Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

samedi 23 septembre 2017

Monter à Jérusalem.

Voici, nous montons à Jérusalem. (St Luc 18 :31).

Dans la vie ordinaire, à mesure que nous avançons, nos ambitions se transforment. Dans la vie chrétienne, le but est fixé dès le début, car si Jésus-Christ est le commencement, il est pareillement la fin. Nous partons de Jésus et nous tendons vers Lui jusqu’à ce que nous parvenions à « la plénitude de l’humanité parfaite du Christ ». Il ne s’agit pas de notre idéal chrétien quel qu’il soit. Le but véritable du missionnaire, ce n’est pas d’être utile ou de convertir les païens, c’est tout simplement d’obéir à son Dieu. Le reste suivra comme une conséquence.

Jésus, en montant à Jérusalem cette dernière fois, marchait vers l’accomplissement suprême de la volonté de son Père vers la croix. Nous ne pouvons pas être ses compagnons et ses disciples, si nous ne l’accompagnons pas jusque-là. Rien n’a pu faire dévier Jésus de son ferme propos durant cette marche suprême. Dans les villages où on le recevait mal, il poursuivait sa route sans se hâter. Dans ceux où on le bénissait, il ne consentait point à s’attarder. Ni la méchanceté ni la reconnaissance ne pouvaient le détourner du but qu’il s’était fixé de Jérusalem.

« Le disciple n’est pas au-dessus de son Maître. » Nous rencontrerons les mêmes circonstances, en montant à notre Jérusalem. Nous verrons la puissance de Dieu se manifester par notre intermédiaire. Quelques-uns en seront reconnaissants, beaucoup d’autres seront indifférents ou affreusement ingrats, mais rien ne devra nous détourner de notre chemin.

« Là, ils le crucifièrent ». Ce fut là l’aboutissement de la marche de Jésus vers Jérusalem et l’accomplissement de notre salut. Nous ne sommes plus appelés à la crucifixion, mais à la gloire. Soyons fidèles en montant à Jérusalem.



mercredi 20 septembre 2017

Pas facile de servir Dieu.

Maintenant l’Éternel parle – lui qui m’a formé des ma naissance pour être son serviteur. (Esaïe 49 :5).

Dès que nous avons compris que Dieu nous appelait à son service, en Jésus-Christ, nous voyons disparaître en nous tous les préjugés et toutes les tendances particularistes. Car, c’est la race humaine tout entière que Dieu a créée pour Sa gloire et à laquelle Il veut se donner. 
Le péché a aiguillé l’humanité sur une autre voie, mais cela n’a rien changé du tout au dessein éternel de Dieu. Dieu a créé toute l’humanité pour qu’elle le glorifie, et chacun de nous, dès qu’il est né de nouveau, en a la vision très claire. Dieu m’a élu, Dieu m’a formé pour son service et rien n’est plus beau que cette pensée. Le prodigieux dessein de Dieu, en créant le monde, me remplit de joie et d’espérance. Dieu m’apprend à contempler dans les limites étroites de mon cœur l’amour de toute l’humanité. « Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique… » (Jean 3 :16). C’est l’amour de Dieu lui-même et c’est la nature de Dieu lui-même qui se forment ainsi dans notre propre cœur.

Nous devons avoir toujours présent à la pensée le dessein magnifique du Dieu créateur et ne pas y mêler nos propres vues. Si cela nous arrivait, Dieu serait forcé de chasser de notre âme ces préoccupations égoïstes, fût-ce au prix de la plus vive souffrance. Le missionnaire sait qu’il a été créé pour être au service de Dieu et pour Le glorifier. La Rédemption accomplie par Jésus-Christ nous rend parfaitement aptes à ce service.

Aussi, comprenons-nous pourquoi les exigences de Jésus sont si absolues. Il demande à ses disciples la perfection de Dieu parce qu’il a mis en eux la nature de Dieu.


mardi 19 septembre 2017

Être parfait...

