Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

vendredi 29 juillet 2016

"Le Chemin néocatéchuménal" ou "Néocatéchuménat". Un mouvement sectaire du Vatican. Introduction.




Le "Chemin" durant une de leurs effrayantes célébrations



Une jeune voisine m'a fait part, à la fois de ses doutes et de la séduction concernant "le Chemin Néocatéchuménal" appelé aussi "Néocatéchuménat". Etudiante à Marseille, elle a été accostée par une membre de sa paroisse pour venir à des "catéchèses". Elle en est sortie quelque peu perplexe et est venue me demander mon avis.

Alors que j'habitais la banlieue de Strasbourg, j'ai dû, bien malgré moi, fréquenter des membres de ce mouvement ecclésial de l'Eglise Catholique Romaine. Je les connais bien, leur mentalité et leur comportement. Un ami, vicaire épiscopal dans le Diocèse de Strasbourg, les décrivait comme "des loups déguisés en agneaux". Cela m'amène à mettre en garde celles et ceux qui pourraient être séduits par ce mouvement sectaire et manipulateur.
Dans un prochain post, je reviendrai sur mon expérience.

L’organisation appelée Le Chemin Néocatéchuménal (ou Néocatéchumat) a donné lieu à des doutes, des perplexités, et des opinions opposées à l’intérieur de l’Église Catholique depuis plusieurs années. Certaines personnes, laïques ou ecclésiastiques, voient le Chemin comme une bénédiction de l’Esprit. D’autres, de même importance, considèrent le Chemin comme étant dangereux dans la doctrine et la méthodologie ; elles l’ont comparées à une secte, l’appelant "une église dans l’Église".

Le Néocatéchuménat insiste que leur intention est de revenir à une façon d’être une Église semblable à celle des premières communautés Chrétiennes. Le Chemin se justifie contre les accusations d’être une secte en disant qu’ils sont persécutés. Le Néocatéchuménat insiste sur le fait que quiconque suit cette voie sera capable de faire des choix très radicaux et, par conséquent, cette personne sera sujet à la persécution comme toute personne qui suit Jésus sérieusement dans sa vie quotidienne.

Puisque que j’ai observé une communauté Néocatéchuménale pendant plusieurs années, je voudrais écrire quelques unes de mes réflexions. Je veux faire ma petite contribution afin d’aider les gens à comprendre le maquillage psychologique de ceux qui souscrivent au « Chemin ». Une autre motivation qui m’incite à écrire mes expériences vient du livre que j’ai lu, et écrit par le psychiatre Américain, Jerry Bergman. Le titre de ce livre était « Les Témoins de Jehovah et la Santé Mentale » (1996) dans lequel se trouvaient de brillantes analogies entre le Chemin Néocatéchuménal et les Témoins de Jehovah.

Avant de commencer, je voudrais profiter de cette opportunité pour clarifier le sens du mot « secte ». Pour quelques érudits, ce mot semblent venir du Latin, secta, participe passé du verbe sequor, qui veut dire, « suivre ». Donc, une secte serait un groupe et les doctrines qu’il enseigne suivi par des individus. D’autres savants prétendent qu’une secte vient du Latin, sectus, qui est le participe passé de « couper ». Une secte, alors serait un groupe qui se coupe du corps principal.

Quelle que soit la correcte étymologie, le terme, secte, a pris une connotation profondément négative dans le monde aujourd’hui. Il dénote un esprit fermé et une grande limitation avec le monde « extérieur », cela signifiant avec ceux qui ne font pas partie de la secte et qui ne partagent pas les mêmes idées et activités.

L’espace limité qui m’est alloué ici m’empêche de donner un compte rendu en profondeur de toutes les formes sectaires qu’ils représentent. Cela serait utile alors de voir si le Néocatéchuménat est un exemple. Mais, j’espère que ce que j’ai à dire ici sera une cause valable de réflexion.

Le problème avec le conditionnement psychologique à l’intérieur d’une secte est que c’est encore un sujet de débat parmi les savants.

Selon Frank (1974), les processus mentaux utilisés pour attirer une personne dans une secte sont très ressemblant à ceux utilisés en psychothérapie alors qu’un des résultats est la relation rassurante qui se développe entre le psychothérapeute et le patient. Dans une organisation sectaire, ensemble avec les autres (frères et sœurs de la communauté et des catéchistes), l’adepte se sent mieux et, en fait, souvent devient la projection inconsciente du père rassurant et de la figure parentale.

