Soyez les bienvenus sur le blog de la MISSION SAINT HILAIRE D'ARLES...... Prions pour tous les Chrétiens persécutés à travers le monde pour leur Foi en Jésus-Christ.....

jeudi 19 avril 2018

Peut-on y croire ?


Car Joab avait suivi la rébellion d’Adonija, bien qu’il n’eût pas suivi celle d’Absalom. (1 Rois 2, 28).

Joab s’était montré fidèle dans la grande tentation, il n’avait pas trahi son roi, David, pour suivre le brillant et ambitieux Absalom. Et pourtant, au soir de sa vie, il trahit David -pour suivre Monija le couard. Son histoire est là pour nous servir d’exemple (voyez 1 Corinthiens 10, 1 à 13). Parce que vous avez triomphé de la grande tentation, ce n’est pas une raison pour ne pas vous méfier des petites.
Nous sommes disposés à nous dire qu’il n’est pas du tout vraisemblable qu’après avoir traversé la grande épreuve, nous cédions encore aux convoitises du monde. Ne cherchez pas à prévoir d’où viendra pour vous la tentation. Elle viendra du côté le plus invraisemblable. A la suite d’une grande crise spirituelle, les petits détails de la vie quotidienne sont là. Sans doute, ils n’occupent pas la place dominante, mais ils sont là et, si vous n’y prenez pas garde, ils vous feront trébucher. Vous êtes resté fidèle à Dieu dans des épreuves terribles, méfiez-vous des petites épreuves sournoises. Ne cherchez pas à vous analyser d’une façon morbide, avec une appréhension maladive de ce qui peut vous arriver, mais soyez sur le qui-vive, l’arme au pied.
Que votre pensée soit limpide devant Dieu. Être fort et ne pas être sur ses gardes, c’est être doublement faible. Car, un simple détail nous fera trébucher, et notre chute sera lourde. Les héros de la Bible sont tombés sur ce qui faisait leur force, jamais sur leurs points faibles.
Être gardé par la puissance de Dieu, c’est la seule sécurité.


mercredi 18 avril 2018

Sommes nous prêts comme Moïse ?


Dieu l’appela du milieu du buisson, disant : “Moïse! Moïse !”. Il répondit : « Me voici. » (Exode 3 :4).

Quand Dieu nous parle, combien d’entre nous sont comme les gens dans le brouillard, et ne répondent rien ?

La réponse de Moïse prouve qu’il était là, prêt à tout. Nous sommes avant tout préoccupés d’expliquer à Dieu où nous voudrions aller. Et pourtant, ce qui importe, c’est d’être tout prêt, à chaque instant, à faire ce que Dieu nous ordonne. Nous attendons qu’il se présente des circonstances dramatiques, exceptionnelles, et alors nous sommes prompts à dire : « Me voici ! ». Là où Jésus est glorifié, nous sommes prêts à marcher. Mais, pour un devoir obscur, nous nous dérobons.

Être prêt à tout, pour obéir à Dieu, c’est être prêt à faire les plus petites besognes, aussi bien que les plus grandes. Ne cherchons pas à choisir notre activité. Quel que soit le programme de Dieu, suivons-le. Quand le devoir est là devant nous, si nous entendons la voix de Dieu, comme Jésus entendait la voix de son Père, soyons tout prêts à obéir, avec l’empressement de l’amour. Jésus-Christ attend de nous la même obéissance qu’il avait à l’égard de son Père. Il peut nous donner, à son gré, des devoirs agréables ou des devoirs rebutants, parce que son Esprit est en nous : « Qu’ils soient un, comme nous sommes un. »

Soyez prêts à recevoir les visites imprévues de Dieu. Celui qui est toujours prêt n’a jamais à se préparer. Que de temps nous gaspillons à nous efforcer d’être prêts, lorsque Dieu nous appelle... Le buisson ardent est le symbole de tout ce qui encadre l’âme vigilante. Elle est tout illuminée par la présence de Dieu.



dimanche 15 avril 2018

Un effort spirituel.


Mais les hauts lieux ne disparurent pas du milieu d’Israël ; ce qui n’empêcha pas le roi Asa d’avoir parfaitement bonne conscience durant toute sa vie. (II Chroniques 15 :17).

Asa se sentit en règle avec l’Éternel, dans son for intérieur, mais à son obéissance dans le domaine extérieur, il manquait quelque chose. Ne vous laissez pas aller à dire que cela ne compte pas. Qui sait si, aux yeux de Dieu, cela n’a pas une très grande importance...

Pour un enfant de Dieu, tout a de l’importance. Combien de temps faudra-t-il à Dieu pour vous le faire comprendre ? Dieu ne perd jamais patience. On peut croire qu'on est en règle avec Dieu. Mais, les “hauts lieux” subsistent. Il y a un point sur lequel notre obéissance est en défaut. Comment pouvons-nous déclarer ainsi que nous sommes en règle avec Dieu, alors qu’Il nous fait sentir qu’il y a quelque chose en nous qui n’est pas en ordre? Ne perdons pas un moment pour réparer ce désordre, quel qu’il soit. En ce domaine, il n’y a pas de petits détails.

Y a-t-il dans nos habitudes corporelles, ou bien dans nos habitudes intellectuelles, un point que nous négligeons tout à fait ?

Dans l’ensemble, cela va bien mais, sur ce point, nous nous relâchons. L’effort spirituel est un besoin constant de votre âme. Est-ce que notre cœur s’arrête jamais de battre ? Tout arrêt dans l’effort spirituel est un arrêt dans la vie de l’âme. Dieu nous veut entièrement à Lui. Il nous faut veiller sans cesse pour être digne de Lui. Cela demande beaucoup de temps et de peine. Il y a des gens qui s’imaginent pouvoir gravir tous les sommets en deux minutes.

Soyons patients dans nos efforts.



vendredi 6 avril 2018

La Croix et le péché.



Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois… (1 Pierre 2 :24).

La croix de Jésus est l’expression du jugement de Dieu sur le péché. Il ne faut pas considérer Jésus comme un martyr. La croix est un triomphe qui a ébranlé les assises même de l’enfer. Le fait central, le fait le plus certain de l’histoire éternelle, c’est que Jésus sur la croix a aiguillé de nouveau l’humanité sur le chemin de Dieu. La Rédemption permet à chaque fils de l’homme d’entrer dans la communion de Dieu.

La croix n’est pas un accident dans la vie de Jésus : c’est le but même de sa venue. Il est « l’Agneau immolé depuis la fondation du monde ». Toute l’incarnation aboutit à la croix. On ne saurait séparer ces deux termes : Dieu manifesté en chair et le Fils devenu péché. Le but de l’incarnation, ce n’est pas la manifestation de Dieu en elle-même, c’est la destruction du péché. La croix est au centre de l’histoire, elle résout les mystères du temps comme ceux de l’éternité.

La Croix n’est pas la croix d’un homme, c’est la Croix de Dieu, dont rien ne peut approcher dans l’expérience humaine. La croix est la révélation de la nature de Dieu, la porte par où tout homme peut entrer en communion avec Dieu. Quand nous arrivons à la Croix, nous ne pouvons la dépasser. Nous restons en elle, dans cette vie nouvelle qu’elle seule peut nous ouvrir.

La Croix de Jésus est le centre de notre salut. S’il nous est si aisé d’obtenir le salut, c’est que Dieu l’a payé d’un prix immense. Sur la croix, Dieu et l’homme se rencontrent, en une formidable collision. La vie nous est ouverte, mais c’est le cœur même de Dieu qui a supporté le coup.