Soyez parfaits, comme votre Père qui est aux cieux. (St Matthieu 5 :48).

Pas facile. 
Dans ce passage, Jésus nous exhorte à traiter tous les hommes avec la même générosité. Comme enfant de Dieu, vous ne devez pas vous laisser guider par vos sympathies naturelles ou personnelles. Il y a des gens pour qui nous éprouvons de la sympathie, beaucoup moins pour d’autres. Cela ne doit pas entrer en ligne de compte dans notre vie chrétienne. « Si nous marchons dans la lumière, comme Dieu est dans la lumière », alors Dieu nous mettra en contact étroit même avec ceux qui ne nous inspirent aucune sympathie.

L’exemple que Jésus nous propose n’est pas l’exemple d’un homme, ni même d’un bon chrétien, c’est l’exemple de Dieu lui-même : « Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » Soyez à l’égard de votre prochain ce que Dieu lui-même est à l’égard de vous. Dieu nous fournira dans notre vie de tous les jours mille occasions de faire voir si nous sommes parfaits comme notre Père céleste est parfait. Être disciple de Jésus, c’est s’intéresser aux autres autant que Dieu s’y intéresse lui-même. « Que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés. »

Ce qui caractérise le vrai chrétien, ce n’est pas tant de bien agir que de ressembler à Dieu. Si l’Esprit de Dieu a transformé notre être intérieur, vous aurez en vous des traits qui viendront de Dieu, qui ne seront pas seulement des qualités humaines. La vie de Dieu en nous, c’est la vie de Dieu lui-même, et non pas la vie humaine s’efforçant d’arriver à Dieu. Le secret de l’âme chrétienne, c’est que sa vie naturelle devient surnaturelle par la grâce de Dieu. Et cela, non seulement dans sa communion avec Dieu, mais dans tous les détails de sa vie quotidienne. Quand s’élève autour de nous un tumulte discordant, nous sommes surpris de découvrir que nous sommes rendus capables de conserver tout notre sang-froid et toute notre sérénité.



dimanche 17 septembre 2017

Nos tentations...

Nous n’avons pas soi grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, puisqu’il a eu part à toutes nos épreuves… mais non pas au péché. (Hébreux 4, 55).

Jusqu’à la nouvelle naissance, la seule espèce de tentation que nous puissions connaître est celle que définit Saint Jacques : « Chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l’entraîne et le séduit. »

Mais, par la régénération, nous sommes transportés sur un tout autre plan où nous trouvons des tentations toutes nouvelles, celles même que Jésus affronta. Tant que nous ne sommes pas nés de nouveau, tant que nous ne sommes pas devenus les frères de Jésus, ses tentations et les nôtres n’ont rien de commun. Car, les tentations de Jésus ne sont pas celles d’un homme ordinaire, mais celles du Fils de Dieu dans son humanité. Une fois régénérés, Satan ne peut plus user envers nous de tentations grossières. Il nous tente pour nous faire perdre ce que Dieu a mis en nous dans la nouvelle naissance, pour nous rendre inutilisables au service de Dieu. Il ne nous tenta pas pour nous faire tomber dans le péché, mais pour nous faire changer d’attitude à l’égard de Dieu, et c’est là une tentation si subtile que l’Esprit de Dieu peut seul la discerner.

La tentation ainsi comprise, c’est en somme la mise à l’épreuve, par une puissance adverse, d’une âme riche en trésors spirituels. C’est ce qui nous permet de comprendre la tentation de notre Seigneur. Jésus, à son baptême, ayant accepté la mission de se charger des péchés du monde, l’Esprit de Dieu le mit à l’épreuve en le laissant tenter par l’Adversaire. Mais il en triompha sans défaillir. Il traversa la tentation « sans aucun péché », et garda intacts tous ses trésors spirituels.



samedi 16 septembre 2017

Baptême de Lorenzo Büche.