Les organisations sectaires ont toujours été accusées de (ce qui est habituellement appelé) « lavage de cerveau », mais aujourd’hui le terme, « pensée-réformée », créé par Lifton (1961), est préféré. La personne qui devient membre d’un groupe sectaire modifie sa conduite. Le changement se manifeste si subtilement que le sujet lui-même ne le percevra que difficilement. C’est une histoire bien différente pour ceux qui sont proches du sujets et discernent le changement. Ainsi, nous avons le terme conversion. Mais est-ce vraiment une vraie conversion ?

Maintenant, pour ceux d’entre vous qui ne sont pas familiers avec le Chemin Néocatéchuménal, une brève synthèse est nécessaire afin de savoir ce qui est arrivé à ceux qui en font partie depuis plusieurs années (quelques fois vingt ans ou plus, dépendant de « l’esprit de conversion » de la personne). Qui atteint la fin du Chemin, sera capable d’affirmer qu’il est capable d’affirmer qu’il a compris ce qu’est le baptême ou, encore mieux, il l’aura redécouvert.

Très souvent, la personne qui joint le Chemin n’est ni un parent ou un ami de celui ou celle qui en fait partie. Ce membre parle du Chemin avec un tel enthousiasme qu’il frise la pédanterie. Il se sent pressé par un devoir « missionnaire » de partager les « merveilles » du Chemin avec d’autres frères et sœurs. Qui décide alors de prendre contact avec le mouvement doit participer à quinze catéchèses qui se tiennent en général dans la paroisse chaque semaine qui suit. Après les avoir complétées, le membre est obligé de participer à une "convivence" (comprendre, un temps vécu ensemble), un week-end proloné en immersion totale, qui débute un vendredi soir et se termine un dimanche après-midi. A partir de là, une communauté sera formée.
La convivence est un crescendo de sensations et de nouvelles expériences. L’expérience (spécialement pour quelqu’un qui n’a jamais été croyant) déclenche quelque chose dans la personne afin qu’elle devienne de façon incisive et profondément engagée. Ça remue et réveille quelque chose présent en chaque être humain : le besoin de ce qui est saint et d’un sens à la vie. Malheureusement, les organisations sectaires profitent de ces besoins.

La convivence débute avec une rite très évocateur appelé, « lucernaire ». La pièce est plongée dans le noir pour quelques minutes. Puis un presbytre (un prêtre) entre dans la pièce en tenant un cierge de Pâque allumé qui éclate parmi la dérangeante obscurité. Un samedi, après une longue catéchèse sur la façon dont les Hébreux préparait la Pâque et ainsi pavait la voie pour la Pâque Chrétienne, la célébration Eucharistique suit les routes établies par le Néocatéchuménat pour chaque célébration du samedi soir : un autel décoré avec des fleurs préparé au centre de l’église avec des frères et des sœurs de la communauté nouvellement formée et les catéchistes l’entourant (manifestement, les catéchistes ne sont présents que durant la convivence).

Pendant la Prière du Fidèle, chacun peut prier tout haut, librement, exprimant n’importe quel sentiment l’habitant. Même durant l’homélie du presbytre, chacun « peut partager avec ses frères et sœurs ce que le Seigneur lui a communiqué dans les lectures et comment la vie a changé grâce au Chemin ». S’ouvrir aux autres est un élément très important du programme. En se révélant à la lumière de ce qui est lit dans les Écritures, une interprétation existentielle est donnée à sa propre vie. Cela prépare aussi le Néocatéchumène à s’ouvrir aux frères et sœurs de la communauté de choses qui ont été le plus cachées et d’inavouables principes, faits, et épisodes de la vie de chacun.

La délivrance apparente devient, pourtant, une épée à deux tranchants. D’un côté, si le « frère se sent libéré ou délivré » et accepté c’est parce que le catéchiste répète continuellement, « Dieu t’aime tel que tu es ». D’un autre côté, la personne réalise que chaque laïque présent comme lui sait chaque coin et recoin dans sa vie et cela créant une dépendance ambiguë. Les laïques ne sont pas tenus au secret du confessionnal comme le prêtre l’est, donc comme chacun peut l’imaginer, ils sont munis de commérage et de rumeurs non édifiants. La célébration Néocatéchuménale se termine avec une danse finale, basée sur celle que David fit autour de l’Arche de l’Alliance de Dieu.


