Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

vendredi 10 janvier 2020

Obéir à Dieu.


Ils réquisitionnèrent un nommé Simon… et le chargèrent de la croix. (Luc 23, 26).

Si nous obéissons à Dieu, d’autres en souffriront plus que nous, et cela nous tourmente. Pour nous, si nous avons de l’amour pour notre Seigneur, l’obéissance ne nous coûte pas. C’est une joie, mais elle coûte à ceux qui ne l’aiment pas. En obéissant à Dieu, nous renverserons les plans de certaines personnes, qui nous diront : « C’est cela que vous appelez être chrétien ! ». Pour éviter de les faire souffrir, il nous faudrait tout simplement désobéir à Dieu.
Retranchés dans notre orgueil, nous disons : « Jamais je n’accepterai de recevoir quoi que ce soit de quelqu’un d’autre. » Il le faut bien pourtant, ou sinon désobéir à Dieu. Avons-nous le droit de refuser ce que notre Maître a lui-même accepté ? (Luc 8, 23).
Si nous disons : « Je veux supporter seul toutes les conséquences », nous paralysons notre vie spirituelle. Car, c’est impossible. Nous sommes tellement dépendants de tous les desseins de Dieu, qu’en lui obéissant, nous agissons nécessairement sur les autres. Si nous voulons obéir à Dieu, il nous faut accepter humblement toutes les conséquences. Certes, nous pouvons désobéir à Dieu pour nous épargner cette humiliation. Nous pouvons contrister notre Seigneur. Mais, si nous choisissons de lui obéir, il veillera lui-même sur tous ceux qui auront subi le contrecoup de notre obéissance. Obéissons : Dieu pourvoira.


vendredi 3 janvier 2020

Une bonne nouvelle.


« Je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple ».


« Je vous annonce une grande joie. » Telles sont les paroles de l'ange aux bergers de Bethléem. Je vous les redis aujourd'hui, âmes fidèles : je vous apporte une nouvelle qui doit vous causer une grande joie. Pour de pauvres exilés, condamnés à mort, peut-il y avoir plus heureuse nouvelle que celle de l'apparition de leur Sauveur, venu non seulement les délivrer de la mort, mais leur obtenir le retour dans la patrie ? C'est précisément ce que je vous annonce : « Un Sauveur vous est né ».
Quand un monarque fait sa première entrée dans une ville de son royaume, on lui rend les plus grands honneurs ; que de décors, que d'arcs de triomphe ! Prépare-toi donc, ô heureuse Bethléem, à recevoir dignement ton Roi. Sache, te dit le prophète (Mi 5,1), que parmi toutes les cités de la terre, tu es la plus favorisée, puisque c'est toi que le Roi du ciel a choisie pour lieu de sa naissance ici-bas, afin de régner ensuite non pas seulement sur la Judée, mais sur les cœurs des hommes en tous lieux. Qu'auront dit les anges en voyant la Mère de Dieu entrer dans une grotte pour y enfanter le Roi des rois ! Les enfants des princes viennent au monde dans des appartements étincelants d'or; ils sont entourés des plus hauts dignitaires du royaume. Le Roi du ciel, lui, veut naître dans une étable froide et sans feu ; pour se couvrir, il n'a que de pauvres lambeaux ; pour reposer ses membres, qu'une mangeoire misérable avec un peu de paille.
Ah ! La seule considération de la naissance de Jésus Christ et des circonstances qui l'accompagnèrent, devrait nous embraser d'amour ; et les seuls mots de grotte, de mangeoire, de paille, de lait, de vagissements, replaçant devant nos yeux l'Enfant de Bethléem, devraient être pour nous autant de flèches enflammées blessant d'amour tous nos cœurs. Heureuse grotte, mangeoire, paille ! Mais bien plus heureuses les âmes qui chérissent avec ferveur et tendresse ce Seigneur tant digne d'amour et qui, brûlant de charité ardente, le reçoivent dans la sainte communion. Avec quel élan, avec quelle joie Jésus vient reposer dans l'âme qui l'aime vraiment !


mercredi 25 décembre 2019

Joyeux Noël 2019.






Le temps de Noël est un temps de recueillement, d’intériorisation, de méditation du grand mystère qu’est l’Incarnation. Dieu fait homme, Dieu qui vient pour nous, pauvres créatures infidèles. Il vient pour nous tendre la main, nous racheter et nous entraîner sur le chemin du Salut. Par amour pour nous, le Christ vient sur terre, déjà prêt à s’offrir en sacrifice sur la croix. Par amour pour nous, Il revient, tout entier, caché dans l’hostie, lors de chaque consécration, et s’offre en nourriture. Que ce soit dans la crèche ou dans l’hostie sainte, Jésus, à chaque fois, s’offre de façon infiniment humble. Il est désarmé, Il est impuissant face aux attaques, Il est prêt à accepter tous les outrages, pourvu que nous l’aimions.
Jésus s’est fait petit enfant dans la crèche par amour pour nous mais aussi par esprit d’obéissance à son Père. Il nous montre ainsi l’exemple de l’obéissance et de l’humilité. Pour gravir les marches du chemin de sainteté, il est nécessaire de s’abandonner totalement à la volonté de Dieu, d’accepter de se laisser transformer, et ainsi de devenir un docile instrument au service du Bien. Demandons à la Sainte Vierge Marie de faire grandir en nous les vertus d’humilité et d’obéissance, afin que nous puissions chaque jour nous rapprocher davantage de notre Père éternel.

+ Serge Burglé
   Recteur


mardi 10 décembre 2019

La clé du Royaume des Cieux.



Ce n'est point sans doute par ignorance que le Sauveur s'informe de l'opinion que ses disciples et le peuple peuvent avoir de sa personne. S'il demande à ses disciples ce qu'ils pensent de lui, c'est pour récompenser dignement leur confession de foi, conforme à la vérité.
Aussi s'informe-t-il d'abord de l'opinion du peuple, afin qu'après avoir rapporté les jugements de ceux qui se trompent, on soit obligé de reconnaître que les disciples ont puisé la vérité de leur profession de foi, non pas dans les idées du peuple, mais dans une révélation particulière du Sauveur.
Celui qui a reconnu et confessé le roi des cieux avec plus d'ardeur que tous les autres reçoit aussi d'une manière plus particulière que tous les autres les clefs du royaume des cieux, afin qu'il fût bien démontré pour tous que sans cette confession et sans cette foi, personne ne peut entrer dans le royaume des cieux. Les clefs du royaume des cieux sont la puissance et le droit de juger : la puissance, pour lier et délier, le pouvoir de juger, de discerner ceux qui sont dignes et ceux qui ne le pas.
Quoique le Seigneur paraisse donner exclusivement à Pierre ce pouvoir de lier et de délier, il l'accorde également aux autres Apôtres (Mt 18, 18) et maintenant encore à toute l'Église dans la personne des évêques et des prêtres. Mais Pierre a reçu d'une manière plus particulière les clefs du royaume des cieux et la primauté du pouvoir judiciaire, afin que tous les fidèles répandus dans l'univers comprennent que du moment où, de quelque manière que ce soit, on se sépare de l'unité de la foi ou de la société de Pierre, on ne peut être délivré des liens du péché, ni voir ouvrir devant soi les portes du royaume du ciel.