Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

vendredi 29 novembre 2019

Quand Dieu nous appelle.


« Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes » (Matthieu 4:12-22).

Quand tu avais entendu la voix du Précurseur..., quand le Verbe s'est fait chair et a apporté la Bonne Nouvelle du salut à la terre, tu es venu te mettre à sa suite en t'offrant toi-même comme prémices, comme première offrande à Celui que tu as fait ensuite connaître, et tu l'as désigné à ton frère comme étant notre Dieu (Jean 1,35-41) : prie-le de sauver et d'illuminer nos âmes...
Tu abandonnes la pêche des poissons pour pêcher les hommes avec la ligne de la prédication et l'hameçon de la foi. Tu as retiré tous les peuples de l'abîme de l'erreur, André, frère du chef du chœur des apôtres, dont la voix retentit pour instruire toute la terre. Viens illuminer ceux qui célèbrent ta douce mémoire, ceux qui sont dans les ténèbres...
André, le premier appelé parmi tes disciples, Seigneur, a imité ta Passion ; il s'est rendu semblable à toi également dans la mort. Par ta croix il a pêché de l'abîme de l'ignorance ceux qui s'y égaraient autrefois, afin de les porter jusqu'à toi. C'est pourquoi nous te chantons, Seigneur de bonté : par son intercession donne la paix à nos âmes...
Réjouis-toi, André, qui racontes partout la gloire de notre Dieu, comme le ciel éloquent (Ps 18,2). Toi le premier, tu as répondu à l'appel du Christ et es devenu son compagnon intime ; imitant sa bonté, tu réfléchis sa clarté sur ceux qui habitent dans les ténèbres. C'est pourquoi nous célébrons ta sainte fête et chantons : « Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu'aux limites du monde » (Ps 18,5).



dimanche 24 novembre 2019

Tout moment est propice.


Donnons le temps pour les choses importantes.

Frères, il y a un temps pour les semailles et un autre pour la moisson, un temps pour la paix et un autre pour la guerre, un temps pour l'occupation et un autre pour le loisir. Mais pour le salut de l'âme, tout moment est propice, et toute journée est favorable, si du moins nous le voulons. Ainsi donc, soyons toujours en mouvement vers le bien, faciles à mouvoir, pleins de fraîcheur, mettant les paroles en actes. « Car, dit l'apôtre Paul, ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ceux qui mettent la loi en pratique qui seront justifiés » (Rm 2,13). Est-ce le temps de la guerre spirituelle ? Il faut combattre avec ardeur et poursuivre avec l'aide de Dieu les pensées démoniaques qui se lèvent en nous ; si, au contraire, c'est le temps de la moisson spirituelle, il faut moissonner avec ardeur et rassembler dans les greniers spirituels les provisions de la vie éternelle.
C'est toujours le temps de la prière, le temps des larmes, le temps de la réconciliation après les fautes, le temps de ravir le Royaume des cieux. Pourquoi tarder désormais ? Pourquoi remettre à plus tard ? Pourquoi renvoyons-nous de jour en jour l'amélioration ? « Ce monde tel que nous le voyons n'est-il pas en train de passer ? » (1Co 7,31). Durerons-nous indéfiniment ? L'exemple des dix vierges ne vous effraie-t-il pas ? « Voici l'époux, dit l’Évangile, sortez à sa rencontre ». Et les vierges sages sont allées à sa rencontre avec des lampes brillantes et elles sont entrées pour les noces ; tandis que les vierges folles retardées par l'absence de bonnes œuvres, criaient : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il a répondu : En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas » et il ajoute : « Veillez donc car vous ne savez ni le jour ni l'heure ». Il faut donc veiller et éveiller l'âme à la sobriété, à la componction, à la sanctification, à la purification, à l'illumination, pour éviter que la mort ne nous ferme la porte et qu'il n'y ait personne pour nous ouvrir ou nous aider.