La communauté poursuit au rythme de deux célébrations la semaine faites d’activités en vue de préparer les célébrations, célébration de la Parole, et la célébration Eucharistique du samedi soir. Normalement, après deux ans, l’on passe au premier scrutin, mais cela dépend la plupart du temps du degré de réceptivité des membres de la communauté vis-à-vis de ce que les catéchistes ont enseigné. Le premier scrutin est la première puissante et touchante expérience des membres. C’est à cette étape que le disciple commence à dévoiler les profondeurs de son cœur. En effet, à cette première étape, il y a un appel très fort à « s’éprouver vis-à-vis des richesses ». Cela serait pour qu’on se débarrasse des choses auxquelles on est le plus attachées, par exemple, l’argent. Les catéchistes, c’est un fait, vous « invite » à donner quelque chose de personnel, quelque chose auquel vous êtes particulièrement attaché (il n’est pas nécessaire que ce soit de l’argent. Cela peut être des bijoux ou autre choses…) à quelqu’un qui ne saurait jamais qui l’a donné et quel en est la provenance.
Mais, pendant ce rituel, il y a un moment qui parfois prend une ampleur dramatique pour la personne qui l’expérimente. C’est lorsque chaque « frère » et « sœur » doit dire, devant tout la communauté et les catéchistes, quelle est sa croix personnelle. Ce moment est marqué par de très fortes émotions parce que faire connaître sa propre croix – confessant souvent avec larmes et une grande résistance intérieure – a un effet cathartique et libérateur. Plusieurs vont mentir à ce moment parce qu’ils ont hontes et sont gênés. C’est la première étape forte dans le Chemin et plusieurs personnes quittent. Mais les catéchistes réassurent ceux qui restent, « il n’est pas demandé à tous d’être le sel et la lumière. Le Seigneur t’a invité. »

Un « Je » apparemment plus fort est ainsi créé. Chacun s’identifie comme quelqu’un de spécialement sauvé – pour être celui qui est appelé à une mission pour l’église, chance qui n’est pas donnée à n’importe qui. Subtilement, la veste étroite commence à se serrer. Elle se resserre d’autant plus fort pour ceux qui un « Je » qui est faible et sans fondement. Ces personnes, après quelques années, ne sont plus capables de trouver quoi que ce soit en dehors du Chemin ni personne d’autre que leurs « frères et sœurs » dans leur communauté.

Un an après le premier scrutin, en général, on fait face au « shemà » ("écoute Israël !"). Ici, ils enfoncent l’idée qu’un signe est nécessaire et qu’il serait de se débarrasser de ses biens. Mais, le vrai point tournant vient avec le second scrutin quand le Précatéchumène doit prendre de grosses et sérieuses décisions à propos de sa vie eu égard au fait qu’il est appelé « le sel et la lumière ». La conviction que le salut dépend seulement du Chemin est accentué encore plus. En dehors du Chemin, on serait en dehors de l’Église. Souvent le catéchiste dit à maintes reprises à ceux qui ont essayé de quitter que, « en dehors du Chemin vous serez avec les morts parce que c’est la route que Seigneur a choisi pour vous. »

D’autres notions semblables sont répétées en d’autres occasions et pour d’autres raisons. À la page 20 des « Orientations pour les Équipes de Catéchistes pour le Deuxième Scrutin Baptismal » (un des « saints textes » du Chemin Néocatéchuménal ), Kiko Arguëllo dit : « J’ai vu un prêtre de paroisse passer toute sa vie à se battre contre nous en nous haïssant. Cela n’a pris qu’une nuit lorsqu’il a été frappé par une tachycardie assez forte qu’il commença à prendre sa vie au sérieux et il changea complètement. » Ainsi, pour ce Argüello, ce prêtre a du avoir une tachycardie providentielle afin d’accepter le Chemin ! Tout comme dans les communautés pentecôtisantes du Renouveau charismatique (un autre mouvement sectaire de l'Eglise catholique), beaucoup d’histoires, inventées de toutes pièces et invérifiables, comme celles-là, sont fréquemment racontées entre les personnes dans la communauté et spécialement par les catéchistes afin d'influencer et de retenir les membres. Ainsi, cela influence les gens encore plus de réaliser que le Chemin a l’unique, ou à tout le moins, le meilleur de ce que l’église peut offrir.