Aujourd'hui, en ce samedi 16 Septembre 2017, dans la chapelle du Domaine de la rose d'Argence, à Fourques (Gard), nous avons célébré le baptême de Lorenzo Bûche.

Sa grande soeur Lena, dans un petit discours émouvant, a dit tout son amour à son petit frère.

Puisse le Seigneur accompagner Lorenzo tout au long de sa vie.




vendredi 15 septembre 2017

Comment prier ?

Mais toi, quand tu pries, entre seul dans ta chambre, comme fit Élisée, ferme bien ta porte et alors prie ton Père qui est là, avec toi, dans ta solitude cachée. (St Matthieu 6 :6).

Le point capital dans la vie religieuse peut s’exprimer ainsi : regardez à Dieu et ne pas regardez les hommes. Ne priez pas afin qu’on sache que vous êtes un homme de prière. Trouvez moyen d’être tout seul, là où personne ne saura que vous priez, fermez votre porte, et là parlez avec Dieu seul à seul. Ne priez pas pour un autre motif que pour être en contact avec votre Père céleste. Vous ne pouvez pas être un disciple du Christ si vous n’avez pas des moments réguliers pour la prière secrète.

« Quand vous priez, ne bredouillez pas de vaines litanies… ». Les païens, dit Jésus, s’imaginent naïvement que plus ils insistent, plus Dieu les exaucera. Dieu n’a pas du tout besoin que nous insistions pour nous exaucer, puisque nous sommes au bénéfice de la Rédemption. La prière n’est pas simplement un moyen d’obtenir de Dieu ce que nous lui demandons. La prière a pour but d’entrer avec Dieu en une communion parfaite. Grâce à une nouvelle naissance, le Fils de Dieu vient demeurer en moi, il me transforme à son image et m’apprend à prier comme il faut.

« Quiconque demande reçoit. » Nos prières ne sont pas du patois de Canaan, notre volonté n’y joue aucun rôle, et puis nous nous étonnons que Dieu ne nous exauce pas. Mais, c’est que nous n’avons jamais demandé vraiment. « Vous demanderez ce que vous voudrez », dit Jésus. Il faut que notre volonté intervienne. Il faut demander comme un enfant demande, Jésus ne se lasse pas de nous le répéter. Bien entendu, nos demandes doivent être en harmonie avec le Dieu que Jésus nous a révélé.


mardi 12 septembre 2017

En communion complète.

J’ai achevé l’œuvre que Tu m’as donnée à faire. (St Jean 17 :4).

L’abandon véritable n’est pas le fait d’abandonner à Dieu sa vie extérieure. C’est l’abandon de la volonté, qui comprend tous les autres, et qui est, pour chacun de nous la crise décisive et suprême. Dieu ne contraint jamais un homme à l’abandon de sa volonté. Il ne l’implore jamais. Il attend que l’homme le fasse de lui-même. C’est une bataille qu’on ne livre jamais deux fois.

L’abandon nous donne la délivrance. « Venez à moi, et je vous donnerai du repos ». Quand nous avons commencé l’expérience du salut, alors nous abandonnons notre volonté à Jésus pour trouver du repos. Chaque difficulté qui trouble notre esprit ou notre cœur se transforme en un appel : « Venez à moi ! » Et nous allons à lui, volontairement.

L’abandon nous délivre de nous-mêmes. « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même. » J’abandonne à Jésus ma personne elle-même, toute pénétrée du repos qu’Il m’a donné. « Pour être mon disciple, me dit-il, donne-moi tous les droits que tu avais sur toi-même. » Ma vie n’est plus désormais que la manifestation de cet abandon de moi-même à Jésus. Nous n’avons plus à nous préoccuper d’aucune éventualité. Jésus veille sur nous, et cela nous suffit.

