Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

jeudi 17 août 2017

Se dépouiller..

Lorsqu’il entendit ces paroles, il devint tout triste, car il était très riche. (St Luc 18 :23).

Le jeune homme riche s’en alla muet de tristesse. Il n’avait rien à dire. Ce que Jésus lui avait dit était clair ; aucun doute possible. Cela produisit en lui une tristesse si grande qu’il était sans paroles. Êtes-vous jamais passé par là ? Dieu vous a-t-il parlé sévèrement au sujet de ce qui fait votre richesse : vos facultés, vos dons naturels, une amitié personnelle, une affection ? Avez-vous été muet de tristesse ? Le Seigneur ne vous pressera pas, ne plaidera pas sa cause, mais à chaque occasion, il vous répétera simplement : « Si tu veux vraiment venir, tu connais les conditions. »

« Vends tout ce que tu as.... » Dépouillez-vous moralement devant Dieu de tous vos biens, et cela fait, tel que vous êtes donnez-vous à Dieu. Il faut pour cela livrer combat à soi-même, pour soumettre notre volonté à celle de Dieu. Êtes-vous plus attaché à votre propre idée des exigences de Jésus, qu’à lui-même ? Une telle disposition intérieure obligera Jésus à vous adresser une parole dure, qui produira en vous une grande tristesse. Ce que Jésus dit est pénible et ne peut être facilement accepté sauf par ceux qui ont reçu sa nature. N’atténuez jamais la sévérité d’une parole de Jésus.

Je peux mettre ma richesse en bien des sentiments divers : dans l’orgueil d’être pauvre, de n’être rien, ou bien d’être quelqu’un. Chacune de ces fausses richesses m’empêchera d’être le disciple de Jésus. Il faut que je me dépouille de tout, même de l’orgueil du dépouillement. Le découragement n’est qu’un égoïsme déçu. La fierté de me dévouer pour Jésus peut être une forme d’égoïsme.




mercredi 16 août 2017

"Viens et suis moi !".


Il te manque encore une chose; vends tout ce que tu as…, puis viens et suis-moi. (St Luc 18 :22).

« Lorsque le jeune homme riche entendit ces paroles… ». Avez-vous jamais entendu le Maître prononcer une parole dure ? Si vous répondez non, je me demande si vous l’avez jamais entendu dire quoi que ce soit. Jésus-Christ nous dit beaucoup de choses que nous entendons, sans les écouter vraiment. Quand nous y prêtons attention, ses paroles sont étonnamment dures.

Jésus ne semble pas avoir, le moins du monde, pressé cet homme de faire ce qu’il lui avait dit. Il n’a pas essayé de le garder près de lui. Il lui a simplement dit : « Vends tout ce que tu as, puis viens, et suis-moi ». Notre Seigneur ne supplie, ni ne cajole. Jamais il n’essaie de séduire. Il dit simplement les paroles les plus sévères que des oreilles humaines aient jamais entendues, puis s’en tient là.

Ai-je jamais entendu Jésus dire une parole dure ? M’a-t-il parlé, à moi personnellement, et l’ai-je écouté avec toute mon attention ? Non pas une parole que je puisse exposer à d’autres, mais quelque chose qui était bien pour moi ? Cet homme comprit ce que Jésus disait ; il l’entendit et en mesura la portée, et cela lui brisa le cœur. Il partit, non pas révolté, mais tout triste et entièrement découragé. Il était venu à Jésus plein d’ardeur, et la parole de Jésus le glaça. Sa piété enthousiaste céda au découragement. Et Jésus n’insista pas ; il le laissa partir. Le Seigneur sait parfaitement que, une fois que sa parole a été entendue, elle portera du fruit tôt ou tard. Il est dommage que plusieurs d’entre nous empêchent le fruit de mûrir. Mais, si nous revenons à l’obéissance, Jésus ne nous fera aucun reproche.




mardi 15 août 2017

Dieu nous connait.

Il appelle par leur nom les brebis. . . (St Jean 10 :3).

Jésus me connaît-il, même quand je me suis lamentablement mépris sur son compte ? (Jean 20, v. 17).

Il est possible de connaître à fond toute la doctrine chrétienne, et cependant de ne pas connaître Jésus. Notre âme est en danger lorsque la doctrine prend le pas sur notre intime contact avec Jésus. Pourquoi Marie de Magdala pleurait-elle ? Elle ne savait rien de la doctrine. N’importe quel Pharisien aurait pu aisément se moquer d’elle sur ce point, mais il n’aurait pu ébranler cette certitude : Jésus avait chassé d’elle sept démons. Cependant ce bienfait n’était rien auprès de sa personne-même. Marie vit Jésus debout, près d’elle, mais elle ne savait pas que c’était Lui. Dès qu’elle entendit sa voix, elle sut qu’elle avait déjà rencontré celui qui parlait, et elle cria : « Maître ! ».

Jésus me connaît-il, même quand je me suis entêté à douter ? (St Jean 20 :27). Ai-je eu des doutes sur un point particulier de l’action de Jésus ? Une expérience dont d’autres auraient rendu témoignage, mais que je n’ai pas faite moi-même ? Les autres disciples dirent à Thomas qu’ils avaient vu Jésus, mais il persista dans le doute : « Si je ne vois… je ne croirai pas » (St Jean 20 :25). Thomas eut besoin de voir Jésus de ses yeux, de le toucher. Jésus accorde parfois ce contact précieux, mais nous ne pouvons le savoir d’avance. Lorsque cette expérience se produit, nous nous écrions « Mon Seigneur et mon Dieu ! ».

Jésus me connaît-il, même quand je l’ai égoïstement renié ? (St Jean 21 : 15-17). Pierre avait renié Jésus avec des serments et des imprécations. Cependant, après la résurrection, Jésus apparut à Pierre, seul. Il lui pardonna, d’abord en particulier, puis devant les autres. « Seigneur, tu sais que je t’aime ! ».

Est-ce que je connais personnellement Jésus-Christ ? Ce qui caractérise le vrai disciple est une connaissance du Christ que rien ne peut ébranler.



dimanche 13 août 2017

La lutte pour la sanctification.


Ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend. (Hébreux 12 :5).

Rien n’est plus facile que d’éteindre l’Esprit. Nous le faisons en méprisant le châtiment du Seigneur, en perdant courage quand il nous reprend. Si nous n’avons qu’une expérience superficielle de la sanctification, nous prenons l’apparence pour la réalité. Et quand l’Esprit de Dieu commence à nous avertir, nous nous disons que cela doit venir du diable.