Le second scrutin se caractérise par le renoncement à ses soi-disant "idoles". Une fois que la communauté a passé cette étape, on demande de verser dix pour-cent de ses revenus. Cela est fait de la même façon à toutes les collectes parmi le Néocatéchuménat. En dehors du mépris et du dédain, les contributions sont déposées dans un sac appelé "l’ordure" - donnant ainsi de l’argent un symbole négatif.

Puis, le Chemin passe à «l’initiation à la prière». Après la catéchèse appropriés, le catéchumène découvre ou redécouvre la beauté de la prière et commence à prier avec la Liturgie des Heures. Les couples qui « suivent » le Chemin ensemble se concentrent plus sur l’appartenance de leurs enfants. Depuis que les enfants, comme l’enseignent les catéchistes, doivent être un autre exemple de « nos idoles », ils doivent être laissés à la maison le soir avec la gardienne, ou les grand-parents, ou quelqu’un d’autre si les parents – dans un moment d’attendrissement – décident d’épargner les enfants des longues soirées sans coupures des célébrations !

Une autre étape est la Redditio, où le Credo et la Traditio sont données. Après cela, le Néocatéchumène raconte l’histoire de toute sa vie devant l’assemblée entière – souvent parsemée avec les plus inopportuns détails à propos du changement que le Chemin a produit dans sa vie… et il récite le Credo. Le Chemin se termine avec « l’élection » et le renouvellement des promesses baptismales.

Un si bref compte rendu m’a obligé de donner seulement l’essentiel du Chemin et de laisser de côté un nombre considérable de choses. Mais j’aimerais, pourtant, offrir quelques considérations. Tout le long du Chemin, il y a un subtil et imperceptible contrôle sur ce que l’individu fait en prenant part à la communauté. En fait, au début, l’engagement est plutôt léger – on doit assister les deux célébrations de la semaine et prendre part à leurs préparations lorsque cela est nécessaire. En faisant cela, la personne dès lors lentement adopte un nouveau langage, une façon de faire les choses qui est plus près de l’harmonie avec l’esprit du Chemin. Tout change dans sa vie en relation avec le Chemin – qui est la seule chose qui peut apporter une satisfaction à sa vie.

L’information est gardée secrète. Les textes qu’utilisent les catéchistes ne sont pas publiés. Une fois, l’on dit à un prêtre de paroisse qu’il n’y avait pas de textes de référence, puis on lui dit, «mais même vous, aussi, devez vous convertir… vous n’avez pas encore atteint la phase du chemin, encore !».

En exécutant les devoirs du Chemin ( l’étiquette des catéchistes étant « temps donné à Dieu »), la personne est aidée en ayant plus à penser. Lorsqu’elle porte certains doutes ou perplexités à un « frère »ou même à un catéchiste, il lui est dit que c’est Satan qui veut l’éloigner de Dieu. La plupart du temps, lorsque quelqu’un a des tentations de cette sorte, il lui est dit d’en parler avec les catéchistes. Le catéchistes lentement commence à conduire votre vie. Les péchés passés de la personne sont utilisés pour conditionner, pire, pour le dénigrer. Après plusieurs années, l’on devient profondément convaincu que les catéchistes ne sont jamais dans l’erreur !

Mais, l’une des choses les plus graves est le contrôle sur les émotions des personnes par l’utilisation de la culpabilité et de la peur. Dans la première catéchèse, ils parlent de la piscine baptismal dans laquelle l’on doit s’immerger afin de regarder ses péchés en face. Un catéchiste a dit, « vous devez descendre dans l’égout afin d’en remonter à nouveau avec Christ ». Un autre catéchiste a dit, « la communauté commence à grandir lorsque vous commencez à vous plaindre les uns des autres et à vomir tout le pue que vous avez à l’intérieur. » Tout cela est très différent de ce qu’enseigne l’Église à propos de la conversion (« metanoia »). L’Église nous rappelle, par dessus tout, que nous sommes sauvés par l’amour de Dieu et qu’il nous fait sentir la joie de sa miséricorde même au milieu de nos misères.

Pourtant, l’imposition de la culpabilité (ce qui est très différent de se reconnaître humblement comme pécheur) est l’une des plus importantes méthodes dans le contrôle des sentiments et des émotions d’une personne. L’humilité est mal interprétée quand une personne se rejette – ce qui mène alors à l’aliénation. Cela plutôt crée une personnalité qui tend à soutenir un idéal qui est inaccessible et alors la personne en finit par se sentir coupable de ne pas être à la hauteur de cet idéal.