L’abandon nous permet d’affronter la mort. « … tu tendras les mains, un autre te ceindra… » (St Jean 21 :18). Seriez-vous prêt à être ainsi lié par le bourreau pour aller à la mort ? Votre abandon ne doit pas être le résultat d’une émotion passagère et vous seriez capable de vous reprendre. Êtes-vous uni à Jésus-Christ jusque dans sa mort, de manière à le suivre en tout et partout ?

Après l’abandon, nous n’avons plus qu’un seul désir : vivre en communion parfaite et ininterrompue avec Dieu.


lundi 11 septembre 2017

Comme dans le brouillard.

Vous ne savez ce que vous demandez. (St Matthieu 20 :22).

II y a des moments dans la vie spirituelle où nous sommes comme dans un brouillard et nous devons l’accepter. Nous n’avons pas à nous accuser nous-mêmes. Il plaît à Dieu de nous conduire par un chemin que nous ne comprenons pas. Ce n’est qu’en marchant sans crainte à travers le brouillard que nous parviendrons au but.

Jésus, dans une parabole (St Luc 11 :5 à 8), nous dit que Dieu nous apparaît parfois comme cet homme qui est au lit, et ne veut pas se lever pour prêter trois pains à son ami. II vous semble alors que l’amitié de Dieu pour vous est tout à fait voilée. Rappelez-vous que l’amour le plus grand sur la terre peut être forcé dans certains cas de rester muet. Même quand Dieu paraît se dérober à vos yeux, ayez confiance.

Jésus semble encore indiquer (St Luc 11 :11 à 13) qu’à d’autres moments Dieu peut nous apparaître comme un père dénaturé, dur et insensible. Mais vous savez bien qu’il ne l’est pas. « Quiconque demande reçoit. » Si, à certains moments, vous ne reconnaissez plus le visage du Père céleste, accrochez-vous à cette idée qu’un jour viendra où il vous révélera clairement pourquoi il a permis que vous ayez à traverser ce brouillard.

« Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il de la foi sur la terre ? » (St Luc 18 :8) Jésus trouvera-t-il la foi qui compte sur lui, malgré l’obscurité, malgré le brouillard ?

Tenez-vous ferme, confiant malgré tout dans les promesses de Jésus, même si vous ne comprenez pas du tout ce que Dieu est en train de faire. Dieu a de vastes desseins à réaliser, bien plus vastes que les petites choses que vous lui demandez.




dimanche 10 septembre 2017

Servir et montrer.

Si donc je vous ai lavé les pieds, moi qui suis votre Seigneur et votre Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les sais aux autres. (St Jean 13 :14).

Nous avons à nous mettre au service de Dieu, et par conséquent au service de ceux qui nous entourent, à n’importe quel moment et dans n’importe quelles circonstances. C’est là où nous sommes que nous devons servir, et montrer à quoi nous pourrons être bons si Dieu nous place ailleurs.

Quoi de plus terre à terre que ce que nous voyons Jésus faire ici ? Pour le faire comme lui, il faut que Dieu nous accorde toute sa puissance. Puis-je comme lui verser de l’eau dans un bassin, enlever des sandales et essuyer des pieds avec un torchon ? Ce sont ces occupations serviles où se révèle le mieux de quoi nous sommes faits. II faut la présence en nous du Dieu tout-puissant pour s’acquitter comme il faut de la plus humble tâche.

« Je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez aussi comme je vous ai fait. » Regardez les gens que Dieu amène autour de vous. Vous serez humilié en vous apercevant que tout ce qui vous choque en eux est le reflet de ce que vous avez été vous-même tout le temps à l’égard de Dieu. C’est Dieu lui-même qui use de ce moyen pour vous le révéler. Et ce qu’Il vous demande, c’est d’être pour votre prochain ce qu’Il a été à votre égard.

« Quand je serai dans mon champ missionnaire, je ferai comme ça ! ». Ainsi parlons-nous quelquefois... Vous parlez comme un soldat qui voudrait fabriquer des cartouches dans la tranchée. Il aurait le temps d’être tué vingt fois avant d’en fabriquer une.