N’éteignez pas l’Esprit, et ne le méprisez pas quand il vous dit de cesser à être aveugle sur ce point. Nous ne sommes pas aussi avancé que tu le croyons. Jusqu’ici, il ne m’a pas été possible de te nous révéler, mais nous le faisons maintenant. Quand le Seigneur vous corrige ainsi, soumettez-vous à lui docilement. Laissez-le rétablir entre vous et lui des relations normales.
« Ne perds pas courage quand il te reprend. »

Nous nous mettons à bouder Dieu, et nous disons : « Ce n’est pas ma faute. J’ai prié, et les choses ont mal tourné ; je vais tout abandonner. » Réfléchissez à ce qui arriverait si nous parlions ainsi, dans n’importe quel autre domaine de la vie....

Suis-je prêt à laisser Dieu me saisir par sa puissance, et faire en moi une œuvre digne de Lui ? La sanctification n’est pas ce que je veux que Dieu fasse pour moi, mais bien ce que Dieu veut faire pour moi selon sa propre pensée. Il faut qu’il amène mon âme et mon esprit à une soumission telle que, coûte que coûte, je le laisserai libre de me sanctifier totalement.



samedi 12 août 2017

N'éteignez pas l'Esprit.


N’éteignez pas l’Esprit. (1 Thessaloniciens 5 :19).

La voix de l’ Esprit est aussi douce que la brise, et si légère qu’on ne peut la percevoir que si l’on vit en communion parfaite avec Dieu. Les avertissements de l’ Esprit nous parviennent avec la plus extraordinaire douceur et, si nous ne sommes pas assez attentifs pour discerner sa voix, nous ne l’entendrons pas. Notre vie spirituelle se dégradera. Ces avertissements nous parviennent toujours comme un doux murmure, si doux que seul l’Enfant de Dieu peut le percevoir.

Si en rendant votre témoignage, comme cela se fait fréquemment dans les églises évangéliques, vous revenez toujours sur le passé en disant : « Tel jour, il y a bien des années, j’ai été sauvé », alors prenez garde. En effet, en marchant dans la lumière de Dieu, vous n’avez nul besoin de revenir en arrière. Vous vivez maintenant une merveilleuse communion avec Dieu. Mais, si vous n’êtes plus dans la lumière de Dieu, vous devenez un chrétien romantique vivant de souvenirs et votre témoignage rend un son dur et métallique. La solution n'est pas d'essayer de camoufler par le souvenir d’expériences passées et un refus actuel de marcher dans la lumière. Quand l’Esprit vous avertit, arrêtez-vous et redressez ce qui est tortueux ; sinon, inconsciemment vous l’attristeriez.

Si Dieu vous fait passer par une épreuve et que vous avez presque remporté la victoire, mais pas pleinement, il vous soumettra alors à une nouvelle épreuve, mais il parlera moins fort que la première fois. Vous sentirez moins vivement la présence de Dieu et l’humiliation de ne pas lui avoir obéi sera plus grande. En continuant à attrister ainsi l’Esprit, le moment viendra où l’épreuve cessera parce que vous aurez attristé et éloigné l’Esprit. Mais, si vous triomphez de l’épreuve, l’heure viendra où vous pourrez louer Dieu pour ce que vous vivez. N’ayez aucune pitié pour ce qui déplaît à Dieu. Laissez Dieu vous en débarrasser, même si vous devez en souffrir.



jeudi 10 août 2017

Avancez malgré tout.

Élisée ne vit plus Élie. (2 Rois 2 :12).

Vous avez le droit de vous appuyer sur Élie, celui que Dieu vous a donné pour vous guider, mais n’oubliez pas que le jour viendra où il vous sera enlevé. Vous vous dites : « Mais je ne peux pas poursuivre ma route sans Élie », pourtant Dieu veut vous apprendre à avancer sans lui.

Élisée est seul pour passer le Jourdain (v. 14), symbole de la séparation. Vous avez vous aussi à traverser tout seul votre Jourdain, sans soutien, sans personne qui peut prendre cette responsabilité à votre place. Il vous faut maintenant mettre en pratique ce que vous avez appris. Il ne sert à rien de croire qu’on n’y arrivera pas. Vous êtes confronté à une nouvelle expérience et vous devez y faire face. Vous appuyant sur Dieu, il vous faut franchir votre Jourdain seul.

Élisée est seul à Jéricho (v. 15), où Élie avait fait de grandes choses. Vous craignez de prendre une initiative hardie et de mettre Dieu à l’épreuve. Mais, si vous restez fidèle à ce que vous avez appris avec Élie, Dieu vous accordera un signe de sa présence.

Élisée est seul à Béthel (v. 23). Là, vous non plus ne saurez que faire, ce sera la fin de votre sagesse, car c’est la sagesse de Dieu qui interviendra. Au moment où vous êtes sur le point de désespérer, où vous vous sentez complètement à bout, tenez ferme et, demeurez fidèle à Dieu et sa vérité triomphant en vous fera de votre vie une source de bénédiction. Mettez en pratique ce que « votre Élie » vous a enseigné, mais ne cherchez plus son secours. Servez-vous de son manteau et priez. Prenez la résolution de vous confier en Dieu seul.



mercredi 9 août 2017

La souffrance, pourquoi ?


Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle créateur, en faisant ce qui est bien. (1 Pierre 4 :19).

Rechercher la souffrance est répréhensible, mais choisir la volonté de Dieu, même si elle implique la souffrance, est tout autre chose. Aucun chrétien normal ne recherche la souffrance pour elle-même. Comme Jésus, il recherche la volonté de Dieu, dut-il en souffrir. Un chrétien ne doit jamais s’immiscer dans la vie d’un autre chrétien pour interrompre la discipline de la souffrance.

Un chrétien qui fortifiera les autres chrétiens, et les affermira, réjouit le Seigneur. Ceux qui nous font du bien ne sont pas ceux qui s’apitoient sur nous ; ceux-là, au contraire, gênent notre marche, car en nous plaignant, ils affaiblissent notre énergie. Un chrétien ne peut comprendre un autre chrétien que s’il se tient tout près du Sauveur. Si nous laissons un frère nous témoigner de la sympathie, aussitôt nous pensons : « Dieu me traite durement. » C’est pourquoi Jésus a dit que la pitié de soi vient du diable (Matthieu 16, v. 23).