Saint Théodore le Studite.


samedi 23 novembre 2019

Homélie du dernier dimanche avant la Pentecôte.


« Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche ».

Ceux qui aiment Dieu doivent se réjouir de voir approcher la fin du monde, parce qu'ils trouveront bientôt ce monde qu'ils aiment, lorsqu'aura passé celui auquel ils ne sont pas attachés. Plaise au ciel qu'aucun fidèle désirant voir Dieu ne se plaigne des épreuves de ce monde, puisqu'il n'ignore pas que c'est ainsi que ce monde doit finir. Il est écrit en effet : « Celui qui veut être ami du monde, celui-là se rend ennemi de Dieu. » Celui qui ne se réjouit donc pas de voir approcher la fin de ce monde, celui-là montre qu'il est son ami, et par là il est convaincu d'être l'ennemi de Dieu.
Mais qu'il n'en soit pas ainsi du cœur des fidèles, de ceux qui croient qu'il existe une autre vie et qui, par leurs actes, prouvent qu'ils l'aiment... Qu'est-ce en effet que cette vie mortelle sinon un chemin ? Voyez, mes frères, quelle folie c'est de s'épuiser sur cette route, tout en ne voulant pas en atteindre la fin ! Mais l'Evangile nous crie : « Le Royaume de Dieu est proche. » Et quand même l'Evangile ne nous le dirait pas, c'est ce monde lui-même qui nous le crie. Ses ruines sont sa voix : atteint par tant de ravages, il est déchu de sa gloire, et il semble nous montrer qu'un autre Royaume doit bientôt le suivre. A ceux qui l'aiment, il est amer ; ses ruines proclament qu'il n'a pas à être aimé pour lui-même... Si donc le monde s'écroule et si nous le tenons embrassé parce que nous l'aimons, c'est donc que nous acceptons d'être écrasés avec lui... Frères, voici donc le feu des tribulations qui vient l'embraser ; ... soustrayez-lui tout ce que vous pouvez !

Saint Grégoire le Grand.


dimanche 17 novembre 2019

Ce Dieu qui nous libère.


Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. (St Jean 8, v. 36).

Tant qu’il subsiste en nous quelque chose de notre individualisme orgueilleux nous affirmons qu'on ne peux pas. L’âme libérée ne dit jamais cela, mais s’ouvre simplement à Dieu, et est avide de plus. C’est ainsi que Dieu nous forme. Nous sommes faits pour contenir la plénitude de Dieu, mais le péché d’une part et notre moi d’autre part, nous empêchent de nous approcher de lui. Dieu nous délivre du péché. Il nous appartient de nous délivrer de notre moi, c’est-à-dire d’offrir à Dieu en sacrifice notre « vieille nature » pour lui substituer une nature spirituelle transformée par l’obéissance.
Dieu développe notre vie spirituelle sans tenir compte de notre ancienne nature. Il ouvre un chemin nouveau, qui va à l’encontre de la vieille nature. Notre rôle est d’y marcher sans jamais nous opposer à sa volonté, ou rester immobile et figé. Dieu ne veut pas nous obliger à obéir, c’est à nous-mêmes de nous discipliner. Ce n’est pas Dieu qui doit réduire en captivité toutes nos pensées, c’est à nous à le faire. N’écoutez plus votre « vieil homme » qui vous tyrannise, et soyez un homme libre, une vraie personnalité.
« Si le Fils vous affranchit… » Le « Fils », et non pas le « Sauveur ». Le Sauveur nous affranchit du péché, mais c’est le Fils qui nous rend libres. C’est ce que nous dit Paul dans l’Épître aux Galates (2, v. 20) : « J’ai été crucifié avec Christ ». Il entend par là que sa vieille nature a été brisée, et sa personnalité non pas confondue, mais intimement unie à son Seigneur.
« Vous serez réellement libres », profondément libres, entièrement libérés. Il ne s’agit pas de chercher à être forts, mais d’être unis à Jésus qui nous rend forts.