Sachons faire, à tout moment, tout ce que Dieu nous demande. Sans cela, nous ne serons jamais prêts au moment décisif.


vendredi 8 septembre 2017

Suivre la discipline du Christ.

Par elles, je soumets toutes mes pensées au Christ, pour qu’elles lui obéissent comme des esclaves. (II Corinthiens 10 :5).

Et, voici maintenant un autre aspect de cette lutte courageuse qui caractérise la sainteté. Chacune de mes pensées et chacun de mes projets, je dois les soumettre au joug du Christ. Combien de chrétiens aujourd’hui prétendent travailler pour Dieu er ne sont guidés que par leurs inclinations naturelles, sans se soumettre à la discipline du Christ ? Dans la vie de notre Seigneur, tout était soumis à la volonté de son Père. Il n’y avait en lui pas un seul élan, pas une seule inclination provenant d’une volonté personnelle qui aurait été distincte de celle de Dieu.

« Le Fils ne peut rien faire par lui-même. » Quelle différence, si nous nous comparons à lui.... Sous l’influence d’une impression vive, nous nous mettons à l’œuvre, immédiatement, poussés par un élan instinctif, au lieu de soumettre chacun de nos projets à la discipline du Christ.

A l’heure actuelle, on attache trop d’importance à l’activité pratique pour elle-même, et l’on juge sévèrement les croyants qui attendent pour agir d’avoir fait de chacun de leurs projets un esclave du Christ. On refuse de les prendre au sérieux. Mais, ce qui importe par-dessus tout, c’est d’obéir à Dieu, et non pas de s’imaginer qu’on travaille pour lui, alors qu’on ne fait que suivre les impulsions de sa nature indisciplinée. C’est une chose incroyable que des chrétiens puissent agir ainsi, sans soumettre à la discipline de Dieu leurs actes et leurs projets.

Nous oublions trop facilement que si chacun de nous tient son salut de Jésus-Christ, Jésus-Christ doit aussi transformer toute sa pensée et qu’il doit arriver à concevoir Dieu, Satan, le péché, le monde, tout enfin, du point de vue de Jésus-Christ.



jeudi 7 septembre 2017

Détruire et reconstruire.

Les armes dont je me sers ne sont point charnelles, mais leur divine puissance renverse les forteresses. Par elles, je démolis les raisonnements hardis qui s’élèvent comme des remparts contre la connaissance de Dieu. (2 Corinthiens 10 :4-5).

Être délivré du péché, ce n’est pas être délivré de la nature humaine. II y a en nous certains préjugés que nous devons laisser tomber en les écartant de notre pensée. Il y a des inclinations que nous devons détruire par la violence, celle du Saint-Esprit. Il y a certains penchants que nous n’avons pas à combattre, mais à laisser dormir, en comptant que Dieu nous en délivrera. Mais toute théorie, toute conception qui se dresse comme un rempart contre la connaissance de Dieu, nous devons la démolir, par la puissance divine et non pas par des compromis ou des moyens charnels.

La lutte ne commence que lorsque Dieu nous a changés et qu’il a commencé de nous sanctifier. Le combat que nous avons à livrer n’est pas un combat contre le péché. Celui-là, c’est Jésus-Christ notre Rédempteur qui s’en charge. La lutte dans laquelle nous avons à nous engager a pour but de nous faire passer de la vie naturelle à la vie de l’Esprit. Cette lutte n’est point facile, et Dieu ne veut pas qu’elle le soit. Nous avons à choisir sans cesse entre deux directions opposées. Car, Dieu en nous purifiant du péché, nous donne seulement l’innocence, c’est-à-dire la possibilité du bien. Nous avons à réaliser ce bien en forgeant nous-mêmes notre caractère. 