Ne calomnions pas Dieu ; il est facile de le faire car Dieu ne se défend pas, ne se venge jamais. Ne vous imaginez pas que Jésus éprouvait le besoin qu’on s’apitoie sur lui pendant sa vie terrestre. Il refusait la sympathie des hommes, car il savait trop bien, dans sa sagesse, que personne sur la terre ne pouvait comprendre son cœur. Il ne cherchait de sympathie qu’auprès de son Père et des anges du ciel (St Luc 15, v.10).

Remarquez que Dieu semble parfois traiter de façon surprenante ses serviteurs. Au point de vue humain, il les place à des endroits où ils semblent inutiles. Nous dirons que Dieu nous veut ici parce que nous y sommes tellement utiles. Mais, Dieu place ses serviteurs là où ils pourront le glorifier et nous n’avons pas à en juger nous-mêmes. Il sait ce qu’il fait.




mardi 8 août 2017

Nous prions... Dieu écoute.


Père, je te rends grâce de ce que tu m ‘as exaucé ! (St Jean 11 :41).

Quand le Fils de Dieu prie, sa pensée ne fait qu’un avec celle de son Père. Dieu entend toujours les prières de son Fils, et, si son Fils est vivant en moi, le Père exaucera aussi les miennes. Je dois veiller à ce que le Fils de Dieu puisse se manifester dans mon corps mortel. « Votre corps est le temple du Saint-Esprit », la « Bethléem » où naît le Fils de Dieu. Le Seigneur peut-il vraiment faire en moi ce qu’il désire ? L’absolue simplicité de la vie du Fils de Dieu peut-elle se manifester comme pendant sa vie terrestre ? Quand je suis confronté aux difficultés de la vie, puis-je m’appuyer sur la prière du Fils éternel parlant à son Père ?

« En ce jour-là, vous demanderez en mon nom… », dit Jésus. De quel jour s’agit-il ? Du jour où le Saint-Esprit est venu en moi et m’a fait réellement un avec mon Seigneur .
Le Seigneur Jésus-Christ peut-il être parfaitement satisfait de votre vie, ou paradez-vous votre spiritualité ?

Que dans votre vie spirituelle, ce qu’on appelle « le bon sens » ne mette jamais le Fils de Dieu à l’écart. Le bon sens est un don de Dieu qui fait partie de la nature humaine, mais ce n’est pas le don de son Fils. Jésus nous donne une intuition surnaturelle. Ne faites pas une idole de votre bon sens. Il ne vous permettra jamais de comprendre le Père. Vos facultés naturelles sont incapables de connaître et d’adorer Dieu, tant qu’elles n’ont pas été transfigurées par la présence du Fils de Dieu. Notre corps mortel doit être tenu à tout instant dans une parfaite soumission à Jésus, afin qu’il puisse agir à travers nous. 

Sommes-nous soumis à Jésus-Christ pour que « sa vie se manifeste dans notre chair mortelle » ?


lundi 7 août 2017

Prier le Père.


Le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. (St Luc 1 :5).

Comme Jésus naquit de la vierge Marie, il doit naître en chacun de nous, pour manifester en nous sa sainte innocence, sa simplicité et sa communion avec le Père. C’est Dieu qui fait naître en moi son Fils. Étant devenu enfant de Dieu, j’ai le droit de regarder mon Père « en face ». Je réponds toujours aux objections de mon propre bon sens : « Pourquoi voulez-vous me détourner de ce privilège ? Ne savez-vous pas que je dois m’occuper des affaires de mon Père ? ». Quelles que soient les circonstances, le saint, l’innocent, l’éternel Enfant divin doit rester en communion avec son Père.

Ai-je assez de simplicité pour m’identifier ainsi avec le Seigneur ? Poursuit-il en moi son œuvre merveilleuse ? Dieu peut-il voir son Fils formé en moi ? Tout autour de nous, dans notre monde d’aujourd’hui, une clameur s’élève : « A mort le Fils de Dieu ! ». Il n’y a plus de place pour lui, plus aucune possibilité de tranquille communion avec le Père.

Le Fils de Dieu prie-t-il en moi, ou bien est-ce moi qui prétends Le diriger ? Peut-il accomplir son ministère en moi comme il le faisait aux jours de sa vie terrestre ? Les souffrances du Fils de Dieu qui est en moi atteignent-elles le but qu’il avait en vue ? Plus on connaît la vie intime des chrétiens, plus on se rend compte de ce que Dieu attend de nous : « Compléter ce qui manque aux souffrances de Christ. ».



Mariage d'Alberto et de Françoise.



La grande famille d'Alberto et Françoise après la cérémonie



En route pour la Chapelle



La bénédiction des bikers et des rutilantes motos par le Right Rev. Burglé


Samedi 29 juillet dernier, nous nous sommes retrouvés au Domaine de la Rose d'Argence à Fourques (Gard) afin de célébrer le mariage de Françoise et d'Alberto Camaione.

Après la cérémonie civile à la Mairie de Beaucaire, notre Recteur n'a pas hésité à enfourcher une Harley Davidson conduite par le valeureux John, pour aller sur les lieux de la cérémonie religieuse.

Après des textes soigneusement choisis, les enfants de Françoise et Alberto ont lu à leur parents un texte émouvant où ils ont exprimé tout leur amour. S'appuyant sur un texte de l'Evangile de Saint Matthieu, lors de l'homélie, le célébrant a souligné combien chacune et chacun, sur cette terre, peut se révéler "être le sel de la terre et la lumière du monde".

Après la cérémonie, Le Right Reverend Burglé a dit une fervente prière pour les motards. La bénédiction des bikers et de leurs belles Harley Davidson a clôturé cette merveilleuse journée pleine d'émotion.

Les convives se sont ensuite retrouvés pour faire la fête.

Nous tenons à remercier, du fond du coeur, Alberto et Françoise pour ces grands moments de partages humains et spirituels.

Puisse le Seigneur les accompagner encore de très longues années.




dimanche 6 août 2017

Dans la maison de mon Père.


Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? (St Luc 2 :49).

L’enfance du Seigneur ne fut pas un « âge mûr » prématuré, car elle est un état éternel. Suis-je un enfant de Dieu, innocent et saint, comme mon Seigneur et Sauveur ? Est-ce que je me considère comme vivant dans la maison du Père ? Est-ce que le Fils de Dieu vit en moi comme dans la maison de son Père ?

