Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

dimanche 18 juin 2017

Suivre Jésus, mais comment ?

« M’aimes-tu ?… Pais mes brebis. » (Jean 21 :16)

Jésus ne nous dit pas : « Convertissez les gens à votre manière de penser, mais occupez-vous de mes brebis, donnez-leur la nourriture qu’il leur faut », c’est-à-dire, « Enseignez-leur à me connaître.” Nous considérons que nous servons Jésus par notre activité chrétienne. Mais, Jésus considère que nous le servons par notre attitude à son égard, et non pas par ce que nous faisons pour lui. Être disciple de Jésus-Christ, c’est lui être entièrement dévoué: ce n’est pas adhérer à une croyance ou à un dogme quelconque. « Si celui qui vient à moi ne hait pas… il ne peut pas être mon disciple. »

Jésus ne raisonne pas, il ne nous contraint pas, il constate : « Si tu veux être mon disciple, il faut que tu te donnes entièrement à moi. » Dès que l’Esprit de Dieu agit en moi, je m’écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu !” et voilà comment je me donne tout entier.

Aujourd’hui, nous avons substitué la doctrine sur Jésus à la personne de Jésus. Nous nous dévouons à telle ou telle cause, mais bien rarement à Jésus lui-même, Les représentants de l’intelligence humaine ne voient en Jésus qu’un maître comme les autres. Notre Seigneur, lui, mettait en première ligne son obéissance à la volonté du Père. Le salut des hommes venait en seconde ligne, comme une conséquence naturelle. Si je me dévoue seulement à la cause de l’humanité, je serai bientôt épuisé, et mon amour faiblira. Mais, si j’aime Jésus-Christ passionnément, je servirai toujours l’humanité, même si les hommes me traitent comme le paillasson où ils s’essuient les pieds. Le secret de la vie chrétienne, c’est le dévouement de toute l’âme à Jésus-Christ. Son caractère essentiel, c’est qu’elle ne se fait pas remarquer. C’est le grain de blé qui tombe à terre et qui meurt, pour lever ensuite et transformer l’aspect du champ, c’est-à-dire du monde.
De grandes foules faisaient route avec Jésus. C'est là qu'il se retourna et leur dit :
« Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple ».

Le texte original dit : « Si celui qui vient à moi ne hait pas son père…. », car la langue de l’Ancien Testament ne connaît pas le comparatif. Pour dire que Dieu a préféré Jacob à son frère Esaü, la Bible écrit : «J’ai aimé Jacob et j’ai haï Esaü » (Malachie 1, 2 – cité par Paul : Rom 9, 13). Donc il est juste ici de traduire par « préférer ».