Dans cette lutte, nous trouvons devant nous les remparts de nos préjugés humains et de nos convictions humaines, que nous devons démolir les uns après les autres. C’est ainsi seulement que nous pouvons entrer dans le royaume de Dieu.


mercredi 6 septembre 2017

Une source jaillissante.


L’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissante… (St Jean 4 :14).

Si nous laissons Jésus nous remplir de sa grâce, elle ira se répandre en d’autres âmes, avec autant d’abondance que nous la recevons nous-mêmes. Si ce n’est pas le cas, vous regardez en vous et vous découvrirez quelque obstacle. Si vous vous tenez tout près de la Source, vous recevrez, non pas pour vous, mais pour les autres, des fleuves d’eau vive dont rien ne pourra arrêter le cours.

Il faut que la vie que Jésus nous donne passe sans cesse, à travers nous jusqu’aux autres. Beaucoup d’entre nous sont comme la mer Morte, qui reçoit toujours et ne donne jamais. Nous n’avons pas à l’égard de Jésus l’attitude qu’il faut. Si nous croyons en lui sans réserve, il nous l’a promis, des fleuves d’eau vive se répandront sur les autres. Il ne s’agit pas d’un bienfait que l’on transmet, d’une expérience dont on fait part. Il s’agit d’un fleuve qui coule sans cesse. Tenez-vous seulement tout près de Jésus, et vous aurez en abondance tout ce qu’il faudra pour les autres. Votre vie ne connaîtra ni la sécheresse, ni la stérilité.

Mais vous vous récriez : « Comment d’un simple individu, d’un modeste croyant, peut-il sortir des fleuves d’eau vive. Où sont-ils, ces fleuves ? Je ne les vois pas ». Ne cherchez pas à mesurer votre capacité, ni les puissances que Dieu peut mettre en vous. Dans l’histoire du royaume de Dieu, vous verrez que ce sont les âmes les plus obscures, les plus inconnues, les plus humbles et les plus fidèles à Jésus-Christ, par lesquelles il a réalisé les plus grandes choses.



mardi 5 septembre 2017

Des fleuves d'eau vive.


Des fleuves d’eau vive. (St Jean 7 :38).

Les eaux d’un fleuve parviennent en des régions si lointaines que ceux qui habitent à sa source n’en ont jamais entendu parler. Jésus nous dit que si nous croyons en lui, si petits que nous soyons, il nous donnera le pouvoir de répandre la vie de l’âme jusqu’aux extrémités de la terre. Ce n’est certes pas nous qui produisons le fleuve ou qui en dirigeons le cours. «L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez… », Dieu permet bien rarement à une âme de se rendre compte à quel point elle fait du bien aux autres.

Un fleuve ne se laisse jamais arrêter, il triomphe de tous les obstacles. Tant qu’il le peut, il poursuit régulièrement son large cours. Survient une barrière. Il suspend son cours un peu de temps, mais bientôt il a trouvé moyen de tourner l’obstacle. Quelquefois, il disparaît aux yeux, s’engouffre sous terre, et reparaît après plusieurs kilomètres, plus large et plus majestueux que jamais. II y a autour de vous des vies dont Dieu se sert, mais la vôtre semble arrêtée par un obstacle, et tout à fait inutile. Fixez vos regards sur Celui qui est la source de votre vie. Dieu vous fera contourner l’obstacle ou l’enlèvera de votre route. Le fleuve de l’Esprit triomphe de tous les obstacles. Ne tenez pas vos yeux fixés sur la difficulté qui vous arrête. Mais, regardez à la source, et le fleuve continuera de couler, sans se préoccuper d’aucun obstacle. Mais que rien ne vous sépare de Jésus-Christ, la Source suprême et que rien n’intervienne entre vous et lui.

Quelle chose admirable qu’il puisse sortir de nos faibles petites âmes des fleuves abondants d’eau vive... Dieu nous révèle des vérités merveilleuses et chacune d’elles nous indique mieux et la puissance et la fécondité de ces fleuves de vie. Croyez en Jésus, et Dieu mettra en vous, pour répandre sur les autres ces inépuisables richesses de sa grâce.



lundi 4 septembre 2017

Veiller avec Jésus.