Dieu est la réalité permanente, et chaque moment de la vie m’apporte ses ordres. Suis-je toujours en contact avec la réalité divine, ou bien est-ce que je prie seulement quand les choses vont mal ? J’ai à m’identifier au Seigneur dans une sainte communion, une communion dont plusieurs n’ont aucune idée. « Je dois m’occuper des affaires de mon Père » – et vivre maintenant, dans sa maison.

Appliquez cet enseignement à vos circonstances personnelles. Votre vie est-elle un reflet de la vie du Seigneur, au point que vous soyez simplement un enfant de Dieu, parlant librement et continuellement à son Père, et convaincu que tout ce qui vous arrive vient de lui ? Le Fils éternel habite-t-il en vous comme dans la maison du Père ? Sa grâce rayonne-t-elle à travers vous, sur votre famille, sur votre travail, sur votre entourage ? Avez-vous été surpris par les circonstances que vous traversez ? Ne vous en inquiétez pas. Cela fait partie de l’œuvre que le Fils de Dieu veut faire en vous, pour votre sanctification. Laissez-le faire et restez seulement en communion parfaite avec Lui.

La vie de votre Seigneur doit devenir votre vie. Il faut qu’il vive et agisse en vous comme il agissait et vivait au milieu des hommes.



samedi 5 août 2017

La réponse à la prière.


En ce jour-là, vous demanderez en mon nom. (St Jean 16 :26)

Nous avons beaucoup trop l’habitude de considérer la croix comme une épreuve dont nous devons triompher, mais nous ne pouvons en triompher que si nous l’acceptons. La croix ne signifie pour nous que l’identification totale et absolue avec le Seigneur Jésus-Christ. Cette union se réalise avant tout dans la prière.

Votre père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Alors, pourquoi demander ? C’est que la prière ne doit pas avoir pour but d’obtenir de Dieu des exaucements. La prière est la parfaite et complète communion avec lui. Si nous prions pour être exaucés, nous risquons de nous irriter contre Dieu. Il nous répond toujours, mais pas toujours comme nous l’attendons, et dans nos moments d’irritation spirituelle, nous refusons d’être unis à Lui dans la prière. Nous ne sommes pas appelés à démontrer que Dieu exauce la prière, mais à être de vivants témoins de la grâce de Dieu .

« Je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime ». Êtes-vous parvenu à un tel degré d’intimité avec Dieu que votre vie de prière ne fait qu’un avec celle de Jésus ? En « ce jour-là », sa vie sera devenue votre vie.

Quand il vous semble que Dieu ne répond pas à votre prière, n’essayez pas d’en accuser quelqu’un d’autre que vous. C’est là un piège de Satan. Vous découvrirez qu’il y a une raison, et ce sera une profonde leçon pour vous, et non pour qui que ce soit d’autre.



vendredi 4 août 2017

Un appel incompréhensible.


Jésus prit les Douze auprès de lui et leur dit : « Tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l’homme s’accomplira. ». Mais ils ne comprirent rien à cela. (St Luc 18 :31-34).

Dieu appela Jésus-Christ pour le faire aboutir, semble-t-il, à la faillite totale. Jésus appelle ses disciples pour le voir mis à mort et cela leur brisera le cœur. La vie de Jésus-Christ fut, au point de vue humain, certainement un désastre, mais un immense triomphe aux yeux de Dieu. Ses desseins ne sont pas nos desseins.

L’appel déconcertant de Dieu se fait aussi entendre dans nos vies. Cet appel ne peut être formulé explicitement. Il va de soi. Il est comme l’appel de la mer que personne n’entend, sauf celui qui est né marin. On ne peut pas définir clairement l’appel de Dieu, car il nous appelle à être ses compagnons et pour un but connu de lui seul. Le signe que nous sommes appelés, c’est justement croire que Dieu sait ce qu’il fait. Ce qui nous arrive n’est jamais le fruit du hasard, mais correspond entièrement au plan de Dieu. Dieu travaille à réaliser ses desseins.

Si nous sommes vraiment en communion avec Lui et savons reconnaître qu’il nous introduit dans ses plans, nous ne cherchons plus à les deviner. A mesure que nous avançons dans la vie chrétienne, elle devient plus simple, parce que nous cessons de nous demander : « Pourquoi Dieu permet-il ceci ou cela ? ».

Toute la scène est dominée par la souveraineté de Dieu. Nos destinées sont dans sa main. Un chrétien est un homme qui se fie à l’intelligence et à la sagesse de Dieu, et non à la sienne. Si nous avons un plan personnel, il ruine la simplicité et la sérénité qui doivent caractériser l’enfant de Dieu.


jeudi 3 août 2017

Cheminer avec Dieu.


« Jésus prit les douze auprès de lui. » (St Luc 18 :31).

Comment Dieu ose-t-il se fier à nous ? « Il a manqué de sagesse en me choisissant, dites-vous, je n’ai aucune valeur ». C’est justement pour cela qu’il vous a choisi. Tant que vous croyez valoir quelque chose, Dieu ne peut pas vous employer, parce que vous avez des ambitions personnelles à poursuivre. Mais, si vous lui avez permis de vous débarrasser de toute votre suffisance, alors il peut vous prendre avec lui pour « aller à Jérusalem », et cela pour accomplir un dessein sur lequel il n’a pas à vous consulter.

Nous nous imaginons qu’un homme qui a des qualités naturelles fera, à cause de cela, un bon chrétien. Or, ce qui est important, ce ne sont pas nos dons, mais notre dénuement ; non ce que nous apportons, mais ce que Dieu met en nous. Nos vertus naturelles, notre force de caractère, notre savoir , notre expérience – tout cela ne compte pour rien. La seule chose qui compte, c’est que nous soyons saisis par la souveraine contrainte de Dieu, et faits par lui ses compagnons (voyez I Corinthiens 1 :26-30). Dieu prend pour compagnons des gens qui reconnaissent leur pauvreté. Il ne peut rien faire de celui qui se croit bon à quelque chose. Nous, chrétiens, ne sommes pas là pour nous occuper de nos propres affaires, mais de celles de Dieu. Nous ne savons pas où Dieu veut en venir, mais rien ne doit porter préjudice à notre relation avec Lui. Si quelque chose vient à l’altérer, il faut prendre le temps de tout remettre en ordre. L’essentiel dans notre vie spirituelle n’est pas le travail que nous faisons, mais notre relation avec Dieu et l’atmosphère qui en résulte. C’est la seule chose sur laquelle Dieu nous demande de veiller, et c’est bien celle qui est la plus négligée.


La véritable volonté de Dieu.


« Voici, nous montons à Jérusalem. » (St Luc 18 :31).