On inculque aux membres de la communauté qu’ils font partie d’une élite privilégiée dans l’église. Ils sont destinés à porter le salut aux gens avec qui ils travaillent, à leurs familles, ou même dans un travail missionnaire au loin, comme nous le constatons dans le cas des « catéchistes itinérants ». Comme il est écrit ailleurs, les gens souvent entendent la phrase typique du catéchiste, « le Seigneur vous a choisi et vous a invité et personne d’autre ». Cette phrase et d’autres semblables font croire aux gens qu’ils sont « spécialement élus ». Cela satisfait inconsciemment leur sens propre frustré.

Une autre chose qui caractérise le Néocatéchuménat est leur zèle à exécuter ce que les catéchistes (et principalement, le fondateur du Chemin) leur disent quoi faire. Dans les communautés, en fait, les célébrations ne se tiennent pas dans l’église, mais plutôt dans une chambre. L’autel doit être une table et la patène, le calice, la croix, le lutrin, et tout ce qu’on utilise, doit être absolument signé « Kiko » ! Tout est à la limite du maniaque. Une fois, une future mariée, qui était dans une paroisse non Néocatéchuménale insista pour que la cérémonie se déroule dans le style « inspiré » par Kiko, avec sa croix, son autel, son calice, sa patène, ses chansons, etc…

Quiconque a été habitué à ces manières de faire durant des années trouve cela incroyablement difficile de séparer sa relation avec Dieu de ce style et de vivre sa foi, encore dans l’Église, mais d’une toute autre façon. Cela crée une dépendance psychologique qui se termine sur la personne par le volonté de contrôler et démoniser tout le monde, incluant les évêques et les presbytres, qui ne partagent pas le chemin avec eux. Une catéchiste a déjà dit, « c’est bon que nous ayons des évêques et des prêtres qui ne croient pas parce cela nous fortifie sur notre route. »

Plusieurs Néocatéchumènes semblent avoir perdu leur habilités critiques et logiques – facultés qui font un vrai Chrétien. Les Écritures disent que le vrai Chrétien est celui qui tire le bon sens de sa foi. C’est vrai que beaucoup de gens critiquent le Chemin, mais ils n’ont plus le courage de le quitter parce qu’ils identifient le Chemin avec l’Église. Peut-être qu’ils ne savent pas ou ne veulent pas savoir que l’Église est un endroit qui est beaucoup plus spacieux et libre que l’église que Kiko et ses catéchistes présentent.

Une euphorique et auto-grossissante atmosphère est créée à l’intérieur de la communauté qui atteint son point culminant dans la Vigile Pascale. La vigile est célébrée durant la nuit et de jeunes enfants sont baptisés. Le temps passant et les enfants grandissants, ils seront soumis à une formation religieuse qui est très discutable.

Parlant des enfants, c’était écrit avant cela, en générale, les Néocatéchumènes sont très prolifiques parce qu’ils sont pro-vie. Pourtant, puisque les enfants ne doivent pas êtres des idoles, ils sont laissés aux soins des grand-parents ou des gardiennes jusqu’à tard le soir parce que Dieu passe avant toute chose et Dieu est identifié avec le Chemin. Dans « le second scrutin », lorsqu’on leur demande de se débarrasser des idoles dans leur vie, quelqu’un dans le Néocatéchuménat a-t-il jamais suspecté que l’une de leurs idoles pouvaient être le Chemin lui-même ? Plusieurs oublient qu’un chemin doit être un moyen pour arriver à Dieu et non une fin en soi.

Je voudrais envelopper ces réflexions sur le Chemin par le résumé ce qui suit :

Kiko et ses catéchistes ont une autorité souveraine. Quelque chose qu’un catéchiste a dit est parlant, « Même les prêtres devraient faire partie du chemin et se convertir ! »

Les gens qui suivent le Chemin se considèrent comme choisis de façon prédéterminée pour devenir le sel et la lumière de l’Église et du monde.

