nous fera trébucher, et notre chute sera lourde. Les héros de la Bible sont tombés sur ce qui faisait leur force, jamais sur leurs points faibles.
Être gardé par la puissance de Dieu, c’est la seule sécurité.


mercredi 18 avril 2018

Sommes nous prêts comme Moïse ?


Dieu l’appela du milieu du buisson, disant : “Moïse! Moïse !”. Il répondit : « Me voici. » (Exode 3 :4).

Quand Dieu nous parle, combien d’entre nous sont comme les gens dans le brouillard, et ne répondent rien ?

La réponse de Moïse prouve qu’il était là, prêt à tout. Nous sommes avant tout préoccupés d’expliquer à Dieu où nous voudrions aller. Et pourtant, ce qui importe, c’est d’être tout prêt, à chaque instant, à faire ce que Dieu nous ordonne. Nous attendons qu’il se présente des circonstances dramatiques, exceptionnelles, et alors nous sommes prompts à dire : « Me voici ! ». Là où Jésus est glorifié, nous sommes prêts à marcher. Mais, pour un devoir obscur, nous nous dérobons.

Être prêt à tout, pour obéir à Dieu, c’est être prêt à faire les plus petites besognes, aussi bien que les plus grandes. Ne cherchons pas à choisir notre activité. Quel que soit le programme de Dieu, suivons-le. Quand le devoir est là devant nous, si nous entendons la voix de Dieu, comme Jésus entendait la voix de son Père, soyons tout prêts à obéir, avec l’empressement de l’amour. Jésus-Christ attend de nous la même obéissance qu’il avait à l’égard de son Père. Il peut nous donner, à son gré, des devoirs agréables ou des devoirs rebutants, parce que son Esprit est en nous : « Qu’ils soient un, comme nous sommes un. »

Soyez prêts à recevoir les visites imprévues de Dieu. Celui qui est toujours prêt n’a jamais à se préparer. Que de temps nous gaspillons à nous efforcer d’être prêts, lorsque Dieu nous appelle... Le buisson ardent est le symbole de tout ce qui encadre l’âme vigilante. Elle est tout illuminée par la présence de Dieu.



dimanche 15 avril 2018

Un effort spirituel.


Mais les hauts lieux ne disparurent pas du milieu d’Israël ; ce qui n’empêcha pas le roi Asa d’avoir parfaitement bonne conscience durant toute sa vie. (II Chroniques 15 :17).

Asa se sentit en règle avec l’Éternel, dans son for intérieur, mais à son obéissance dans le domaine extérieur, il manquait quelque chose. Ne vous laissez pas aller à dire que cela ne compte pas. Qui sait si, aux yeux de Dieu, cela n’a pas une très grande importance...

Pour un enfant de Dieu, tout a de l’importance. Combien de temps faudra-t-il à Dieu pour vous le faire comprendre ? Dieu ne perd jamais patience. On peut croire qu'on est en règle avec Dieu. Mais, les “hauts lieux” subsistent. Il y a un point sur lequel notre obéissance est en défaut. Comment pouvons-nous déclarer ainsi que nous sommes en règle avec Dieu, alors qu’Il nous fait sentir qu’il y a quelque chose en nous qui n’est pas en ordre? Ne perdons pas un moment pour réparer ce désordre, quel qu’il soit. En ce domaine, il n’y a pas de petits détails.

Y a-t-il dans nos habitudes corporelles, ou bien dans nos habitudes intellectuelles, un point que nous négligeons tout à fait ?

Dans l’ensemble, cela va bien mais, sur ce point, nous nous relâchons. L’effort spirituel est un besoin constant de votre âme. Est-ce que notre cœur s’arrête jamais de battre ? Tout arrêt dans l’effort spirituel est un arrêt dans la vie de l’âme. Dieu nous veut entièrement à Lui. Il nous faut veiller sans cesse pour être digne de Lui. Cela demande beaucoup de temps et de peine. Il y a des gens qui s’imaginent pouvoir gravir tous les sommets en deux minutes.

Soyons patients dans nos efforts.



vendredi 6 avril 2018

La Croix et le péché.



Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois… (1 Pierre 2 :24).

La croix de Jésus est l’expression du jugement de Dieu sur le péché. Il ne faut pas considérer Jésus comme un martyr. La croix est un triomphe qui a ébranlé les assises même de l’enfer. Le fait central, le fait le plus certain de l’histoire éternelle, c’est que Jésus sur la croix a aiguillé de nouveau l’humanité sur le chemin de Dieu. La Rédemption permet à chaque fils de l’homme d’entrer dans la communion de Dieu.

La croix n’est pas un accident dans la vie de Jésus : c’est le but même de sa venue. Il est « l’Agneau immolé depuis la fondation du monde ». Toute l’incarnation aboutit à la croix. On ne saurait séparer ces deux termes : Dieu manifesté en chair et le Fils devenu péché. Le but de l’incarnation, ce n’est pas la manifestation de Dieu en elle-même, c’est la destruction du péché. La croix est au centre de l’histoire, elle résout les mystères du temps comme ceux de l’éternité.

La Croix n’est pas la croix d’un homme, c’est la Croix de Dieu, dont rien ne peut approcher dans l’expérience humaine. La croix est la révélation de la nature de Dieu, la porte par où tout homme peut entrer en communion avec Dieu. Quand nous arrivons à la Croix, nous ne pouvons la dépasser. Nous restons en elle, dans cette vie nouvelle qu’elle seule peut nous ouvrir.

La Croix de Jésus est le centre de notre salut. S’il nous est si aisé d’obtenir le salut, c’est que Dieu l’a payé d’un prix immense. Sur la croix, Dieu et l’homme se rencontrent, en une formidable collision. La vie nous est ouverte, mais c’est le cœur même de Dieu qui a supporté le coup.