Ce dernier voyage à Jérusalem marque, dans la vie de Jésus, le sommet de son obéissance à la volonté du Père. « . . . Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » C’était la pensée dominante du Seigneur, pendant toute sa vie. Ni les joies, ni les revers, ne le détournaient de ce but. « Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. »

La chose essentielle que nous devons sans cesse nous rappeler, c’est que nous aussi nous montons « à Jérusalem » , pour accomplir la volonté de Dieu, et non la nôtre. Il est naturel que l’homme ait des ambitions personnelles. Mais, le chrétien ne poursuit aucun but personnel. On parle beaucoup, de nos jours, de prendre une décision pour Christ, de se décider à être chrétien et de décider pour ceci ou cela. Mais, dans le Nouveau Testament, c’est la volonté souveraine de Dieu qui est mise au premier plan. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis… » (Jean 15 :16). Nous ne sommes pas appelés à comprendre et à approuver le plan de Dieu, mais à nous y soumettre même sans comprendre. Nous n’avons aucune idée du dessein de Dieu, et plus nous avançons, moins nous y voyons clair. Il nous semble que Dieu vise à côté de la cible parce que notre vue est trop courte pour voir ce qu’il a en vue.

Au début de notre vie chrétienne, nous avons nos idées à nous sur le but que Dieu se propose. On pense qu'on est fait pour aller ici, ou pour aller là-bas. Dieu nous a appelé à telle œuvre précise et nous nous mettons en route, dans un élan émotionnel, souvent sans même réfléchir. Nous travaillons et, pendant ce temps, l’appel souverain de Dieu continue à se faire entendre. Le travail que nous faisons ne sert à rien. Il n’a pas plus de valeur qu’un château de cartes. Il nous faut accepter tout à nouveau la volonté de Dieu.

« Il prit avec lui les Douze. » Il nous prend sans cesse, nous aussi, avec lui, pour nous conduire plus loin.


mardi 1 août 2017

Ces épreuves qui nous renforcent.

Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. (St Jean 16 :33)

On pense souvent que la vie chrétienne nous apporte la délivrance de toute épreuve. Ce qu’elle apporte, c’est la délivrance dans l’épreuve, ce qui est tout différent. « Heureux celui que le Très-Haut admet en sa présence… pour qu’il habite dans ses parvis… là, aucun malheur ne l’atteindra ». Aucun fléau ne peut vous atteindre dans l’intimité de Dieu.

L’enfant de Dieu n’échappe pas aux épreuves, mais Jésus vous dit de ne pas en être surpris : « Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde – ne vous laissez effrayer par rien. » Certains qui, avant leur conversion, n’auraient pas songé à parler de leurs épreuves, deviennent souvent, une fois nés de nouveau, des « faiseurs d’embarras », car ils se font une fausse idée de la vie d’un racheté.

Dieu ne nous donne pas une vie triomphante, il nous donne la vie à mesure que nous triomphons. L’effort même nous communique une force. S’il n’y a pas d’effort, la force ne nous est pas donnée. Est-ce que vous demandez à Dieu de vous donner la vie, la liberté et la joie ? Il ne vous les donnera pas, tant que vous n’accepterez pas l’épreuve. Dès que vous ferez face à l’épreuve, vous recevrez la force. Surmontez votre crainte, allez de l’avant, et Dieu vous nourrira des fruits de l’arbre de vie. Quand on dépense ses forces physiques, on s’épuise. Mais, quand on dépense ses forces spirituelles, on devient encore plus fort. Dieu ne nous donne jamais des forces pour demain, ou pour tout à l’heure, mais il nous les donne pour l’effort du moment présent. Nous sommes tentés d’affronter les difficultés en nous appuyant sur notre bon sens commun. Mais, l’enfant de Dieu peut se rire des difficultés qui l’écrasent, car il sait que Dieu peut accomplir l’incroyable.

lundi 31 juillet 2017

Mais, comment ça marche...

Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions à ses disciples, il partit de là, pour enseigner et prêcher dans les villes du pays. (St Matthieu 11 :1).

Quand Dieu nous dit « partez », et que nous restons chez nous, parce que nous sommes préoccupés par ceux que nous laissons à la maison, nous les privons de l’enseignement de Jésus en personne. Mais si vous obéissez et laissez à Dieu toutes les conséquences, il ira lui-même enseigner les vôtres. Tant que vous refusez d’obéir, vous êtes un obstacle sur leur chemin. Faites bien attention, lorsque vous opposez ce que vous appelez votre devoir aux commandements précis du Seigneur, disant « Je sais que Dieu m’a appelé à partir, mais mon devoir me retient ici. ». C’est la preuve que vous ne croyez pas à la parole de Jésus. Quand il nous demande de ne plus enseigner, il enseigne à notre place.

« Maître…, si tu le veux, je dresserai ici trois tentes… » (St Matthieu17 :4). Jouons-nous au directeur spirituel ? Dieu ne peut-il plus atteindre ceux que nous instruisons à cause de la place que nous prenons ? Taisons-nous, gardant l’esprit en éveil, Dieu veut nous faire contempler son Fils, il veut transformer nos moments de prière en « montagnes de la transfiguration », et nous l’en empêchons. Si nous sommes convaincus que Dieu agira d’une certaine manière, il nous surprendra en n’agissant plus jamais comme cela.

Quand il nous ordonne d’attendre, c’est lui qui agit. Restez dans la ville. . . jusqu’à ce que. . . Sachez attendre et Dieu agira. Mais attendez sans impatience, avec sérénité. Êtes-vous assez détaché de vos expériences spirituelles pour vous attendre à Dieu ? Attendez calmement, dans une obéissance active. Lorsque les choses se passent de cette manière-là, il est rare que nous y discernions l’action de Dieu.



dimanche 30 juillet 2017

Parfaits et accomplis.

Il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. (Jacques 1 :4)

Sur le plan moral et spirituel, beaucoup d’entre nous se sentent bien dans l’ensemble, mais négligents sur un point particulier. Cela ne vient pas précisément du péché, mais plutôt des traces de notre ancienne vie. Or, être négligent, est une offense au Saint-Esprit. Il ne devrait y avoir dans notre vie aucun « laisser-aller » , ni dans la façon dont nous mangeons et buvons, ni dans notre manière d’adorer Dieu.

Non seulement nous devons avoir à l’égard de Dieu l’attitude intérieure qui convient, mais l’expression extérieure de notre piété doit être irréprochable. Dieu ne laissera rien passer, il voit tous les détails. Cent fois, s’il le faut, il reviendra sur notre point faible. Il ne se lasse jamais, jusqu’à ce que nous ayons compris la leçon, car il nous veut accomplis.

