Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

dimanche 24 mars 2019

Sommes-nous amis de l'époux ?


L’ami de l’époux. (Jean 3 :29).

Notre vertu et notre sainteté ne devraient jamais attirer l’attention sur elles-mêmes mais seulement, comme des aiguilles aimantées, sur Jésus-Christ.
Si ma sainteté n’attire pas les âmes vers le Christ, elle n’est pas ce qu’elle doit être. Elle suscitera des sentiments déréglés et détournera les âmes du seul vrai chemin. Un saint exemplaire, s'il n'amène pas les âmes directement à Jésus-Christ, mais seulement à l’admiration de ses vertus, sera pour elles un obstacle. On dira de lui : « Quel beau caractère ! ». Mais, sera-t-il un véritable ami de l’époux ?
Au lieu de s’effacer, il prend la première place. Pour rester toujours l’ami loyal et fidèle de l’époux, il nous faut surveiller attentivement notre attitude à son égard. C’est là un point encore plus important que notre obéissance. A certains moments, le devoir d’obéissance ne se pose pas. La seule chose que Dieu nous demande est de rester en contact direct avec Jésus-Christ. A d’autres moments, bien entendu, nous avons à chercher quelle est la volonté de Dieu. Mais, durant la plus grande partie de notre existence, ce que nous devons faire, ce n’est pas un effort conscient pour obéir à Dieu, c’est simplement un effort pour rester l’ami fidèle de l’Époux. L’activité chrétienne peut nous détourner de celle concentration indispensable de notre âme sur Jésus-Christ. Au lieu d’être les vrais amis de l’époux, nous nous érigeons nous-mêmes en providence au petit pied. Nous lui empruntons son armure, et au fond, nous combattons inconsciemment contre Lui.


Sachons être humbles.


Lui, il faut qu’il croisse et moi, que je diminue. (Jean 3;30).

Si vous devenez indispensable à la vie d’une autre âme, c’est que vous ne marchez plus selon l’Esprit de Dieu. Dans votre activité, souvenez-vous, comme Jean-Baptiste, que vous n’êtes pas l’époux mais seulement l’ami de l’époux.
Quand une fois vous voyez une âme en présence des exigences de Jésus-Christ, vous savez que vos efforts ont été dans la bonne direction. Au lieu de vouloir intervenir pour alléger en elle les douleurs de l’enfantement, priez afin que ces douleurs deviennent dix fois plus fortes jusqu’à ce qu’aucun pouvoir, de la terre ou de l’enfer, ne puisse empêcher cette pauvre âme d’être saisie par Jésus-Christ. Sans cesse, nous prétendons être une providence au petit pied. Nous nous mettons en travers, barrant la route à Dieu. Nous disons : « Cela ne peut pas être ! » Nous ne sommes pas des amis de l’époux, nous nous substituons à Lui, et un jour cette âme dira de nous : « Il a détourné sur lui mon amour, il m’a dérobé Jésus. »
Veillez de toute votre énergie jusqu’à ce que l’Époux apparaisse devant celui dont vous vous êtes occupé. Ne vous inquiétez pas des bouleversements qu’Il amène et réjouissez-vous. Bien souvent il faut qu’une vie s’écoule avant que Jésus la sauve.


mardi 19 mars 2019

Sommes-nous amis avec Dieu ?


Et l’Éternel dit “Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ?” (Genèse 18 :17).

Nous voyons dans ce chapitre les joies d’une amitié réelle avec Dieu qui est bien autre chose que le sentiment momentané de sa présence. Être en contact intime et assez permanent avec Dieu pour n’avoir pas besoin de lui demander quelle est sa volonté, c’est s’approcher bien près du but de ceux qui vivent par la foi. Quand vous êtes directement uni à Dieu, vous êtes dans la pleine liberté, dans la parfaite joie. Vous êtes en quelque sorte, vous-même, la volonté de Dieu, et votre bon sens vous dirige de sa part, tant qu’il ne vous fait pas signe de vous arrêter. Vous prenez vos décisions dans un sentiment très doux de communion et d’amitié parfaite avec Dieu, sachant très bien que s’il vous arrivait de vous tromper, Dieu est toujours là pour vous dire de vous arrêter et dans ce cas, il est bon de s'arrêter à l’instant.
Pourquoi Abraham finit-il par s’arrêter, dans son intercession ?
Il n’avait pas encore atteint un degré suffisant d’intimité avec Dieu pour continuer hardiment jusqu’à ce que sa requête soit exaucée. Chaque fois que nous nous arrêtons de prier, en nous disant : “Après tout, qui sait ? Ce n’est peut-être pas la volonté de Dieu”, c’est que nous avons encore des progrès à faire. Nous n’en sommes pas encore au niveau où était Jésus qui veut que nous soyons un avec lui, comme il est un avec son Père.
Pensez à ce qu’a été votre dernière prière... Est-ce vous que vous cherchiez à vous contenter ou bien à contenter Dieu ? Votre Père céleste sait ce dont vous avez besoin avant que vous le lui demandiez. Le but essentiel de la prière, c’est de nous faire trouver Dieu.


Avez-vous la foi d'Abraham ?


Abraham partit… sans savoir où il allait. (Hébreux 11 :8).

Dans l’Ancien Testament, le fait que le croyant est en relation personnelle avec Dieu se manifeste souvent par une séparation totale entre lui et son milieu. Abraham quitte et son pays et sa parenté. Aujourd’hui, la séparation doit s’accomplir plutôt entre notre manière de voir les choses et, celle de nos parents et amis les plus chers lorsqu’ils ne connaissent pas Dieu. Jésus a bien marqué cela. (Luc 14;26)
La foi ne connaît pas le but vers lequel elle est conduite, mais elle aime et elle connaît Celui qui la conduit. Il ne s’agit pas de nous conduire nous-mêmes par notre intelligence, mais de saisir par la foi la main de notre conducteur. Par la foi, nous saisissons Dieu personnellement. Mais, quelle erreur de s’imaginer que Dieu nous conduira toujours vers le succès...
Le but final qu’on atteint quand on vit par la foi, c’est qu’on acquiert du caractère. Notre vie spirituelle a des hauts et des bas. Quand nous sommes en prière, la bénédiction de Dieu nous transfigure. Puis, nous retombons dans le train-train de la vie journalière et la lumière disparaît. La vie par la foi, ce n’est pas un envol momentané ; c’est une vie où l’on marche droit devant soi sans jamais faiblir. Il ne s’agit pas de sanctification, mais de quelque chose de bien plus élevé, d’une foi mise à l’épreuve et qui a tenu bon. Abraham n’est pas à proprement parler un modèle de sanctification, c’est le type de l’homme vivant par la foi, d’une foi éprouvée en un Dieu infiniment réel. Abraham, nous est-il dit, eut foi en Dieu.