Veillez avec moi. (St Matthieu 26 :40).

« Veillez avec moi », dit Jésus. « Non pas avec aucune préoccupation personnelle, mais simplement et entièrement avec moi. »

Au début de notre vie chrétienne, nous ne savons pas veiller avec Jésus. Nous veillons seulement pour attendre sa venue. Nous ne savons pas veiller avec lui dans notre étude de la Bible et de ses révélations, dans chacune de nos circonstances. Quand notre Seigneur veut nous amener à nous unir à lui dans telle ou telle angoisse, pareille à celle de Gethsémani, nous reculons. Nous lui disons : « Seigneur, pourquoi me demander cela ? C’est trop terrible », Comment veiller en communion avec quelqu’un que nous ne comprenons pas ? Comment veiller avec Jésus à Gethsémani, quand le but de son agonie nous est incompréhensible ? Nous ne savons pas veiller avec lui. Nous voulons seulement qu’il veille avec nous.

Les disciples aimaient Jésus pour autant que le permettait leur capacité naturelle, mais son but leur échappait entièrement. Au jardin de Gethsémani, ils s’endormirent, accablés par leur propre douleur. Après trois ans d’intimité et de partage avec Jésus, « ils l’abandonnèrent tous et s’enfuirent ».

« Ils furent tous remplis du Saint-Esprit », lisons-nous dans les Actes. Ce sont les mêmes hommes, mais entre deux il s’est produit trois choses merveilleuses : la mort, la résurrection, l’ascension de Jésus. Maintenant, grâce à l’effusion de l’Esprit, ils sont revêtus de puissance, ils ont appris pour tout le reste de leur vie à communier et à veiller véritablement avec Jésus.



dimanche 3 septembre 2017

Être totalement à Jésus.


Ils étaient à Toi. Tu me les as donnés. (St Jean 17 :6).

Le missionnaire est quelqu’un en qui, par l’action du Saint-Esprit, s’accomplit cette parole : « Vous n’êtes pas à vous-mêmes. »

Pour pouvoir dire de tout son cœur : « Je ne suis plus à moi-même », il faut avoir atteint un niveau élevé dans la vie spirituelle. Dans le tourbillon où nous sommes appelés à vivre aujourd’hui, nous n’avons qu’une manière de nous en tirer, c’est de faire régner sur nous un autre que nous qui est Jésus-Christ. Tout ce que le Saint-Esprit me révèle de Jésus, c’est pour que je sois uni à Lui d’une façon toujours plus parfaite et non pas pour qu’on puisse m’exposer dans une vitrine comme un mannequin. Notre Seigneur n’a jamais envoyé ses disciples en mission à cause de ce qu’il avait fait pour eux. Ce n’est qu’après la résurrection, quand les disciples, par l’action du Saint-Esprit, eurent enfin saisi la vraie nature de Jésus-Christ, qu’Il peut leur dire : « Allez maintenant....».

« Quiconque vient à moi et ne hait pas… père, mère, ….sa propre vie, il ne peut être mon disciple. » Jésus ne dit pas : « il ne peut être honnête et bon », Il veut dire : « Il ne peut être un homme sur lequel je puisse mettre cet écriteau : il est à Moi ». Chacune des affections que Jésus indique peut faire concurrence à mon attachement pour Lui. Je puis préférer à Jésus ma mère, ou ma femme, ou ma propre vie. « En ce cas, dit Jésus, tu ne peux pas être mon disciple. Tu peux encore être sauvé, mais tu ne peux pas être à Moi. »

Notre Seigneur fait de chacun de ses disciples son bien, sa chose, un prolongement de son être. « Vous serez mes témoins. » Il ne s’agit pas de faire quoi que ce soit pour Jésus, mais d’être tel qu’on lui donne de la joie. Le vrai missionnaire est celui qui appartient à Jésus, et à travers lequel Jésus peut agir.