Il peut s’agir d’un instinct incontrôlé. Avec patience, avec persévérance, Dieu revient sur ce point particulier. Peut-être, avons-nous l’ habitude de laisser notre esprit vagabonder ou peut-être sommes-nous égoïstement individualistes. Dieu travaille à nous délivrer de la moindre chose qui en nous n’est pas parfaite.

Après avoir contemplé les merveilles de la Rédemption, nos cœurs sont pleins d’amour pour Dieu. La manière merveilleuse dont il a travaillé en nous nous prouve que dans l’ensemble, nous sommes en règle avec lui. « Maintenant », dit l’Esprit par la bouche de Jacques, « que votre patience soit rendue parfaite ». Attention au laisser-aller qui nous fait dire : « Oh, ça peut aller..... ». Dans quelque domaine que ce soit, Dieu dénoncera avec insistance ce qui ne va pas, jusqu’à ce que nous soyons entièrement à lui .

Les offrandes de l'Eglise. Nouvelles dispositions.






Ces derniers temps, nous avons dû affronter des situations où des futurs mariés rechignaient à donner une offrande à l'Eglise, alors qu'ils engageaient des dépenses d'argent fort conséquentes pour leurs noces. Lors d'un baptême, nous avons même eu la mauvaise surprise de nous voir remettre une enveloppe vide. 
Ce genre d'attitude pour le moins malhonnête et irrespectueuse, nous a amenés à prendre de nouvelles dispositions, et à fixer ou à suggérer le montant d'une offrande. 

Notre Eglise ne vend pas des célébrations, car cela reviendrait à s'adonner à ce qu'on appelle "la simonie". Ce dérapage fait référence à Simon le Magicien dont on fait mention dans les Actes des Apôtres.

En effet, la Grâce et l'Amour de Dieu ne se marchandent pas. Notre Seigneur Jésus-Christ a payé le prix fort sur la croix de Golgotha.

Mais, s'il n'a pas de prix, partager le Don de Dieu a cependant un coût. Nous ne vivons pas encore tout à fait comme des anges, même si un sacrement n'est lié à aucune condition pécuniaire.

Afin de célébrer un sacrement, une cérémonie, l'Eglise engage au quotidien certains frais : déplacements, téléphone, frais d'imprimerie, etc.. 

Ainsi, pour chaque célébration, l'Eglise vous indiquera, à titre indicatif, un montant afin de lui permettre de continuer sa mission.

Cependant, ceux qui peuvent moins donnent moins et ceux qui peuvent plus donnent plus dans un esprit de partage et de solidarité.


Montant suggéré des Offrandes

Messe : 17 €
Baptême : 120 €
Mariage : 245 €
Noces d'or, Jubilés et autres célébrations : 150 €
Obsèques : 150 €

Les frais de déplacement sont en sus.

Vous pourrez en discuter avec le prêtre que vous rencontrerez.


jeudi 27 juillet 2017

Les nuées.

Voici, il vient avec les nuées. (Apocalypse 1 :7).

Les nuées, dans la Bible, sont toujours en rapport avec Dieu.

Les nuées, ce sont ces douleurs, ces chagrins, ces épreuves dans notre vie ou dans celle des autres, qui semblent démentir la souveraineté de Dieu. Mais c’est précisément par ces épreuves que l’Esprit de Dieu nous enseigne à marcher par la foi. Si notre vie était sans nuages, nous n’aurions point de foi. « Les nuées ne sont que des poussières qui tombent des pieds de notre Père »…, elles nous prouvent qu’il est là. C'est une véritable révélation lorsqu’on comprend que les peines, les pertes, les souffrances, ne sont que des nuées qui environnent notre Dieu. Dieu est toujours environné de nuées, il ne vient jamais à nous dans toute Sa splendeur .

Il n’est pas tout à fait exact de dire que Dieu veut, au travers de nos épreuves, nous apprendre quelque chose. Au contraire, par chaque nuage qu’il envoie, il veut nous désapprendre quelque chose. En nous couvrant de sa nuée, Dieu cherche à simplifier notre foi, jusqu’à ce que nous soyons à son égard comme des enfants. Il veut établir une relation directe entre Lui et nous, et ainsi tout le reste sera dans l’ombre. Tant qu’il n’en sera pas ainsi, je continuerai à être enveloppé de nuages et d’obscurité. Qu’en est-il ? Mes relations avec Dieu sont-elles devenues plus simples et plus naturelles qu’auparavant ?

Il y a un lien direct entre les voies étranges par lesquelles Dieu nous conduit, et ce que nous savons de Lui. Apprenons à interpréter les énigmes de la vie à la lumière de ce que nous savons de Dieu. Tant que nous ne pouvons pas regarder en face les situations les plus sombres sans rien perdre de notre confiance en Dieu, nous ne le connaissons pas vraiment.

« Ils eurent peur en entrant dans la nuée. » Qui est avec vous dans la nuée ? Elle deviendra plus sombre si c’est un autre que « Jésus seul ».


mercredi 26 juillet 2017

L'obéissance qui conduit.

Aussitôt après, il obligea ses disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté. (St Marc 6 :45 à 52).

Nous avons tendance à nous imaginer que, si Jésus-Christ nous oblige à faire quelque chose, l’obéissance nous conduira vers un succès éclatant. Ne croyons jamais que le plan de Dieu est de nous accorder les succès dont nous rêvons. Il est possible que ses intentions soient juste à l’opposé des nôtres. Nous croyons que Dieu nous conduira dans une direction particulière, vers le but que nous désirons atteindre, et nous faisons erreur. Le fait d’atteindre tel ou tel but n’est qu’un incident de parcours. Notre état présent, où nous ne voyons qu’un moyen, est aux yeux de Dieu un aboutissement.

Comment est-ce que je m’imagine les desseins de Dieu à mon égard ? Sa pensée est que je dépende entièrement de lui et de sa puissance. Si je reste calme et serein au milieu du tourbillon de la vie, Dieu a atteint son but. Il désire que je puisse voir Jésus marchant sur les eaux, sans aucun rivage en vue, sans autre but, sans autre certitude que celle-ci. Tout est bien puisque je le vois là, devant moi, marcher sur les flots. C’est ma manière de vivre et non le but de ma vie qui glorifie Dieu .