Il est promis aux membres du Chemin le salut en le Chemin comme style de vie unique et cher pour quelques privilégiés. Une chose souvent dite par les catéchistes est, « si vous entreprenez ce chemin, vous aurez l’esprit de Jésus Christ. Nous sentons que cela a été vrai pour nous dans nos vies. »

La communauté exerce une somme importante de pression sur ses membres. Les membres sont soumis à une discipline de main de fer dans le Chemin, comme le disent les catéchistes, « cela va vous conduire au point de faire un choix radical dans votre vie. »

Cela crée une attitude de ségrégation contre ceux qui ne font pas partie du Chemin. Sont inclus dans les exclus : des Chrétiens qui font partie de l’Église, des gens qui sont actifs dans d’autres mouvements catholiques, et même les Catholiques méprisés qui vont à la Messe le dimanche. Personnellement, j’ai vu plusieurs personnes qui sont plus riches en miséricorde que bien des Néocatéchumènes.
Les disciples de Kiko mettent l’emphase sur les activités missionnaires même si ils ont des grandes familles.

Après le second scrutin, les membres doivent donner dix pour-cent de leurs revenus mensuels, mais par dessus, cela il y a même d’autres collectes pour d’autres buts auxquelles il faut contribuer. On ne produit jamais de budget de fin d’année malgré toutes les levées de fonds. Les catéchistes justifient cela avec l’enseignement évangélique, « que votre main droite ne sache pas ce que la main gauche fait. » Alors, j’ai à me demander, pourquoi l’Église à juste titre a-t-elle dans chaque paroisse et corps ecclésial un conseil des finances ? Contributions, revenus et dépenses sont clairement étalées sur la tables.

Souvent sans même le réaliser, le Néocatéchuménat adopte un langage, un jargon particulier qui les fait se démarquer et les distingue des autres.

Généralement, le Néocatéchuménat réagit assez violemment lorsque quelqu’un critique le Chemin. Ils essaient d’éviter le sujet, où comme c’est le cas spécialement avec les catéchistes, ils ont recours à la dialectique ( le signe du meilleurs sophiste). Une fois, je fus vraiment frappé de la façon dont une personne du Chemin réagit envers un homme qui lui dit qu’il n’y croyait pas. Au début, le disciple du Chemin donnât son le témoignage personnel de sa vie. Même s’il était commun dans sa critique du pape et des évêques, il ne se mit pas en colère jusqu’au moment où l’homme critiqua le Chemin. Aimant à peine son ennemi dans la dimension de la croix !

Le Néocatéchuménat souvent se sent persécuté et ils démonisent (comme je l’ai écrit plus tôt) ceux qui n’en font pas partie mais s’ils devraient être considérés comme leurs frères dans le Christ. Les sectes typiquement démonisent ceux qui ne pensent pas comme eux parce qu’ils ont besoin de créer un ennemi extérieur (un bouc émissaire) sur lequel ils peuvent cibler toutes leurs peurs et leurs anxiétés individuelles.

Grandir dans la foi est grandir dans l’amour sans s’occuper durant des années avec beaucoup d’activités, préparations, célébrations, en passant par différentes étapes ou autre chose. Plusieurs Néocatéchumènes ont l’illusion que s’acquitter d’œuvres, « faire des choses », et « être actif » pendant des années fait de vous des convertis. L’on devrait dire au monde, pourtant, qu’un document a été publié par le Saint Siège en 1986 par le Conseil pour la Promotion de l’Unité Chrétienne. Intitulé « Le Phénomène des Sectes ou Les Nouveaux Mouvements Religieux : Un Défi Pastoral » . À la page trois, parlant de l’intolérance présente dans les sectes, « un esprit semblable peut être rencontré dans des congrégations de personnes qui appartiennent à des églises ou des communautés ecclésiales. »

Maintenant, quelques questions qui n’ont toujours pas de réponses : Pourquoi les textes de Kiko sont-ils si rigoureusement tenus secrets ? Pourquoi le Néocatéchuménat le rend-il pas publique ses revenus ? Ont-ils déjà considérés que les critiques dirigées contre eux, doctrinales et méthodologiques, pouvaient être faites à partir de l’amour de la vérité et non par le démon persécuteur qui a de la rancune contre eux ? À voir comme ils sont familiers avec la Parole, n’ont-ils pas jamais réfléchis à ce verset d’Osée qui dit, « c’est l’amour qui me plaît et non les sacrifices. La connaissance de Dieu, plutôt que les holocaustes. » (Osée 6 : 6).


Nous reviendrons, jour après jour sur le sujet....