Soyez à Lui totalement.



samedi 2 septembre 2017

Ce que Dieu nous donne.


Ils apportèrent cette eau à David ; mais il refusa d’en boire et il la répandit en l’honneur de l’Éternel. (2 Samuel 23 :16).

A cette eau précieuse, tirée du puits de Bethléem, vous pouvez comparer tous ces précieux dons de Dieu : l’amour, l’amitié et les bénédictions spirituelles. Est-ce que vous vous en emparez, au péril de votre âme, pour vous en assouvir égoïstement ? Alors, il ne vous est plus possible de les répandre devant Dieu. Vous ne pouvez plus offrir à Dieu, comme une sainte offrande, ce que vous vous réservez pour votre propre satisfaction. Le bienfait de Dieu, ainsi réservé, vous empoisonnera. Il vous faut le sacrifier, le répandre et en faire ce qui, en fait, est un véritable gaspillage.

De quelle façon puis-je répandre devant le Seigneur l’amour humain et la grâce divine ? C'est simplement la manière même dont je les considère. Il y a certains bienfaits qui nous viennent des autres et que nous n’oserions pas accepter si nous ne connaissions pas Dieu, parce que nul pouvoir humain n’est capable de les rendre.

Mais il me suffit de dire : « C’est trop beau pour moi, c’est trop beau pour une créature humaine, Je veux le répandre devant te Seigneur. » Et tout cela se répand autour de moi comme des fleuves d’eau vive. Tant que je n’ai pas fait à Dieu cette offrande, je risque de faire du mal à ceux que j’aime comme à moi-même, parce que tout cela se transforme en convoitises. Il y a des convoitises même dans les plus nobles aspirations. L’amour lui-même doit être transfiguré, et répandu devant le Seigneur.

Ne gardez pas pour vous les bienfaits du Seigneur.






vendredi 1 septembre 2017

Des fleuves d'eaux vives.


Celui qui croit en moi, de lui s’échapperont des fleuves d’eau vive. (St Jean 7 :38).

Remarquez que Jésus ne dit pas : « Celui qui croit en moi recevra en lui toute la plénitude des bienfaits de Dieu », mais bien, « De lui s’écoulera, de lui s’échappera tout ce qu’il recevra ».

Notre Seigneur ne veut pas que l’homme se cherche lui-même, se réalise lui-même. Son but n’est pas de faire croître et de perfectionner la nature humaine. Son but est de recréer l’homme à son image, et la nature du Fils de Dieu. C’est aussi de se dépenser tout entier, de se donner tout entier. Si nous croyons en Lui, ce n’est pas ce que nous acquérons qui a de l’importance, c’est ce qu’il répand à travers nous. Ce n’est pas le succès apparent dont il faut tenir compte, c’est seulement ce que Dieu répand à travers nous, et cela, il nous est tout à fait impossible de le mesurer.

Quand Marie de Béthanie brisa le vase d’albâtre et répandit le précieux parfum sur la tête de Jésus, c’était là un acte insensé, sans rime ni raison. Les disciples protestaient contre ce gaspillage. Mais, Jésus loua Marie et son geste d’adoration : « Partout où sera prêché l’Évangile, dans le monde entier, on racontera ce qu’elle a fait ».

Le Seigneur ne se connaît plus de joie lorsqu’il voit l’un de nous faire comme Marie, ne plus songer à soi, se donner tout à lui. Dieu a versé le sang de son Fils pour sauver le monde. Sommes-nous prêts à donner pour Lui notre vie ?

« Celui qui croit en moi, de lui s’échapperont des fleuves d’eau vive. » Et ces fleuves d’eau vive désaltéreront des centaines d’âmes assoiffées. Consentirons-nous à répandre ainsi notre vie pour les autres ?