L’entraînement auquel Dieu me soumet n’est pas pour tout à l’heure, il est pour maintenant. Son dessein concerne la minute présente, et non un avenir problématique. Nous avons à lui obéir sans nous inquiéter des conséquences possibles. Ce qui, pour les hommes, est une préparation en vue de l’avenir, est pour Dieu, un aboutissement.

Le but de Dieu est de m’apprendre à reconnaître qu’il peut, Lui, marcher aujourd’hui sur les eaux tourmentées de mon existence. Si nous avons en tête un but plus lointain, nous nous désintéressons du présent. Comprenons donc que Dieu veut notre obéissance. Chaque instant nous deviendra précieux.


mardi 25 juillet 2017

Atteindre la pureté.

C’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies… (St Matthieu 15 :19).

Nous faisons de notre ignorance une garantie de notre innocence. Puis, nous considérons notre innocence comme une garantie de notre pureté. Lorsque nous entendons les rudes affirmations de notre Seigneur, nous nous récrions : « Mais je n’ai jamais éprouvé dans mon cœur aucune de ces horreurs ! ».

Nous n’admettons pas ce que Jésus met ici en évidence. De deux choses l’une : Jésus-Christ est réellement l’autorité suprême qui sonde le cœur humain, ou il n’est pas digne d’intérêt. Suis-je prêt à croire à son divin discernement, ou est-ce que je me complais dans ma naïve ignorance ? Le jour où ce sentiment d’innocence se dissipera, je découvrirai avec crainte toutes les possibilités de mal qui sont en moi. Tant que je me retranche derrière une innocence illusoire, je vis dans un paradis chimérique. Si je ne me suis jamais conduit comme un criminel, c’est à la fois mon manque de courage et les usages de la société civilisée qui m’en ont empêché. Mais quand Dieu met à nu mon cœur, le diagnostic de Jésus se vérifie.

Le seul secours possible est alors dans la Rédemption de Jésus-Christ. Si je m’abandonne à lui, les abominations dont mon cœur est capable, ne peuvent jamais se manifester. La véritable pureté est un sommet trop élevé pour que je puisse l’atteindre par mes propres efforts. Mais, lorsque le Saint-Esprit vient habiter en moi, il remplit mon cœur de l’Esprit saint qui est pureté absolue.



lundi 24 juillet 2017

Le Chrétien et les Béatitudes.

« Heureux les pauvres en esprit….. heureux les affligés….. heureux les débonnaires….. heureux….. » (St Matthieu 5 :3-10).

La première fois que nous lisons les enseignements de Jésus, nous trouvons cela merveilleusement simple et évident, et nous ne nous sentons pas vraiment concernés.

Par exemple, les Béatitudes nous paraissent être de beaux principes, faits pour des gens vivant loin du monde, inadaptés à la vie moderne, hors du monde rude et affairé dans lequel nous vivons. Cependant, nous découvrons bientôt que les Béatitudes contiennent la dynamite du Saint-Esprit. Elles explosent au contact direct des circonstances de notre vie. Lorsque le Saint-Esprit nous rappelle une Béatitude, nous sommes mis en demeure de prendre une décision : soit d’accepter, soit de refuser le bouleversement spirituel que produira l’obéissance à ces paroles. C’est ainsi qu’agit le Saint-Esprit. Nous n’avons pas besoin d’être « né de nouveau » pour mettre en pratique les Béatitudes dans leur sens littéral. C’est un jeu d’enfant. Par contre, leur interprétation par le Saint-Esprit, qui les applique aux circonstances de notre vie, est le rude labeur du chrétien fidèle.

L’enseignement de Jésus n’a rien de commun avec notre façon humaine de comprendre la vie. C’est pourquoi, de prime abord, il nous étonne et nous déconcerte. Nous devons progressivement adapter notre conduite et nos paroles à ces préceptes, que le Saint-Esprit applique à notre cas particulier. Le Sermon sur la Montagne n’est pas un recueil de lois et de règlements. C’est une description de ce que le Saint-Esprit va faire en nous.


dimanche 23 juillet 2017

Cette grâce qui transforme..

Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. (St Matthieu 5 :20).

Ce qui caractérise le vrai chrétien, ce n’est pas tant la bonté de ses actes que la bonté de ses intentions.

La grâce surnaturelle de Dieu l’a transformé. La seule chose qui soit supérieure à une bonne action, est une nature bonne. Jésus déclare : « Si tu es mon disciple, ce n’est pas seulement ta conduite qui doit être bonne, mais tes intentions, tes rêves, les moindres recoins de ton être. » On doit avoir des intentions si pures que le Tout-Puissant n ‘y trouve rien à reprendre. Qui peut se tenir dans la lumière éternelle de Dieu, sans que Dieu trouve en lui rien à reprendre ? le Fils de Dieu, lui seul. Et Jésus-Christ proclame que, par sa Rédemption, il peut mettre dans le cœur de tout homme ses propres dispositions, et le rendre aussi pur et simple qu’un petit enfant. La pureté que Dieu réclame est impossible à réaliser, à moins que mon être intérieur ne soit régénéré par Jésus.

Personne ne peut se rendre pur en obéissant à des lois. Jésus-Christ ne nous donne pas des règles et des ordonnances. Ses enseignements sont des vérités qui ne peuvent être mises en pratique que grâce aux dispositions qu’il met en nous. Le grand miracle du salut de Jésus-Christ est qu’il triomphe de l’hérédité. Le chrétien reste un homme, mais son ressort est changé.


mercredi 19 juillet 2017

La présence du Seigneur.

Ceux qui se confient en l’Éternel… marchent et ne se fatiguent point. (Esaïe 40 :31).

Marcher n’a rien de palpitant, ni de sensationnel. Cela demande pourtant de l’endurance, de la continuité. Pour « marcher sans se fatiguer » sans s’épuiser, il faut utiliser toutes ses forces. Le mot « marcher » est employé dans la Bible en rapport avec le caractère. « Jean, voyant Jésus marcher vers lui, dit : « Voici l’agneau de Dieu ». II n’y a jamais rien d’abstrait dans la Bible, tout y est vie et réalité concrète. Dieu ne dit pas : « Soyez spirituels », mais « Marchez devant moi ».

Lorsque nous sommes malades ou déprimés, nous recherchons le « sensationnel ». Cela aboutit sur le plan physique, à des manifestations nerveuses qui sont des contrefaçons du Saint-Esprit. Sur le plan émotionnel, cela entraîne des affections désordonnées et l’immoralité. Sur le plan spirituel, nous finissons par détruire toute vie authentique.

La présence réelle de Dieu n’est pas liée à un signe particulier, mais elle dépend de notre volonté de regarder sans cesse au Seigneur. Quand nous cessons de compter sur Lui, les difficultés surgissent. L’expérience dont parle le Psalmiste : « C'est pourquoi nous sommes sans crainte lorsque les flots mugissent… » deviendra notre expérience, si nous sommes décidés à nous appuyer non sur le sentiment de la présence de Dieu, mais sur la certitude de sa présence.

L’Éternel était ici. et je ne le savais pas. Dans les moments critiques, demandons à Dieu de nous guider, mais gardons-nous de dire sans cesse « Ô Seigneur, conduis-moi dans telle ou telle direction. » Il est certain qu’il nous conduira. Si les décisions que le bon sens nous dicte ne correspondent pas à la volonté de Dieu, il nous le fera comprendre. Restons alors en repos, et attendons que sa présence nous éclaire.



mardi 18 juillet 2017

Notre Seigneur !

Vous m’appelez Seigneur et Maître, et vous dites bien, car je le suis. (Jean 13 :13).

Notre Seigneur n’impose jamais son autorité ; jamais il ne dit : « Tu dois ». Il nous laisse parfaitement libres.

Il nous laisse libres de lui cracher au visage, comme certains hommes l’ont fait et libres de le mettre à mort. Il ne nous dira rien. Mais, lorsque, grâce à la Rédemption sa vie est créée en moi, je reconnais aussitôt qu’il a sur moi une autorité absolue. C’est la domination morale de Celui dont il est dit : « Tu es digne… ». Mais mon indignité refuse de se courber devant Celui qui est digne. Chaque fois que je rencontre un homme qui m’est supérieur, et que je refuse de reconnaître sa supériorité, je révèle mon indignité. Dieu fait notre éducation par des gens qui nous dépassent, non en intelligence mais en « sainteté », jusqu’à ce que nous nous soumettions au Seigneur lui-même.

Si notre Seigneur nous imposait l’obéissance, il serait un tyran et n’aurait plus la véritable autorité. Il ne réclame jamais notre obéissance, mais lorsqu’il se révèle à nous, nous lui obéissons aussitôt. Il devient sans peine notre Seigneur et nous vivons dans l’adoration du matin au soir. La manière dont je conçois l’obéissance met en évidence ma croissance spirituelle.

L’obéissance est un mot auquel nous devons redonner sa vraie valeur. L’obéissance n’est possible qu’entre des égaux : c’est le rapport d’un fils à son Père, et non d’un domestique à son patron. « Moi et le Père, nous sommes un » . « Bien qu’il fut Fils, il a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes. » Le Fils a obéi en tant que Rédempteur parce qu’il était le Fils, et non pas pour le devenir.



lundi 17 juillet 2017

Le miracle de la foi.

Et il dit : ” Qui es-tu, Seigneur ? ” (Actes 9 :5).

Grâce au miracle de la Rédemption, Saul de Tarse, Pharisien ardent et opiniâtre, fut en une seconde transformé en humble esclave, dévoué au Seigneur Jésus.

Ce qui peut s’expliquer n’a rien de miraculeux. Lorsque nous comprenons comment les choses se passent, nous pouvons les ajuster à nos désirs. C’est pourquoi tout naturellement nous cherchons à comprendre. L’obéissance n’est pas une chose naturelle et la désobéissance n’est pas forcément un péché. Il n’y a dans l’obéissance en elle-même aucune vertu morale, à moins qu’on reconnaisse chez celui qui donne les ordres une autorité supérieure. La désobéissance peut être le moyen de s’affranchir d’une autorité abusive. Quand un homme dit à un autre : « Il faut… tu dois… », il tend à l’asservir et à l’éloigner de Dieu. L’homme en obéissant devient esclave, à moins qu’il ne discerne par-delà l’autorité de l’homme, celle d’un Dieu saint auquel il se soumet.

Bien des personnes ne commencent à se tourner vers Dieu que lorsqu’elles rejettent leurs traditions religieuses. Car, il n’y a qu’un seul Maître légitime du cœur humain et ce n’est pas la religion, mais Jésus-Christ. Mais malheur à moi si, le voyant devant moi, je lui dis : « Non, je ne te veux pas ! ». II n’insistera pas pour que j’obéisse, mais en refusant, j’aurai commencé à signer l’arrêt de mort du Fils de Dieu dans mon cœur. Lorsque je m’oppose à Jésus-Christ, en lui disant : « Je refuse », il n’insistera pas. Mais, je tourne le dos à la puissance créatrice de sa Rédemption. La grâce de Dieu ne s’inquiète pas de savoir à quel point je suis corrompu, pourvu que je vienne à la lumière, mais malheur à moi si je tourne le dos à la lumière ! (voir Jean 3 :19 à 21).


dimanche 16 juillet 2017

Le rôle de la prédication.

Ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse. (1 Corinthiens 2 :4).

Paul était un savant et un orateur de premier ordre. Ce n’est pas une fausse humilité qui lui fait dire ces choses. Mais il pensait qu’il affaiblirait la puissance de Dieu, si, en l’écoutant, on était frappé par son éloquence.

La foi en Jésus est un miracle que seule la puissance de la Rédemption peut produire, et non l’éloquence d’un discours, « non pas les discours persuasifs de la sagesse, mais la puissance de Dieu… une démonstration d’esprit et de puissance ». La puissance créatrice de la Rédemption se manifeste au travers de la prédication de l’Évangile, mais jamais à cause de la personnalité du prédicateur. Si le prédicateur doit s’imposer un jeûne, ce n’est pas en s’abstenant de manger, mais bien en s’abstenant de toute éloquence, de tout raffinement dans la diction, de tout effort pour émouvoir, de tout ce qui pourrait finalement voiler l’Évangile de Dieu. Le prédicateur est là comme représentant de Dieu, « comme si Dieu vous exhortait par nous ».

Il est là non pour présenter un idéal humain, mais l’Évangile de Dieu. Si c’est seulement à cause de ma prédication que les gens désirent devenir meilleurs, ils ne feront pas un seul pas vers Jésus-Christ. Tout ce qui est susceptible de flatter mon amour-propre dans ma prédication de l’Évangile fera de moi finalement un traître à l’égard de Jésus. Car j’empêche son acte rédempteur de déployer ses énergies créatrices.

« Quand j’aurai été élevé de la terre, dit Jésus, j’attirerai tous les hommes à moi. »